Après la quiétude de l’océan, sur notre toute première descente vers le sud du Portugal, on a mis le cap sur une ville que Caroline voulait voir depuis longtemps : Coimbra. C’était l’hiver, on arrivait tout juste de la côte atlantique, et je me souviens de cette impression bizarre en garant le camping-car, celle d’entrer dans l’épicentre de la culture du pays. Sauf que Coimbra, moi, je n’ai jamais réussi à le prononcer correctement. Dans ma bouche ça devient Queen bra, et c’est resté comme ça tout le voyage, à la grande joie de Caroline.
Ce qu’on a compris en moins d’une heure, une fois posés : ici, ça monte et ça descend sans arrêt. Des escaliers, des ruelles en pente, la vieille ville agrippée à sa colline, la fac tout en haut et la Baixa tout en bas. À la fin de la journée, tu as les mollets en feu et, disons-le, un fessier qui a bien travaillé. D’où ma grande théorie, celle que j’ai ressassée pendant deux jours : ils auraient dû l’appeler Queen jambes plutôt que Queen bra. Les jambes, à Coimbra, tu les bosses en continu ; les bras, jamais. On repart d’ici avec un beau cul, pas forcément avec un beau QI, mais un beau cul c’est déjà ça.
Autre chose qu’on a remarquée, plus fort ici qu’ailleurs, et qui a fini par devenir notre petit fil rouge : on ne visite pas du tout pareil, Caroline et moi. Elle s’arrête sur une fleur, la lumière qui traverse une feuille, le vent dans l’herbe ; moi je regarde le dénivelé, la hauteur d’un bambou, le côté sportif de l’affaire. Devant un restaurant, elle le trouve joli donc forcément bon ; je lui rappelle que beau ne veut pas dire bon (et croyez-moi, l’expérience nous a souvent donné raison). Qui dit deux regards dit débat, et à Coimbra, on a débattu.
La vidéo de notre première descente à Coimbra
On avait filmé ce premier passage, en plein hiver. La vidéo vous donne le ton mieux qu’un long discours : la ville haute, l’université, les jardins, les ruelles glissantes, et cette sensation de marcher dans une ville-musée à ciel ouvert. Regardez-la avant de lire la suite, ça plante le décor.
Coimbra, l’ancienne capitale qui monte et qui descend
Petit point d’histoire, parce qu’il change complètement la façon de regarder la ville. Coimbra a été la capitale du royaume du XIIe au XIIIe siècle, avant que Lisbonne ne finisse par lui piquer le titre. Elle trône au centre du pays, entre Lisbonne et Porto, posée sur le fleuve Mondego, et son université est la plus ancienne du Portugal. Autant dire que le passé suinte des murs : les façades patinées, les escaliers creusés par les siècles, la vieille fac perchée en haut. On ne se balade pas dans Coimbra, on remonte le temps en soufflant un peu.
Côté géographie, on est en plein Centre du Portugal, une région douce et plutôt verte, au climat méditerranéen : étés chauds et secs, hivers doux et un peu humides, on confirme, on avait les chaussures mouillées pour le prouver. C’est aussi un excellent camp de base pour rayonner, la côte n’étant pas loin. D’ailleurs on a enchaîné avec Aveiro dans la foulée, sur le même road-trip, et le contraste entre la ville universitaire perchée et la petite Venise lagunaire vaut le détour.

Comment se rendre à Coimbra
Que vous arriviez du nord ou du sud, Coimbra est simple d’accès. Voici les trois options, avion, train et camping-car, avec ce qu’on en pense pour l’avoir testé.
Quand venir à Coimbra (et le temps qu’il fait)
Soyons honnêtes : la météo idéale, c’est de juin à septembre, quand le soleil tape et que la pluie se fait oublier. Cela dit, nous, notre premier passage s’est fait en plein hiver, et la ville reste magnifique dans cette lumière basse, juste plus fraîche, parfois humide, et surtout beaucoup plus calme côté touristes. Si vous supportez une petite laine et quelques flaques, l’hiver a un vrai charme ici. Le tableau ci-dessous vous donne les moyennes mois par mois pour choisir en connaissance de cause.
Coimbra : une idée du temps qu'il fait
Prévisions 5 jours
Vous hésitez à partir maintenant ? Voici les prévisions pour les jours à venir.
Climat mensuel
On ne va pas se mentir, on préfère les belles journées ensoleillées. Mais si vous aimez la fraîcheur ou la pluie, voici de quoi trouver votre bonheur.
| Mois | Temp. min | Temp. max | Pluie | Météo | Avis |
|---|---|---|---|---|---|
| Août | 17°C | 30°C | 3 mm | ☀️ | |
| Septembre | 14°C | 26°C | 42 mm | ☀️ | |
| Octobre | 14°C | 24°C | 114 mm | 🌦️ | |
| Novembre | 9°C | 17°C | 224 mm | 🌧️ | |
| Décembre | 7°C | 14°C | 182 mm | 🌧️ | |
| Janvier | 7°C | 13°C | 328 mm | 🌧️ | |
| Février | 8°C | 16°C | 376 mm | 🌧️ | |
| Mars | 9°C | 19°C | 69 mm | 🌦️ | |
| Avril | 10°C | 23°C | 36 mm | ☀️ | |
| Mai | 12°C | 23°C | 67 mm | 🌦️ | |
| Juin | 15°C | 28°C | 18 mm | ☀️ | |
| Juillet | 17°C | 30°C | 11 mm | ☀️ |
Où dormir en camping-car à Coimbra : parking en ville ou camping dans les hauteurs
Alors là, on ne va pas vous mentir : trouver un spot gratuit et tranquille dans une ville comme celle-ci, c’est un vrai casse-tête. La première fois, en hiver, on a dormi deux nuits sur un parking à bus, pas loin de Portugal dos Pequenitos (Rua Feitoria dos Linhos, qu’on retrouve sur la carte plus bas). Gratuit, pratique, mais franchement pas reposant : ça klaxonne, ça manoeuvre, ça vit toute la nuit. On a dormi d’un oeil, façon vigile, en se disant que c’était ça ou tourner en rond pendant des heures.
Et puis il y a ce détail qu’on a découvert en se baladant, et qui nous a scotchés : il y a une prison en plein centre, à une centaine de mètres des facultés, barbelés et miradors compris. Tu passes des amphis remplis d’étudiants aux murs d’enceinte en quelques pas. Voir les deux mondes collés l’un à l’autre, en plein coeur historique, ça a quelque chose de surréaliste, et ça résume bien cette ville qui empile les époques et les usages sans complexe.

La seconde fois, comme on voyageait avec Vasco, notre chat, on a changé de stratégie et opté pour un vrai camping : le Parque de Campismo Municipal de Coimbra (Ar Puro Camping), perché dans les hauteurs, du côté de la Rua Alto do Areeiro. Plus loin du centre, donc obligés de prendre le Uber pour redescendre en ville, mais quel calme. L’emplacement était génial, au vert, dans les collines, et surtout on pouvait laisser Vasco tranquille au camping-car en gardant un oeil sur lui via la caméra (petit check régulier de la caméra de Vasco depuis le téléphone, réflexe de parents inquiets). Le compromis est simple : en ville, c’est bruyant, compliqué et gratuit ; dans les hauteurs, c’est quelques euros et un trajet, contre beaucoup de sérénité, surtout quand un matou surveille la boutique.
Sur la carte ci-dessous, on a repéré les parkings, les spots où poser le camping-car et nos restos coups de coeur. Cliquez sur chaque marqueur pour l’adresse et les infos pratiques.
Coimbra : Ces endroits dont on peut vous parler
Voici notre sélection de lieux à Coimbra : des spots que nous avons visités et qui pourraient vous être utiles. Utilisez la vue liste pour découvrir chaque adresse en détail, et exportez le tout pour l'ajouter à Google Maps ou votre application GPS préférée.
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| Parking Rua Feitoria dos Linhos | 23 Rua Feitoria dos Linhos, Coimbra | |
| Parking Rua António Gonçalves | Rua António Gonçalves, Coimbra | |
| Parking Santa Clara | 5 Rua José Pompeu Aroso, Santa Clara, Coimbra |
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| João dos Leitões | Estrada dos Casais 14, 3045-201 Coimbra | |
| Fangas Mercearia Bar | Rua Fernandes Tomás 45, 3000-168 Coimbra | |
| A Cozinha da Maria | Rua do Corpo de Deus 6, 3000-122 Coimbra | |
| Luna | Praça da República 18, 3000-343 Coimbra | |
| Arcadas (Quinta das Lágrimas) | Rua António Augusto Gonçalves, 3041-901 Coimbra |
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| L'université de Coimbra, la deuxième fois fut la bonne (capes noires et théorie du cul) | Paço das Escolas, 3004-531 Coimbra | |
| Biblioteca Joanina | Largo da Porta Férrea, 3000-447 Coimbra | |
| Monastère de Santa Clara-a-Velha | Rua das Parreiras, 3040-266 Coimbra | |
| La Sé Velha de Coimbra, ou quand Xavier se prend pour Stéphane Plaza | Largo da Sé Velha, 3000-306 Coimbra | |
| Le monastère de Santa Cruz, le panthéon caché des premiers rois du Portugal | Praça 8 de Maio, 3001-300 Coimbra |
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| Le jardin botanique de Coimbra, ou comme dit Xavier le "je me souviens plus du nom" | Calçada Martim de Freitas, 3000-456 Coimbra |
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| Camping Municipal de Coimbra (Ar Puro) | Rua da Escola / R. Alto do Areeiro, 3030-011 Coimbra |
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| Portugal dos Pequenitos | Rossio de Santa Clara, 3040-256 Coimbra |
L’université de Coimbra : capes noires, Joanina et la plus vieille fac du pays
C’est le clou de la ville, sans la moindre discussion. L’Université de Coimbra a été fondée en 1290, installée définitivement ici en 1537, et classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO en 2013. Elle trône tout en haut de la colline, et depuis la place principale, le Paço das Escolas, tu passes de la fac de médecine à celle de droit puis aux lettres en moins de 200 mètres. Pour un campus historique, cette concentration a quelque chose de vertigineux : des siècles de savoir tassés sur quelques centaines de mètres carrés.
Petit aveu qui me fait toujours râler : le plus beau bâtiment est du côté de la fac de droit, pas de la médecine, et pour moi ça marche un peu sur la tête, mais bon, je ne fais pas les règles. Autre chose importante à savoir, du vécu bien à nous : lors de notre premier passage, en hiver, la partie ancienne, la plus belle, était sous échafaudages, en pleine rénovation. On n’avait pas eu droit au spectacle, un peu frustrés. La seconde fois, tout était dégagé, et là, franchement, ça en met plein les yeux. Comme quoi, ça vaut le coup de vérifier avant de venir si l’écrin est ouvert.
Mais ce qui m’a le plus marqué, ce sont les capes noires des étudiants. Le traje académico, cette longue cape sombre qui tombe jusqu’aux chevilles, se porte encore, notamment aux grands moments de la vie étudiante, et il paraît qu’à la remise des diplômes ils chantent des chants traditionnels. C’est aussi la tenue du fado de Coimbra, chanté la nuit, presque dans le noir, par des hommes en cape sur les marches des monuments. Voir une tradition pareille encore vivante, entre les vieilles pierres et les blocs franchement moches de la périphérie, je trouve ça beau. Ça donne un cachet unique au lieu.
À l’intérieur de l’enceinte se cache un trésor : la Biblioteca Joanina, la bibliothèque baroque commandée par le roi Jean V et bâtie entre 1717 et 1728. On a eu la chance d’y entrer, et c’est un truc de dingue, rempli de magie : étagères laquées, dorures, plafonds peints, une salle qui garde de vrais secrets. Détail improbable qu’on a adoré : une colonie de chauves-souris y vit et protège les livres des insectes, si bien qu’on couvre les tables de cuir chaque soir. Seul hic, il est interdit de filmer ou de photographier à l’intérieur, alors ces images-là, on les garde dans nos mémoires, et vous devrez nous croire sur parole.
Point pratique qui peut sauver la visite : le billet pour la vieille université et la bibliothèque se prend à l’extérieur, avant d’entrer. Pensez-y en amont, sinon vous tournez en rond. Vécu : Caroline m’a trimballé dans tous les sens à travers la cité universitaire pour trouver la billetterie, une fausse route, une marche arrière, et moi qui râle en montant des marches (encore des marches), avant qu’on tombe enfin dessus. Bref, prenez le ticket d’abord, remerciez-nous après.
L’université de Coimbra, la deuxième fois fut la bonne (capes noires et théorie du cul)
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DécouvrirLe jardin botanique (et le fameux « je me souviens plus du nom »)
Autre gros morceau de nos journées : le Jardim Botânico da Universidade de Coimbra. Son nom, évidemment, je n’ai jamais réussi à le retenir, alors je l’ai rebaptisé « je me souviens plus du nom », prononcé à l’accent portugais et tout accroché, pour le plus grand désespoir de Caroline. Le jardin descend en terrasses avant de déboucher sur une superbe forêt de bambous, où on a traîné un bon moment. Fidèle à la ville, ça monte et ça descend : les 10 000 pas sont pliés avant midi, et notre fameuse théorie du cul reprend du service.
C’est aussi là que notre fil rouge a le mieux fonctionné. Caroline s’extasiait sur les fleurs, la lumière qui filtrait entre les feuilles, les camélias, la douceur de l’endroit ; moi, j’étais scotché devant mon gros bambou et le dénivelé, à mesurer mentalement le pourcentage de pente. Deux visites d’un même jardin, deux films complètement différents, et un débat de plus au compteur. C’est ça, voyager à deux.
Ce qui m’a vraiment plu, au-delà de la balade, c’est l’histoire du lieu. Créé en 1772 sous le marquis de Pombal, ce jardin servait aux scientifiques à étudier les plantes que les explorateurs portugais rapportaient de leurs voyages. Certaines ont eu un usage médical majeur, dont le quinquina, à l’origine du traitement du paludisme (nettement plus utile que des roses, quand on y pense). Des écureuils y ont été introduits et s’y sont tellement bien adaptés qu’ils font désormais partie du décor. La serre, l’Estufa Tropical, était fermée le jour de notre passage, alors on la garde en tête pour une prochaine fois.
Un mot pour les curieux : lors de notre première venue, on avait fait une petite balade digestive dans un autre jardin, la Sereia (le Jardim da Sereia, ou Parque de Santa Cruz), à ne surtout pas confondre avec le botanique. Baroque, créé en 1725 par les moines de Santa Cruz qui cherchaient un coin tranquille hors des murs de leur couvent, il s’ouvre par un portail monumental en pierre, le Portão dos Arcos, et doit son surnom à sa fontaine ornée d’un triton et d’une sirène. Deux jardins, deux ambiances, et pas mal d’escaliers dans les deux, parce qu’on n’y coupe jamais.
Le jardin botanique de Coimbra, ou comme dit Xavier le « je me souviens plus du nom »
Le jardin botanique de l'université de Coimbra (1772) : terrasses, forêt de bambous, écureuils et l'histoire du quinquina. Notre avis et nos photos.
Lire la suiteLa Sé Velha version Stéphane Plaza
En redescendant de l’université vers la ville basse, on tombe sur la Sé Velha, la vieille cathédrale. Commencée vers 1162, sous Afonso Henriques, le tout premier roi du Portugal, c’est une cathédrale romane à l’allure de forteresse, l’une des mieux conservées du pays. Ses murs sont tellement épais qu’il y fait frais et stable toute l’année, et c’est ce vrai fond scientifique qui a lancé un de mes grands moments de bêtise.
Parce que sur place, forcément, je n’ai pas pu m’empêcher d’improviser une parodie d’agent immobilier à la Stéphane Plaza : « petit pavillon avec jardin intérieur, quelques pièces à rénover, deux millions net vendeur, pas de chauffage mais 16 degrés été comme hiver grâce à l’épaisseur des murs, idéal pour électrosensibles puisqu’on n’y capte pas la 5G ». Caroline levait les yeux au ciel, ce qui, chez nous, veut dire que la vanne fonctionne.
Et comme une bêtise en appelle une autre, des prises électriques repérées dans l’église m’ont fait conclure que maître Gims avait peut-être raison sur l’électricité dans les pyramides, avant de servir un fier « quand Jésus passe, les ondes trépassent ». Voilà le niveau, on l’assume. Petit clin d’oeil culturel pour rattraper tout ça : c’est justement sur les marches de cette Sé Velha que se chante, à minuit, le fado de Coimbra, en cape noire, presque dans le noir. La classe absolue, à quelques mètres de mes bêtises.
La Sé Velha de Coimbra, ou quand Xavier se prend pour Stéphane Plaza
La vieille cathédrale romane de Coimbra (XIIe, Afonso Henriques), allure de forteresse, sur le chemin qui descend de l'université vers la Baixa. Notre avis et nos infos.
Lire la suiteOù manger à Coimbra : Nicola, les tapas et la pâtisserie au jaune d’oeuf
Côté assiette, on a testé deux adresses dans la Baixa, la rue la plus vivante de la ville. La première, la veille, c’était Tapas nas Costas, une petite tasca vraiment sympathique qu’on recommande les yeux fermés. Cerise sur le gâteau : juste en face, un bar propose du fado tous les soirs à partir de 21h30, pour une dizaine d’euros et de quoi grignoter sur place. On ne l’a pas fait cette fois, mais c’est noté en gros dans notre carnet pour le prochain passage.
C’est d’ailleurs là que notre fil rouge a resurgi : devant une devanture, Caroline part du principe que si c’est joli, c’est bon, tandis que je répète que beau ne veut pas dire bon. Sur ce coup-là, on avait tous les deux un peu raison, ce qui n’a évidemment réglé aucun débat.
Le lendemain, comme le camping était loin, on a pas mal roulé en Uber, et c’est notre chauffeur, Josua, qui nous a envoyés chez Nicola, dans la Baixa. On y a découvert un lieu chargé d’histoire : ouvert en 1939, d’abord un simple café, ce fut longtemps le repaire des professeurs, écrivains et intellectuels de la ville, le réseau social d’avant en quelque sorte, avant de devenir un restaurant traditionnel. Rien que pour ça, on était contents d’y être.
Dans l’assiette, c’était plus contrasté, et je vous raconte tout. La croquette de carne, viande et mayonnaise à la moutarde à l’ancienne, était correcte, juste un poil trop moutardée à mon goût. Les « calamars » annoncés à la carte se sont révélés être de simples beignets de calamar, petite déception pour moi qui salivais sur du vrai calamar. En revanche, les accras de morue, les pastéis de bacalhau, servis avec un riz aux haricots et du chorizo, ont fait un carton auprès de Caroline (qui précise, connaisseuse, que ceux des supermarchés type Pingo Doce ou Continente sont industriels et sans intérêt, alors qu’ici ils étaient vraiment bons). Total de l’addition : 34,50 euros pour deux, qu’on a jugé carrément correct. On y va autant pour le lieu et son histoire que pour l’assiette, et c’est très bien comme ça.
Si vous cherchez à élargir, la carte plus haut liste nos autres repères, du cochon de lait chez João dos Leitões aux tapas de Fangas Mercearia Bar. Les spécialités du coin à chercher : le leitão à Bairrada (cochon de lait rôti), la chanfana (chèvre mijotée au vin rouge), et côté sucre, l’arroz doce et le pastel de Tentúgal. D’ailleurs, au goûter, on s’est laissé tenter par ces petites pâtisseries au jaune d’oeuf prises entre deux fines pâtes feuilletées rondes, très typiques de la doçaria conventual du Centre et du Nord. Verdict partagé, évidemment : j’ai préféré la version goûtée la veille, tandis que Caroline a trouvé le gros pastel feuilleté d’à côté un peu trop généreux, presque écoeurant. Sucré, riche, assumé, comme tout le reste ici.
Combien coûte un séjour à Coimbra
Pour se faire une idée du budget sur place (nuitées, carburant, restos, quelques billets de visite), voici notre estimateur. Bonne nouvelle : entre les parkings gratuits, les campings abordables des hauteurs et les restos honnêtes de la Baixa, Coimbra reste une étape raisonnable pour un voyage en camping-car, à condition d’accepter un peu de bruit en ville ou un peu de route depuis le camping.
Coimbra : les prix sur place
Nous, on aime savoir où on met les pieds (et les euros). Voici une sélection des tarifs locaux les plus courants. Pour voir comment ça se situe par rapport à la région ou au pays, utilisez le bouton Comparatif.
- Repas économique 6,19 - 8,25 €
- Restaurant mid-range (2 pers) 30,96 - 51,60 €
- Cappuccino 0,72 - 2,07 €
- Bière pression (0.5L) 1,03 - 2,58 €
- Menu McDo 5,16 - 7,22 €
- Ticket transport 1,49 - 1,82 €
- Pass mensuel 27,86 - 34,06 €
- Taxi / km 0,83 - 1,11 €
- Taxi (départ) 3,35 - 4,02 €
- Essence / L 1,34 - 1,68 €
- Bière (magasin) 0,52 - 1,55 €
- Eau 1.5L 0,19 - 1,03 €
- Vin (bouteille) 3,10 - 5,16 €
- Cigarettes 5,05 - 5,37 €
- 1 chambre (hors centre) 257,98 - 412,78 €
- 1 chambre (centre) 361,17 - 586,93 €
- Cinéma 6,19 - 7,22 €
- Salle de sport 25,80 - 41,98 €
- Internet 29,93 - 46,44 €
- Charges (élec, eau, gaz) 59,64 - 111,62 €
| Article | Coimbra | Coimbra | Portugal |
|---|---|---|---|
| 🍽️ Restaurants | |||
| Repas économique | 7,22 € | 7,22 € = | 8,23 € -12% |
| Restaurant mid-range (2 pers) | 41,28 € | 41,28 € = | 35,45 € +16% |
| Cappuccino | 1,35 € | 1,35 € = | 1,42 € -5% |
| Bière pression (0.5L) | 1,40 € | 1,40 € = | 1,76 € -21% |
| Menu McDo | 6,19 € | 6,19 € = | 6,35 € -2% |
| 🚌 Transport | |||
| Ticket transport | 1,65 € | 1,65 € = | 1,67 € = |
| Pass mensuel | 30,96 € | 30,96 € = | 34,22 € -10% |
| Taxi / km | 0,97 € | 0,97 € = | 0,62 € +58% |
| Taxi (départ) | 3,67 € | 3,67 € = | 3,29 € +12% |
| Essence / L | 1,51 € | 1,51 € = | 1,55 € -3% |
| 🛒 Supermarché | |||
| Bière (magasin) | 0,96 € | 0,96 € = | 0,96 € = |
| Eau 1.5L | 0,48 € | 0,48 € = | 0,58 € -17% |
| Vin (bouteille) | 3,87 € | 3,87 € = | 4,24 € -9% |
| Cigarettes | 5,16 € | 5,16 € = | 5,09 € = |
| 🏠 Logement (mensuel) | |||
| 1 chambre (hors centre) | 332,16 € | 332,16 € = | 408,01 € -19% |
| 1 chambre (centre) | 474,05 € | 474,05 € = | 539,89 € -12% |
| 🎬 Loisirs | |||
| Cinéma | 6,70 € | 6,70 € = | 6,53 € +3% |
| Salle de sport | 33,89 € | 33,89 € = | 37,50 € -10% |
| ⚡ Services | |||
| Internet | 35,88 € | 35,88 € = | 31,06 € +16% |
| Charges (élec, eau, gaz) | 85,63 € | 85,63 € = | 103,52 € -17% |
Moyenne régionale basée sur 1 ville(s) · Moyenne nationale basée sur 19 ville(s)
Que faire autour de Coimbra
Si vous avez le temps, la région mérite qu’on s’attarde. Voici quelques idées classées par envie, plus deux ou trois pépites des alentours pour prolonger le road-trip.
- Se promener dans les ruelles pentues de la ville basse, la Baixa, entre les grandes avenues commerçantes.
- Grimper (encore) vers la ville haute, l’Alta, et ses facultés.
- Visiter l’Université de Coimbra, Alta et Sofia, classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO.
- Découvrir la Biblioteca Joanina et ses étagères laquées à décors dorés (photos interdites à l’intérieur).
- Explorer la Sé Velha, la vieille cathédrale romane du XIIe siècle.
- Faire un tour au monastère de Santa Cruz, dans la ville basse.
- Emmener les enfants à Portugal dos Pequenitos, ses monuments nationaux en miniature.
- Randonner dans la Serra da Lousã, à une trentaine de minutes.
- Filer vers les plages de Figueira da Foz, sur la côte.
- Assister à la Queima das Fitas, la grande fête étudiante du mois de mai, honorée depuis 1901 : une semaine de rituels, de concerts et, le premier soir, la Serenata Monumental de fado à minuit sur les marches de la Sé Velha.
Deux pas de côté pour finir : les amateurs de belles tables iront voir du côté de la Quinta das Lágrimas, liée à la légende tragique d’Inês de Castro, et ceux qui enchaînent le road-trip fileront à Aveiro, sa ria et ses moliceiros, à moins d’une heure de route. De notre côté, on a promis d’y revenir pour la serre du jardin, restée fermée, et pour Portugal dos Pequenitos, gardé pour une prochaine fois.
Explorer Aveiro en Camping-Car : Guide Complet pour un Voyage Inoubliable
Située dans le centre du Portugal, cette destination est idéale pour les voyageurs en camping-car ou en roadtrip à la recherche de beauté naturelle et de tranquillité. Cet article vous...
Lire la suitePS : si un jour vous croisez une nuée de collégiens en sortie scolaire qui hurlent et font coucou à la caméra pendant que vous filmez, sachez qu’on est passés par là, et que j’ai bien failli en attraper un au passage. Ça m’a surtout rappelé à quel point on pouvait être con au même âge, donc paix à eux. Et non, je ne saurai toujours pas dire « Coimbra ». Vive Queen jambes, et vive Vasco, notre vrai patron de bord.
Ces questions qu'on nous a posé sur Coimbra
Où peut-on écouter le Fado spécifique de Coimbra ?
Existe-t-il des thermes romains encore accessibles à Coimbra ?
Quelle est la légende de la Quinta das Lágrimas ?
Peut-on faire du kayak sur le fleuve Mondego à Coimbra ?
Qu'est-ce que le rituel de la 'Latada' à Coimbra ?
Où voir des chauves-souris protéger des livres anciens à Coimbra ?
Le Portugal, on y vit
Deux ans de van à temps plein, et l'Algarve comme port d'attache depuis. On continue de partir, en van ou autrement, et on raconte ce qu'on trouve en chemin. Un e-mail quand on a quelque chose à dire, pas plus.
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