Caroline sur les escaliers en pierre des remparts d'Aigues-Mortes en automne, etape Camargue du circuit Provence en camping-car

Provence en Camping-Car : Circuit Arles, Saint-Remy et Les Baux

France Xavier 16 min
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Bon… la Provence en camping-car, ça fait des années qu’on en parle avec Caro, mais il faut préciser un truc : on habite Cannes, donc la région on la connaît par cœur (autant dire que c’est pas l’endroit le plus exotique pour nous)… La différence, c’est qu’on l’avait toujours faite en mode « voiture, week-end, hôtel ou Airbnb ». Jamais en profondeur, jamais avec la liberté qu’apporte le camping-car. Et ça, ça change tout, vraiment.

Je vais pas vous vendre du rêve à coup de carte postale, on va plutôt parler de la vraie vie : un itinéraire de 5 à 7 jours pour relier Arles, Saint-Rémy et les Alpilles sans se prendre la tête, avec le van garé là où il faut et pas là où on va se faire klaxonner à 7h du matin par un boulanger furieux.

Parce que oui, entre le mistral qui fait vibrer le lanterneau toute la nuit (et qui te fait douter d’avoir bien refermé le toit relevable, hein…) et les ruelles médiévales qui n’ont clairement pas été pensées pour un Hymer de 6m50, l’aventure peut vite virer au stress permanent. Du coup on a tout testé pour vous (enfin, surtout pour nous, mais maintenant que c’est écrit autant que ça serve), et on vous file nos meilleurs spots, nos coups de cœur gastronomiques et nos petites astuces pratiques pour transformer ce voyage en vraie parenthèse de bonheur.

Notre circuit Provence en bref : Arles, Saint-Remy et Les Baux sur 5 a 7 jours. Budget moyen 60 a 90 euros par jour pour un couple en camping-car (vs 100-150 euros sans le van). Septembre est notre saison preferee. Attention au mistral et aux centres-villes interdits aux gros gabarits.

Circuit Provence en camping-car : Arles, Saint-Remy, Les Baux : Ces endroits dont on peut vous parler

Voici notre sélection de lieux à Circuit Provence en camping-car : Arles, Saint-Remy, Les Baux : des spots que nous avons visités et qui pourraient vous être utiles. Utilisez la vue liste pour découvrir chaque adresse en détail, et exportez le tout pour l'ajouter à Google Maps ou votre application GPS préférée.

Télécharger tous les points :
🏙️ Ville 3
Lieu Adresse Télécharger
Arles, Provence ⭐ 5.0 Arles, France
Saint-Remy-de-Provence ⭐ 5.0 Saint-Remy-de-Provence, France
Les Baux-de-Provence ⭐ 5.0 Les Baux-de-Provence, France
🍷 Vignoble / Brasserie 1
Lieu Adresse Télécharger
Mas Carlin, vignerons-apiculteurs des Alpilles ⭐ 5.0 Chemin romain d'Arles, 13103 Mas-Blanc-des-Alpilles

Pourquoi choisir la Provence en camping-car pour votre prochain road trip ?

Bon, déjà, parce que c’est beau… mais ça vous le saviez déjà. Le vrai argument c’est la liberté : un itinéraire de 5 à 7 jours qui enchaîne Arles, Saint-Rémy et Les Baux sans jamais avoir à refaire ses valises (l’horreur ultime, je vous l’accorde). Et puis surtout, ça coûte vachement moins cher en van.

Petit benchmark, parce que c’est important : sans camping-car, en mode hôtel + restos midi/soir, la Provence c’est facilement 100 à 150 euros par jour pour deux (et encore, je suis gentil…). Avec le van, en cuisinant le matin et un soir sur deux, en alternant bivouac et camping, on tombe plutôt autour de 60 à 90 euros par jour. Ça reste raisonnable pour la région, surtout quand on vient comme nous de la Côte d’Azur où passer un week-end sans se faire éclater le portefeuille, c’est devenu un sport de haut niveau…

Le mistral, lui, c’est une autre histoire (on y revient juste après). Et en haute saison, faut pas plaisanter avec la résa des campings, on a appris ça à nos dépens un 14 juillet… bref. L’organisation rigoureuse selon la saison, c’est vraiment le premier secret pour ne pas finir la nuit sur un parking de supermarché en se demandant ce qu’on fout là.

Quelle est la meilleure saison pour partir ?

La lavande… la fameuse lavande… bon, elle explose en juin et juillet, et c’est aussi spectaculaire qu’on le dit (rare que je dise ça, en général je trouve les « spots Instagram » surcotés). Les champs prennent ces teintes violettes intenses qu’on a tous vues mille fois sur les réseaux, sauf que devant le truc, debout pieds nus à 7h du mat avec un café à la main, ça frappe quand même différemment.

Le printemps et l’automne, c’est le calme précieux… celui où tu peux te garer sans louvoyer entre 12 mobil-homes. Les températures restent douces, les routes secondaires deviennent fluides, et on échappe à la grosse cohue estivale qui transforme tout en parking géant.

Voilà, septembre reste notre coup de cœur absolu. La lumière y est sublime (Caro a fait certains de ses meilleurs clichés Insta là-bas, et pourtant elle est exigeante avec ses photos)… les vignobles passent au doré, les soirées sont encore tièdes en terrasse. Le combo parfait, quoi.

Dompter le Mistral et les routes étroites

Le mistral… bon. Comment dire. La première fois qu’on l’a pris en plein van, on a cru qu’on allait décoller (et je dis ça littéralement, pas pour faire un effet de style). Le vent peut souffler avec une violence qui te déstabilise vraiment, alors fermez bien vos lanterneaux dès que ça forcit. Évitez surtout les bivouacs trop exposés sur les hauteurs si vous voulez dormir sereinement et pas passer la nuit à écouter le toit relevable claquer.

Astuce qu’on a apprise à la dure : quand vous vous posez pour la nuit, orientez toujours le camping-car face au vent, jamais latéralement. Quand le mistral tape de face, le van encaisse, il bouge à peine. Quand il prend le flanc, par contre, tout le véhicule se met à osciller comme un bateau, et là tu peux dire adieu à ta nuit… C’est tout bête mais ça change radicalement la qualité du sommeil sur un coup de mistral.

Les centres historiques, eux, sont une autre paire de manches. Les rues sont serrées, les restrictions de gabarit sont partout, et certains villages c’est carrément interdit aux gros véhicules point final. Anticipez chaque virage (oui, chaque…), sinon vous allez vivre l’expérience humiliante de devoir reculer sur 200m sous le regard goguenard du local en mobylette.

Bref… vérifiez scrupuleusement les panneaux. Et ne vous fiez pas à 100% à Google Maps qui adore vous envoyer dans des trucs où on passe à peine en vélo.

Mistral en alerte : oriente le van face au vent, ferme tes lanterneaux, range tout ce qui peut s’envoler dehors et evite les bivouacs sur les plateaux degages. Trois jours de mistral d’affilee, c’est courant en Provence.

Anticiper la tension de la haute saison

Juillet et août, on va pas se mentir, faut pas jouer au plus malin. Réservez systématiquement vos campings, les places partent en quelques minutes parfois (j’exagère à peine), et improviser totalement à ce moment-là, c’est souvent synonyme de galère nocturne mémorable.

On a testé un truc qui change tout : arriver dans les villages à 8h du mat. Le calme est royal, les terrasses sont vides, les boulangers viennent juste de sortir les fougasses… Vos clichés n’en seront que plus beaux sans la foule habituelle, et vous, vous aurez l’impression d’avoir le village entier rien que pour vous (jusqu’à 10h, ensuite ça redevient un Disneyland touristique).

Et fuyez les centres-villes à midi pile. La chaleur y est vraiment étouffante… la pierre crache la chaleur emmagasinée le matin, et vous, vous transpirez comme dans un hammam.

Entre vestiges romains à Arles et douceur de Saint-Rémy-de-Provence

Bon, l’organisation, c’est fait. Maintenant on rentre dans le dur : la première étape de notre circuit nous emmène direct au cœur de l’histoire antique, et autant vous prévenir tout de suite, ça démarre fort.

Arles et la table de La Chassagnette

Arles, c’est une claque visuelle dès qu’on arrive. On a adoré flâner sur les quais du Rhône en fin de journée (la lumière y est dingue à ce moment-là)… les arènes et le théâtre antique te rappellent qu’on est sur des cailloux qui ont vu des trucs que nos villes récentes ne verront jamais. Pour creuser tout ça en détail, on a fait un guide complet sur Arles qui couvre tout ce qu’on aurait aimé savoir avant d’y aller.

Et puis il y a La Chassagnette… gros gros coup de cœur. La cuisine locale raffinée y est portée par les légumes de leur propre potager, et franchement c’est l’un de ces repas où tu termines en silence parce que t’as plus envie de parler, juste de savourer (Caro qui d’habitude commente tout, oui même là, s’est tue, c’est dire).

L’ambiance du lieu en pleine Camargue est apaisante d’une manière particulière… le cadre sauvage qui rencontre cette élégance discrète. Pour nous, c’est carrément l’étape gastronomique préférée de tout ce coin de Provence.

En centre d’Arles, les arenes romaines (UNESCO) et le theatre antique se font en demi-journée avec un billet combiné autour de 12 euros (rapport qualité/prix imbattable). Le boulevard des Lices accueille un gros marché provençal le samedi matin, idéal pour faire ses courses avant de repartir (et stocker des olives qu’on finira jamais, comme à chaque fois). Au sud, la Camargue sauvage s’ouvre avec ses étangs, ses flamants roses et ses chevaux blancs : compte une journée complète pour boucler Saintes-Maries-de-la-Mer et le parc naturel.

Saint-Rémy-de-Provence, Glanum et les pas de Van Gogh

Le centre de Saint-Rémy est typiquement provençal, et on s’y sent tout de suite bien… les ruelles, les couleurs, le Van Gogh qui flotte partout (il y a passé du temps ici, et ça se ressent encore). Le grand marché du mercredi matin est un incontournable, ne le ratez surtout pas, même si vous devez réorganiser toute votre journée pour ça.

La ville mérite vraiment qu’on s’y attarde plus longtemps qu’une simple nuit, et pour découvrir nos adresses moins évidentes, j’ai tout consigné dans notre guide dédié à Saint-Rémy. Vous m’en direz des nouvelles.

À 1 km au sud du centre, Glanum est un site archéologique romain spectaculaire : forum, thermes et arc de triomphe parmi les mieux conservés de France (entrée autour de 9 euros, ça les vaut). Juste à côté, le monastère Saint-Paul-de-Mausole où Van Gogh fut interné en 1889-1890 se visite encore aujourd’hui (c’est troublant, je dois dire). Et pour l’ambiance pure Provence, ne loupe pas le marché du mercredi matin qui envahit toutes les rues du centre : herbes, olives, savons et fromages locaux à perdre la tête.

Dîner savoureux à La Cuisine des Anges

Et bien… cette adresse, c’est une véritable pépite pour les gourmets. Produits frais, très bien travaillés, et un accord plats provençaux/vins locaux qui fait son boulot. L’ambiance est conviviale sans être bruyante, ce qui pour un dîner en couple est devenu rare en zone touristique.

On a testé leur terrasse ombragée sur une soirée douce de septembre… saveurs authentiques, franches, marquantes. C’est le genre de repas dont on se souvient encore des mois après, ce qui est quand même le but ultime quand on voyage (manger des trucs oubliables, on peut le faire à la maison).

C’est une adresse parfaite pour un couple en quête d’un moment vrai. Rapport qualité-prix excellent pour la région. Pensez juste à réserver, sinon vous risquez de manger des chips dans le van en regardant les autres rentrer à 22h tout sourire (vécu… pas là précisément, mais le concept).

Des Baux-de-Provence et les sommets des Alpilles

Bon. On quitte la douceur de Saint-Rémy pour grimper vers les sommets rocheux des Alpilles, et c’est là que ça devient vraiment visuellement fort.

Bivouac et vue imprenable sur Les Baux

On a déniché un spot incroyable pour la nuit, face au village (je vous garde l’emplacement exact pour pas le cramer, mais l’idée c’est de rouler doucement en fin de journée et d’observer)… le silence est magique, les rochers s’illuminent doucement sous la lune, et tu te dis qu’aucun hôtel cinq étoiles te donnera ça. C’est une expérience de bivouac vraiment unique qu’on vous conseille fortement.

Les routes de crêtes sont sublimes à parcourir, surtout en début ou fin de journée. Cette étape est visuellement la plus forte du circuit, sans hésitation. Pour tous les détails sur les panoramas, les sentiers et les bons spots, j’ai mis ça au propre dans notre guide complet des Baux-de-Provence.

La nature ici est fragile, alors vraiment, soyez vigilants. Aucune trace, aucun déchet, aucun bivouac sauvage déballé en mode camping géant. Respecter les lieux est vital, sans quoi le bivouac finira par être interdit, et là on aura tout perdu (on, c’est nous tous, la communauté vanlife au sens large).

Dans le village, le chateau des Baux est une forteresse médiévale taillée dans le rocher (entrée autour de 10 euros, vue 360° sur les Alpilles, ça vaut son pesant). Juste en contrebas, les Carrieres des Lumieres proposent une expérience immersive de projections géantes dans d’anciennes carrières de bauxite, et là j’avais des a priori (j’aime pas trop le « spectacle son et lumière », normalement)… bah j’ai été pris, j’avoue. La vallée est aussi réputée pour son huile d’olive AOP des Baux-de-Provence : profite-en pour acheter une bouteille directement chez un producteur de Maussane ou Mouriès, ça n’a rien à voir avec ce que tu trouves en grande surface.

L’expérience étoilée à l’Oustau de Baumanière

Alors là… on entre dans le moment « on s’offre un cadeau ». L’Oustau de Baumanière, c’est une table mythique, et la vue sur les rochers bruts depuis la terrasse est tout simplement époustouflante. Grande cuisine, dressage millimétré, service impeccable… on y va pour l’excellence des saveurs provençales, et on n’en sort pas déçu.

C’est pas le repas du quotidien, je vous l’accorde (loin de là)… mais c’est une parenthèse luxueuse qu’on s’autorise une fois par voyage, l’occasion idéale pour marquer un événement spécial. Anniversaire, anniversaire de rencontre, fin de période de boulot intense, ce que vous voulez.

Le jardin est un vrai havre de paix, et le service a cette finesse qui fait que tu te sens en vacances dans tes vacances (oui c’est possible). C’est une étape qui reste gravée longtemps dans nos mémoires de voyageurs, et qu’on raconte souvent quand on parle de cette Provence-là.

Nos coups de coeur restos sur le circuit : La Chassagnette (Arles, mas provencal en Camargue), La Cuisine des Anges (Saint-Remy, vins locaux), l’Oustau de Baumaniere (Les Baux, table etoilee a s’offrir).

Budget et conseils pour un itinéraire de 5 à 7 jours

Bon, maintenant on parle sous, c’est pas le plus rigolo mais c’est ce qui transforme le rêve en réel…

Quel budget prévoir pour une semaine en van ?

Comptez environ 350 € pour le carburant sur la semaine (à ajuster selon votre véhicule et votre pied droit). Ajoutez les nuitées en camping ou en aire, et prévoyez toujours une marge pour les imprévus parce que des imprévus, il y en a (toujours…).

Estimez vos repas un peu chaque jour, en alternant cuisine à bord et restaurants. Faire son marché local, c’est notre astuce pour mieux manger en dépensant moins, et accessoirement c’est ce qu’il y a de plus dépaysant : tu changes vraiment d’univers en passant un samedi matin sur un marché provençal.

Anticipez aussi les frais culturels. Les entrées dans les monuments s’additionnent vite (compte 10-12€ par site majeur), pensez aux pass touristiques locaux quand ils existent, et n’oubliez pas les parkings urbains qui sont rarement gratuits dans le coin.

Nos astuces pour stationner sans stress (et la pépite France Passion)

Privilégiez les aires de camping-car, surtout celles en périphérie reliées au bus ou navette. C’est moins stressant que le centre, et tu gagnes un temps précieux à ne pas tourner en rond pendant 40 minutes pour caser le van.

Et puis il y a France Passion, qui pour nous est devenu indispensable en Provence (et au-delà). Le concept : un réseau de producteurs (vignerons surtout, mais aussi fromagers, oléiculteurs, maraîchers) qui mettent leur parking ou un coin de leur propriété à disposition des camping-caristes, gratuitement, pour une nuit. En échange, le deal est simple et honnête : tu joues le jeu et tu achètes quelque chose à la boutique, point. C’est l’occasion de découvrir des domaines confidentiels, de discuter directement avec le producteur, et de repartir avec des bouteilles dont tu n’aurais jamais entendu parler autrement. La Provence en regorge, c’est même probablement l’une des régions les plus denses du réseau. L’adhésion annuelle coûte une trentaine d’euros et est rentabilisée en une ou deux nuits…

Notre meilleur souvenir France Passion en Provence : le Mas Carlin, à Mas-Blanc-des-Alpilles, entre Saint-Rémy et les Baux. Nicolas et sa famille, cinq générations sur place, font du vin IGP Alpilles et du miel (incluant un miel de lavande qui justifie à lui seul le détour, je dis ça je dis rien)… On y a passé deux jours, accueil tout sourire, point de vente direct, et derrière le mas un truc dingue : un platane d’environ 250 ans, classé parmi les plus grands platanes de France, qu’on va observer après avoir grimpé sur un rocher en hauteur (ça pique un peu, mais la vue panoramique sur les Alpilles face aux Baux, ça vaut largement les jambes lourdes). On a même failli rentrer avec un chat qui voulait absolument se faire adopter (Caro était partante, on s’est sauvés à temps…). Bref, c’est exactement ce qu’on cherche en France Passion : pas un parking pour dépanner, mais une étape qui devient un souvenir.

Respectez les règles du bivouac. Les sites naturels et les locaux, c’est sacré. Ne déballe pas tables, chaises, BBQ et corde à linge partout, reste discret, ne pue pas le tourisme à 3 km, et tout se passera bien. C’est comme ça qu’on garde des spots accessibles pour les générations futures de vanlifeurs.

Utilise des applis pour repérer tes spots, mais vérifie toujours les avis récents (un spot adoré il y a 6 mois peut être interdit aujourd’hui, ça bouge vite). C’est la clé d’un dodo serein, et croyez-moi, après une journée à crapahuter en Provence, un bon dodo c’est un trésor.

Les extensions vers la Camargue ou le Luberon

Au sud, descends sur la Camargue : Saintes-Maries-de-la-Mer pour la plage et les flamants roses, Aigues-Mortes et ses remparts médiévaux (incontournables), le parc naturel pour les chevaux blancs en liberté. C’est un changement total de paysages, beaucoup plus sauvage que les Alpilles… presque un autre voyage dans le voyage.

À l’est, le Luberon propose les villages perchés les plus photogéniques de France (oui, on assume) : Gordes accroché à sa falaise, Roussillon et ses ocres rouges flamboyants (Caro a craqué là-bas, on est restés 2h à faire des photos), l’abbaye cistercienne de Sénanque cernée de lavande. Compte 2 à 3 jours pour bien le faire en boucle depuis Saint-Rémy.

Au nord, la vallée du Rhône et ses vignobles : Châteauneuf-du-Pape pour les dégustations (avec modération hein, t’es au volant d’un véhicule de 3.5T…), le Mont Ventoux pour les ascensions (ou juste pour la voir d’en bas, c’est déjà beau), et plus loin Orange et son théâtre antique remarquablement conservé. La région est d’une richesse incroyable, chaque détour réserve une belle surprise. Reviens-y pour tout explorer, parce qu’en une semaine, t’effleures.

Alors voilà… prêt à vivre la Provence en camping-car comme on l’a vécue ? Entre les saveurs de La Chassagnette, le silence sur les Baux et les parkings de vignerons France Passion qui transforment chaque soirée en rencontre, ce circuit de 5 à 7 jours offre une liberté totale… à condition d’anticiper le mistral (face au vent, on le rappelle) et de réserver les étapes en haute saison. La route vous attend, vraiment, foncez. Et n’oubliez pas de nous tagger sur Insta si vous y allez (@laplanetedecaro), on adore voir comment chacun s’approprie le trajet.

PS : si vous croisez un Hymer blanc à 8h du matin sur le marché de Saint-Rémy, c’est sûrement nous. Caro sera celle qui négocie une tapenade, moi celui qui se demande où on va caser tout ça dans le frigo…

FAQ : Provence en camping-car

Quel est le meilleur itineraire camping-car en Provence ?

Notre circuit prefere boucle autour des Alpilles : Arles puis Saint-Remy-de-Provence, Les Baux-de-Provence et Avignon. Quatre etapes sur 5 a 7 jours qui combinent heritage romain, ambiance Van Gogh, village medieval perche et cite des Papes. C'est compact, varie et facile a faire en van ou en camping-car.

Si tu as plus de temps, prolonge avec la Camargue (Aigues-Mortes, flamants roses) ou le Luberon (Gordes, Roussillon). Vers le sud, Nimes ajoute une autre couche de patrimoine antique.

Combien de jours pour un circuit Provence en camping-car ?

Cinq jours en mode rapide, sept jours en mode tranquille. Sur 5 jours, tu enchaines une etape par jour avec les visites principales. Sur 7 jours, tu prends le temps de fleaner sur les marches, de tester un resto par etape et de faire une excursion (lavande, Luberon, Camargue).

En dessous de 5 jours, ca devient un grand survol et tu rates la magie de l'ambiance provencale. Au-dessus de 10 jours, on te conseille d'integrer le Luberon entier ou de descendre sur la cote.

Quelle est la meilleure saison pour visiter la Provence en van ?

Septembre est notre coup de coeur absolu : lumiere magnifique, temperatures douces, fin de la haute saison touristique. Les marches sont encore vivants, les terrasses ouvertes, et tu retrouves de la place dans les campings. Le mistral peut souffler mais reste gerable.

Pour la lavande, vise fin juin a mi-juillet. Apres c'est coupe. En aout, c'est tres charge et chaud (40 degres possibles), reserve imperativement tes campings. Le printemps (avril-mai) est aussi superbe.

Ou stationner en camping-car aux Baux-de-Provence ?

Le centre du village est strictement interdit aux camping-cars et grands gabarits : ruelles etroites, virages serres et restrictions de stationnement. Il faut se garer en contrebas et monter a pied (compte 15 a 20 minutes de marche).

Pour la nuit, les bivouacs autour du village offrent des vues exceptionnelles sur le rocher et les Alpilles. Choisis un spot abrite du mistral et reste discret. Les campings de Saint-Remy-de-Provence (Pegomas) ou de Maussane sont parfaits comme camp de base pour rayonner sur les Baux.

Peut-on entrer en camping-car dans le centre d'Avignon ?

Non, on te le deconseille fortement. Le centre intra-muros est quasi impossible avec un gros gabarit. Le mieux est de poser ton vehicule sur l'ile de la Barthelasse, juste en face de la cite : tu y as le camping LODGES & NATURE les 2 Rhone, plusieurs aires et la promenade des bords du Rhone te ramene au pont d'Avignon en 15 minutes a pied.

Une navette gratuite traverse aussi le Rhone en saison. C'est la solution la plus simple et la plus reposante pour visiter sereinement.

Quel budget prevoir pour un circuit Provence de 7 jours ?

Pour un couple en van qui mixe campings, bivouacs et un ou deux restos, compte un budget moyen de 100 a 150 euros par jour. Sur 7 jours, vise donc 700 a 1 000 euros tout compris.

Le carburant pese le plus (environ 350 euros sur la boucle complete). Les nuitees varient de 0 euro en bivouac a 35 euros en camping bien place. Les restos vont du marche provencal a 10 euros la part jusqu'a un repas exceptionnel chez l'Oustau de Baumaniere (gastronomique). Les entrees aux monuments (arenes d'Arles, palais des Papes) ajoutent une trentaine d'euros par personne.

Le mistral est-il un probleme en camping-car ?

Le mistral peut souffler tres fort en Provence (rafales a 100 km/h possibles), surtout au printemps et en automne. Ferme tes lanterneaux des que ca rentre, range tout ce qui peut s'envoler dehors et evite les bivouacs trop exposes (cretes, plateaux degages).

Choisis des spots abrites : sous les arbres, en contrebas, en bord de riviere. Une fois pose au calme, le bruit reste supportable et tu peux dormir tranquillement. Verifie la meteo avant chaque etape : trois jours de mistral d'affilee, c'est courant.

Voir la lavande en Provence en camping-car : ou et quand ?

La lavande des Alpilles fleurit entre mi-juin et mi-juillet. Les champs les plus photogeniques sont autour de Sault, Valensole et Forcalquier, donc plutot a l'est de notre circuit Arles-Avignon. Compte une demi-journee d'extension depuis Avignon ou Saint-Remy pour aller voir un beau champ.

Pour eviter la cohue Instagram, viens tot le matin (avant 9h) ou en fin d'apres-midi pour la lumiere doree. Reste sur les chemins pour ne pas abimer la culture, et profite-en pour acheter une bouteille d'huile essentielle directement aux producteurs.