On associe le Portugal à Lisbonne, à Porto, aux plages dorées de l’Algarve. Nazaré, on n’y pense pas forcément en premier. Et pourtant, c’est devenu une de nos villes préférées du pays, un de ces endroits où on est retournés plusieurs fois sans jamais s’en lasser. La première fois, on est arrivés en plein hiver, avec l’océan aussi plat qu’un lac. Le calme avant la tempête, littéralement, parce qu’ici la tempête n’est pas un problème de météo : c’est le spectacle principal. Installez-vous, on vous raconte tout.
La vidéo de notre passage à Nazaré
Avant d’entrer dans le détail, voici la vidéo tournée lors de notre tout premier passage. On avait eu droit à plusieurs jours de grand beau, puis une journée de pluie, et comme on ne tient pas en place, on en a profité pour sortir les drones et filmer la ville d’en haut. Ça donne une bonne idée de l’ambiance, celle d’un jour tranquille où personne ne se doute de ce dont cet océan est capable.
Pourquoi Nazaré a les plus grosses vagues du monde
Si Nazaré est passée d’un village de pêcheurs discret à une star mondiale, c’est à cause d’un chiffre qui n’a l’air de rien : ici se lèvent les plus grosses vagues surfées de la planète. Des murs d’eau qui se comptent en dizaines de mètres, une poignée de fous furieux dessus, et des milliers de curieux agglutinés sur la falaise pour regarder. Ce qui est fascinant, c’est que ce n’est pas un coup de chance météo. C’est de la géographie pure, et ça se cache juste sous la surface.
Le canyon de Nazaré, une faille de 5 000 mètres sous l’océan
Juste au large de la Praia do Norte, la plage nord, l’océan cache le plus grand canyon sous-marin d’Europe. Une gorge vertigineuse qui plonge jusqu’à environ 5 000 mètres de profondeur et s’étire sur près de 200 kilomètres vers le large. Sa tête remonte quasiment au pied de la falaise, à un kilomètre du rivage. C’est cette configuration unique qui fabrique les monstres.
Le mécanisme, en version pas trop compliquée : la houle qui file au-dessus du canyon profond va plus vite que celle qui rampe sur le plateau peu profond juste à côté. Résultat, les vagues se courbent, se rejoignent et concentrent leur énergie en un seul point, pile devant la Praia do Norte. Comme l’eau du canyon ne frotte jamais le fond, elle arrive intacte, à pleine puissance, et se cogne d’un coup au haut-fond voisin. Cette collision fait grimper la vague en un instant. Une même houle donne ainsi des vagues démesurées à cet endroit précis, et des vaguelettes deux cents mètres plus loin. La nature bien faite.
Les records : de Garrett McNamara à Sebastian Steudtner
Tout a commencé médiatiquement en 2011, quand l’Américain Garrett McNamara a surfé une vague mesurée à 23,77 mètres, record du monde de l’époque. Le Brésilien Rodrigo Koxa a poussé le curseur à 24,38 mètres en 2017. Puis l’Allemand Sebastian Steudtner est entré dans la légende : sa vague du 29 octobre 2020, homologuée en 2022 après dix-huit mois d’analyse, culmine à 26,21 mètres. C’est à ce jour le record officiel de la plus grosse vague jamais surfée.
On voit souvent circuler le chiffre de trente mètres. Pour être honnête, ce n’est pas encore homologué : en février 2024, Steudtner a bien dompté une vague estimée à 28,57 mètres grâce à un système de mesure par drone, mais elle attend toujours sa validation officielle. Autant dire que le record ne tiendra pas éternellement, et que le prochain hiver peut tout rebattre.
Justine Dupont et les surfeuses de l’extrême
Nazaré n’est pas qu’une affaire d’hommes, loin de là. La Française Justine Dupont y a écrit quelques-unes des plus belles pages du big wave féminin, avec une vague de 21,5 mètres le 11 février 2020 et une victoire à la première édition du Nazaré Tow Surfing Challenge. Le même jour, sur ce même spot, la Brésilienne Maya Gabeira décrochait le record du monde féminin à 22,4 mètres. Deux femmes, une falaise, et des vagues que la plupart des surfeurs pros n’oseraient même pas regarder de trop près.
Où et quand voir les vagues géantes
Le poste d’observation, c’est le Forte de São Miguel Arcanjo, à la pointe du promontoire du Sítio, juste au-dessus de la Praia do Norte. Ce fort de 1577, coiffé d’un petit phare rouge depuis 1903, est devenu le balcon officiel du spectacle. À l’intérieur, un centre d’interprétation raconte le fameux canyon et un mur des surfeurs rend hommage à ceux qui ont dompté les géantes. C’est de là que vous verrez les silhouettes minuscules glisser sur les murs d’eau.
Pour les vagues, oubliez l’été. La saison des monstres court d’octobre à mars, avec un cœur de novembre à février, quand les grosses dépressions de l’Atlantique Nord envoient la sauce. Le reste de l’année, l’océan se calme et Nazaré redevient une paisible station balnéaire. Ce qui, croyez-nous, a aussi son charme.
Notre Nazaré à nous : le calme avant la tempête
Nous, justement, on est tombés sur le versant tranquille. On nous avait vendu le nirvana des surfeurs, et en débarquant dans le centre on a découvert un bord de mer paisible, une grande plage sage, des barques colorées posées sur le sable. Pas un mur d’eau à l’horizon. Les rares surfeurs présents, comme nous, guettaient la prochaine houle en scrutant le large. Ce décalage entre la légende et le calme plat du jour, ça a un côté irréel qu’on n’a jamais oublié.
Ce qui nous a achevés, c’est le point de vue. La première fois, on était garés en bas, alors on a pris le funiculaire pour monter jusqu’au Sítio, la ville haute perchée sur sa falaise. Ce petit train à crémaillère grimpe depuis 1889, sur 318 mètres et une pente à 42 pour cent, et il vous dépose là-haut avec toutes les vues d’un coup : d’un côté la ville et sa grande plage en arc de cercle, de l’autre le spot des surfeurs et son océan sans fin. Sacrément joli, le mot est faible.
Une autre fois, on était garés en haut, dans un parking camping-car des hauteurs, et on est descendus à pied vers la ville. En chemin, il y a une magnifique balançoire installée face au paysage, où on a vraiment l’impression de se balancer dans le vide, l’océan devant soi et rien d’autre. On y est restés bien plus longtemps que prévu. Il faut croire qu’on ne grandit jamais tout à fait.
Histoire et traditions de Nazaré
Derrière les vagues et les drones, Nazaré reste avant tout un vieux village de pêcheurs, de ceux où les hommes partaient en mer pendant des mois et revenaient avec le précieux butin (mon grand-père en était un, alors le sujet me touche). Cette âme-là ne s’est pas diluée dans le tourisme, et c’est sans doute pour ça qu’on y revient.
La légende de Notre-Dame de Nazaré
Le nom de la ville vient tout droit de Nazareth, en Galilée, la ville de la Vierge. Une petite statue de Marie, dite rapportée de Terre sainte, aurait été cachée dans une grotte de la falaise au VIIIe siècle. Le mot Nazareth lui-même descend de la racine hébraïque naçar, garder, veiller. Un joli hasard pour un endroit où l’on a tant guetté la mer.
La légende fondatrice, elle, se passe le 14 septembre 1182. Le chevalier Dom Fuas Roupinho chasse un cerf au petit matin quand un brouillard épais monte de l’océan. Emporté par sa poursuite, il fonce vers le bord de la falaise, cent mètres de vide sous les sabots. Au dernier instant, reconnaissant la grotte de la Vierge, il implore Notre-Dame, et son cheval se fige net au bord du précipice. En remerciement, il fait édifier la Capela da Memória sur la grotte. Plus tard s’élèvera le grand Sanctuaire de Nossa Senhora da Nazaré, une première église en 1377 puis l’imposant édifice baroque reconstruit à la fin du XVIIe siècle, azulejos et dorures compris, toujours debout au Sítio.
Les sept jupons et le poisson qui sèche au soleil
Si vous croisez une dame en jupe bouffante multicolore, vous tenez la tradition des sept jupons, les sete saias. À l’origine, rien de folklorique : les femmes attendaient des heures le retour des bateaux, et les couches de tissu les protégeaient du froid et du vent atlantique, le jupon du dessus se rabattant sur la tête quand il pleuvait. Pourquoi sept ? Personne n’est vraiment d’accord, entre les sept vagues, les sept jours ou les sept couleurs de l’arc-en-ciel. Aujourd’hui, le costume ressort surtout pour les fêtes, mais quelques anciennes le portent encore au quotidien.
L’autre image forte, on l’a vue de nos yeux : les poissons qui sèchent à même la plage, posés sur des claies au bord de l’eau. Surtout du carapau, le chinchard local, vidé, salé, ouvert et laissé deux à trois jours au soleil. Une odeur d’iode qui prend à la gorge, et derrière, des pêcheuses emmitouflées dans leurs habits, plantées là toute la journée, attaquées par le sel et le vent. On imagine la dureté du métier, et le fait que ça se pratique ainsi depuis des générations. La tradition se raréfie, coincée entre les normes d’hygiène modernes et le temps qui passe, mais elle résiste encore.
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DécouvrirLes plages de Nazaré : la ville et le spot des surfeurs
Nazaré, c’est deux plages qui n’ont rien à voir. Il y a d’abord la Praia da Nazaré, la grande plage de la ville, un long arc de sable blond dans une baie abritée, bordé de sa jolie promenade le long de laquelle il fait bon flâner. Celle-là, on l’a arpentée plusieurs fois, avec ses barques traditionnelles échouées sur le sable et ses cabanes de plage. C’est la plage sage, surveillée l’été, celle où l’on peut se baigner sans se poser de question.
Et puis il y a la Praia do Norte, de l’autre côté du promontoire, celle des records. Celle-là, on ne l’a jamais faite d’en bas, seulement admirée du haut de la falaise, et pour cause : c’est un piège à courants, dangereuse même par mer calme, réservée de fait aux tow-surfeurs assistés par jet-ski. On n’y a jamais dormi non plus, même si, vu d’en haut, on repère toujours pas mal de camping-cars posés dans le coin. Le genre de plage qu’on respecte à distance.
Où manger à Nazaré (et l’histoire des bolas de Berlim)
Ville de pêche oblige, on mange ici du poisson et des fruits de mer d’une fraîcheur redoutable. Caldeirada mijotée, sardines et dorades grillées, arroz de marisco, et bien sûr le fameux carapau séché passé sur le grill. Deux adresses nous ont marqués. Le Sítio dos Petiscos, rua Azevedo e Sousa, un restaurant si soigné qu’on se demandait, en entrant, si l’assiette suivrait le décor (ma logique de méfiant : quand tout est mis dans le design, ce n’est pas toujours au niveau). Eh bien si, très bon, et comme on n’a pas pris de photos, on a une excellente excuse pour y retourner.
L’autre, c’est le restaurant Gaivota, largo Comandante Cândido dos Reis, tenu par un ami de l’oncle de Xavier qui habite du côté de Porto. On y a mangé deux fois, cuisine portugaise typique, sans esbroufe et généreuse. Et puis il y a le péché sucré de la plage : les bolas de Berlim, ces beignets fourrés à la crème pâtissière qu’on vend dans les cabanes et parfois à la criée sur le sable. Petite histoire au passage, ils sont arrivés au Portugal dans les années 1930 avec des réfugiés d’Europe centrale, qui ont troqué la confiture allemande contre la crème locale. Le plus drôle, c’est qu’à Tavira, chez nous, les vendeurs passent avec leurs caisses de bolas et on n’en achète jamais. À Nazaré, allez savoir pourquoi, on craque à tous les coups.
Dormir et se garer en camping-car à Nazaré
Soyons francs, c’est le point faible du coin. Les emplacements gratuits pour camping-cars sont rares et vite pris d’assaut, même en hiver, et Nazaré applique des restrictions de stationnement assez strictes. La première fois, on n’a pas réussi à passer la nuit sur place : on s’est rabattus sur un parking en terre pour la journée, tranquille et sécurisé, le temps de tout visiter. Une autre fois, on a trouvé de la place dans un parking camping-car des hauteurs, au Sítio, d’où l’on redescend à pied vers la ville et sa fameuse balançoire.
Si vous voulez jouer la sécurité, le camping Orbitur de Valado reste l’option officielle la plus proche. Pour le reste, repérez à l’avance vos spots, arrivez tôt, et gardez en tête que le stationnement se mérite ici. Tous nos points utiles, parkings, aires, laverie et restos, sont réunis sur la carte ci-dessous.
Nazaré : Ces endroits dont on peut vous parler
Voici notre sélection de lieux à Nazaré : des spots que nous avons visités et qui pourraient vous être utiles. Utilisez la vue liste pour découvrir chaque adresse en détail, et exportez le tout pour l'ajouter à Google Maps ou votre application GPS préférée.
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| Parking Rua Maritony | 5 Rua Maritony, Nazaré | |
| Largo da Fonte Velha | 18 Largo da Fonte Velha, Nazaré | |
| Camping Orbitur Valado | Rua dos Combatentes da Grande Guerra, Valado dos Frades |
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| Parking Rua 25 de Abril | Rua 25 de Abril, Nazaré |
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| A Tasquinha | Rua do Adrião 1, Nazaré | |
| Rosa dos Ventos | Rua Gil Vicente 4, Nazaré | |
| Sitiado | Rua dos Tanoeiros 2, Nazaré (Sítio) | |
| Gaivota | Avenida da República 34, Nazaré |
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| Farol da Nazaré (Fort de São Miguel Arcanjo) | Estrada do Farol, Nazaré | |
| Sítio de Nazaré | Largo de Nossa Senhora da Nazaré | |
| Santuário de Nossa Senhora da Nazaré | Largo de Nossa Senhora da Nazaré |
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| Praia do Norte | Praia do Norte, Nazaré |
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| Laverie Self-Service Nazaré | Rua Sub-Vila, Nazaré |
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| Funiculaire de Nazaré | Rua do Elevador, Nazaré | |
| Marché Municipal de Nazaré | Avenida Vieira Guimarães, Nazaré |
Nazaré, une idée du temps qu’il fait
Contrairement à ce qu’on lit parfois, le climat de Nazaré n’est pas vraiment méditerranéen : il est océanique et tempéré, rythmé par l’Atlantique. Étés doux et ventés autour de 20 à 25 degrés, hivers cléments mais humides, et une mer qui ne monte jamais bien haut en température. Pour se baigner, visez de mai à septembre. Pour voir les vagues, on l’a dit, c’est tout l’inverse. Voici le détail mois par mois.
Nazaré : une idée du temps qu'il fait
Prévisions 5 jours
Pour ceux qui aiment l'aventure de dernière minute, voici ce que la météo nous réserve.
Climat mensuel
Personnellement, on choisit toujours les périodes chaudes et sèches. Mais à chacun sa météo idéale ! Voici les infos pour faire votre choix.
| Mois | Temp. min | Temp. max | Pluie | Météo | Avis |
|---|---|---|---|---|---|
| Août | 17°C | 23°C | 10 mm | ☀️ | |
| Septembre | 15°C | 22°C | 35 mm | ☀️ | |
| Octobre | 16°C | 22°C | 80 mm | 🌦️ | |
| Novembre | 12°C | 17°C | 180 mm | 🌧️ | |
| Décembre | 10°C | 15°C | 218 mm | 🌧️ | |
| Janvier | 10°C | 14°C | 275 mm | 🌧️ | |
| Février | 11°C | 16°C | 305 mm | 🌧️ | |
| Mars | 11°C | 17°C | 87 mm | 🌦️ | |
| Avril | 12°C | 19°C | 36 mm | ☀️ | |
| Mai | 14°C | 20°C | 59 mm | 🌦️ | |
| Juin | 16°C | 22°C | 15 mm | ☀️ | |
| Juillet | 18°C | 24°C | 12 mm | ☀️ |
Combien coûte un séjour à Nazaré
Bonne nouvelle pour le porte-monnaie : le Portugal reste abordable, et Nazaré ne fait pas exception hors des pics touristiques de l’été. Un repas de poisson frais dans une bonne adresse, un café en terrasse, une balade et un tour de funiculaire ne pèsent pas lourd comparé à d’autres destinations européennes. Voici un aperçu des budgets pour caler votre étape.
Nazaré : les prix sur place
Parce qu'un voyage réussi, c'est aussi un budget maîtrisé, voici ce que vous pouvez prévoir de dépenser sur place. N'hésitez pas à passer en mode Comparatif pour situer ces prix par rapport à la moyenne du pays.
- Repas économique 5,16 - 11,34 €
- Restaurant mid-range (2 pers) 25,80 - 27,86 €
- Cappuccino 0,72 - 1,14 €
- Bière pression (0.5L) 1,55 - 2,58 €
- Menu McDo 5,16 - 6,19 €
- Taxi / km 0,44 - 0,53 €
- Taxi (départ) 3,30 - 3,92 €
- Essence / L 1,45 - 1,64 €
- Bière (magasin) 0,82 - 1,24 €
- Eau 1.5L 0,31 - 0,42 €
- Vin (bouteille) 2,07 - 4,13 €
- Cigarettes 4,95 - 5,16 €
- 1 chambre (hors centre) 154,79 - 309,58 €
- 1 chambre (centre) 206,39 - 361,17 €
- Cinéma 6,19 - 8,25 €
- Salle de sport 41,28 - 52,28 €
- Internet 37,15 - 46,44 €
- Charges (élec, eau, gaz) 60,02 - 107,26 €
| Article | Nazaré | Leiria | Portugal |
|---|---|---|---|
| 🍽️ Restaurants | |||
| Repas économique | 8,25 € | 8,25 € = | 8,23 € = |
| Restaurant mid-range (2 pers) | 26,31 € | 26,31 € = | 35,45 € -26% |
| Cappuccino | 0,93 € | 0,93 € = | 1,42 € -35% |
| Bière pression (0.5L) | 1,96 € | 1,96 € = | 1,76 € +12% |
| Menu McDo | 5,67 € | 5,67 € = | 6,35 € -11% |
| 🚌 Transport | |||
| Taxi / km | 0,48 € | 0,48 € = | 0,62 € -22% |
| Taxi (départ) | 3,45 € | 3,45 € = | 3,29 € +5% |
| Essence / L | 1,54 € | 1,54 € = | 1,55 € = |
| 🛒 Supermarché | |||
| Bière (magasin) | 1,03 € | 1,03 € = | 0,96 € +7% |
| Eau 1.5L | 0,36 € | 0,36 € = | 0,58 € -38% |
| Vin (bouteille) | 3,10 € | 3,10 € = | 4,24 € -27% |
| Cigarettes | 5,05 € | 5,05 € = | 5,09 € = |
| 🏠 Logement (mensuel) | |||
| 1 chambre (hors centre) | 232,18 € | 232,18 € = | 408,01 € -43% |
| 1 chambre (centre) | 278,62 € | 278,62 € = | 539,89 € -48% |
| 🎬 Loisirs | |||
| Cinéma | 6,81 € | 6,81 € = | 6,53 € +4% |
| Salle de sport | 46,78 € | 46,78 € = | 37,50 € +25% |
| ⚡ Services | |||
| Internet | 41,79 € | 41,79 € = | 31,06 € +35% |
| Charges (élec, eau, gaz) | 83,64 € | 83,64 € = | 103,52 € -19% |
Moyenne régionale basée sur 1 ville(s) · Moyenne nationale basée sur 19 ville(s)
Que faire autour de Nazaré
Nazaré est idéalement placée pour rayonner. À une petite demi-heure, le village médiéval fortifié d’Óbidos et ses ruelles fleuries valent largement le détour, tout comme les monastères classés d’Alcobaça et de Batalha, deux joyaux gothiques à portée de van. En descendant vers le sud, Peniche et l’archipel des Berlengas offrent un autre visage sauvage de la côte.
Et si vous prolongez le road trip, le Portugal continue de dérouler ses merveilles : la ville-templière de Tomar juste à côté, la Venise portugaise d’Aveiro et ses moliceiros, la capitale Lisbonne à seulement une heure trente au sud, ou encore l’universitaire Coimbra. De quoi transformer une étape en véritable épopée.
Et pour préparer les prochaines étapes, voici nos guides complets des villes voisines à ne pas manquer.
Nazaré : questions fréquentes
Comment aller à Nazaré depuis Lisbonne ?
Comptez environ 1h30 de route depuis Lisbonne, soit près de 120 km par l'autoroute A8 (à péage). Sans voiture, les bus Rede Expressos relient Lisbonne à Nazaré en un peu plus de deux heures. Il n'y a pas de gare à Nazaré même : la plus proche est celle de Valado dos Frades, à environ 6 km, d'où un bus local ou un taxi termine le trajet.
Combien de temps faut-il pour visiter Nazaré ?
Une journée suffit pour l'essentiel : la grande plage, la vieille ville, le funiculaire et le point de vue du Sítio sur les vagues. Mais pour goûter vraiment l'ambiance, flâner sur la promenade et tester deux ou trois restaurants, deux jours sont idéaux. En pleine saison des vagues, l'hiver, on reste facilement plus longtemps à guetter la houle.
Peut-on se baigner à Nazaré ?
Oui, mais pas partout. La Praia da Nazaré, la grande plage de la ville, est abritée dans une baie et surveillée l'été : la baignade y est sûre. En revanche la Praia do Norte, celle des surfeurs, est dangereuse, balayée par des courants violents même quand la mer paraît calme. On la regarde d'en haut, on n'y trempe pas les pieds.
Nazaré vaut-il le détour en dehors de la saison des vagues ?
Absolument. Nous l'avons découverte en plein hiver avec un océan plat comme un lac, et c'est resté une de nos villes préférées du Portugal. Hors de la saison des monstres, Nazaré redevient une paisible station balnéaire : plage dorée, ruelles blanches, funiculaire, gastronomie de la mer et points de vue superbes. Le spectacle des vagues géantes est un bonus, pas une condition.
Où se trouve la grotte de Forno d'Orca à Nazaré ?
Elle se cache sur le flanc nord du promontoire du Sítio, en contrebas du fort. Cette grotte naturelle creusée par l'érosion est accessible à marée basse et offre un cadre photo spectaculaire, encore méconnu des visiteurs pressés. Prudence avec les marées et l'état de la mer, surtout en période de houle.
Y a-t-il déjà eu des accidents mortels en surfant à Nazaré ?
Oui, un seul décès a été recensé à ce jour : le Brésilien Marcio Freire, surnommé Mad Dog, mort en janvier 2023 lors d'une session de tow-in surfing. D'autres surfeurs ont frôlé le pire, comme la Brésilienne Maya Gabeira, hospitalisée après une quasi-noyade en 2013, ou le Portugais Alex Botelho, réanimé sur la plage en 2020. Ces vagues restent parmi les plus dangereuses du monde.
PS : on doit toujours une vraie soirée photo au Sítio dos Petiscos, celle où on pense enfin à sortir l’appareil avant d’attaquer l’assiette. Et un jour, promis, on dormira en haut pour vivre une vraie tempête de face. Enfin, si on arrête les bolas de Berlim assez longtemps pour rentrer dans le van.
Le Portugal, on y vit
Deux ans de van à temps plein, et l'Algarve comme port d'attache depuis. On continue de partir, en van ou autrement, et on raconte ce qu'on trouve en chemin. Un e-mail quand on a quelque chose à dire, pas plus.
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