Visiter l’ile de Skye en camping-car : Ces endroits dont on peut vous parler
Voici notre sélection de lieux à Visiter l’ile de Skye en camping-car : des spots que nous avons visités et qui pourraient vous être utiles. Utilisez la vue liste pour découvrir chaque adresse en détail, et exportez le tout pour l'ajouter à Google Maps ou votre application GPS préférée.
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| Skye Bridge | 57.2764, -5.7428 | |
| Sligachan Old Bridge | 57.2872, -6.1737 | |
| Fairy Pools | 57.2496, -6.2675 | |
| Talisker Distillery | 57.3027, -6.3577 | |
| Dunvegan Castle | 57.4486, -6.5905 | |
| Neist Point Lighthouse | 57.4226, -6.7866 | |
| Portree | 57.4144, -6.1948 | |
| Old Man of Storr | 57.5054, -6.1829 | |
| Kilt Rock et Mealt Falls | 57.6093, -6.1672 | |
| Quiraing | 57.6448, -6.2728 | |
| Fairy Glen | 57.581, -6.3478 | |
| Uig Ferry Terminal | 57.5847, -6.3677 |
Visiter l’ile de Skye en camping-car : une idée du temps qu'il fait
Prévisions 5 jours
Pour les spontanés qui veulent partir demain, un aperçu de ce qui vous attend cette semaine.
Climat mensuel
Entre nous, on aime le soleil et la chaleur. Mais tout le monde n'a pas les mêmes préférences, alors voici les données climatiques pour planifier selon vos envies.
| Mois | Temp. min | Temp. max | Pluie | Météo | Avis |
|---|---|---|---|---|---|
| Mai | 7°C | 15°C | 124 mm | 🌦️ | |
| Juin | 10°C | 16°C | 244 mm | 🌧️ | |
| Juillet | 12°C | 18°C | 186 mm | 🌧️ | |
| Août | 12°C | 18°C | 175 mm | 🌧️ | |
| Septembre | 9°C | 14°C | 198 mm | 🌧️ | |
| Octobre | 8°C | 12°C | 263 mm | 🌧️ | |
| Novembre | 3°C | 8°C | 213 mm | 🌧️ | |
| Décembre | 3°C | 7°C | 240 mm | 🌧️ | |
| Janvier | 1°C | 5°C | 127 mm | 🌦️ | |
| Février | 2°C | 7°C | 140 mm | 🌧️ | |
| Mars | 4°C | 9°C | 237 mm | 🌧️ | |
| Avril | 4°C | 12°C | 216 mm | 🌧️ |
Ville/Pays non configurés.

Bon, on va être honnête d’entrée. L’île de Skye, on en avait entendu parler comme tout le monde : terre de fées, paysages magiques, brumes mystérieuses, moutons solitaires dans des décors de cinéma. Du Lord of the Rings sans figurants, en gros. On a roulé un mois à travers les Highlands avant d’arriver dessus, et notre Skye à nous, on va vous le raconter tel qu’on l’a vécu, sans le poli du post Instagram.
Petite note avant de commencer : ce qu’on va vous décrire, c’est notre expérience à un moment T (mois d’août, été particulièrement chaud et sec, après un mois de spots à nous tout seuls sur la NC500 et la côte nord). Si vous y allez en mai ou en octobre, vous lirez un autre article. Si vous tombez sur une année pluvieuse, la cascade de Kilt Rock vous fera un autre effet que nous. C’est juste qu’on préfère vous dire ce qu’on a vu, plutôt que recopier les brochures.
Skye, à nous, après un mois en Écosse
Il faut qu’on vous resitue la chose. Avant Skye, on avait passé trente jours à enchaîner Ullapool, Lochinver, Achmelvich, Durness, Tongue, la NC500 nord, les Cairngorms… Tout ce qu’on vous a raconté dans nos autres articles, en somme. Et le dénominateur commun de cette portion de séjour, c’était : on était souvent tout seuls. Édouard garé face à une plage de l’Atlantique avec deux moutons en figurants, point. Une route à voie unique avec personne dessus pendant 40 km. Un ruisseau au bout de l’Écosse où on faisait la vaisselle. Bref… on avait pris le pli des Highlands désertes.
Donc quand on a basculé sur Skye en plein été, et qu’on s’est retrouvé à se garer à côté de 200 autres camping-cars sur le parking des Fairy Pools, le contraste a été un peu brutal. Caroline l’a posé direct dans la vidéo qu’on a tournée à l’époque (et qu’on assume) : « L’île de Skye est bien souvent présentée comme étant magique, une terre vierge où moutons et vaches évoluent ensemble en paix. Seulement, en période d’été, ce n’est pas du tout comme ça. Nous avons été déçus, surtout moi qui attendais la magie de me perdre dans des décors merveilleux et vides de gens. »
On n’en veut pas à Skye. Honnêtement. C’est une île magnifique, des paysages qu’on ne voit nulle part ailleurs, une géologie complètement folle (on va y revenir). Mais c’est aussi un lieu touristique mondial à pleine saison, et nous on n’était plus dans le bon état d’esprit pour ça. C’est tout à fait logique qu’il y ait des touristes en août, c’est une période de vacances et les gens vont visiter de belles choses. C’est juste qu’à notre sens à nous, après quatre semaines de spots à nous tout seuls, ça nous a un peu cassé le rythme.
Si vous y allez hors saison, on est sûrs et certains que vous lirez un tout autre article que celui-ci. Caroline le confirme en fin de vidéo : « Je pense que cet endroit en vaut la peine, mais hors période touristique. Par contre, il ne faut pas être frileux, parce que là on parle plutôt de l’automne, du printemps, voire même de l’hiver. » Conseil n°1 de l’article, donc. Visez avril-mai ou septembre-octobre.
Arriver à Skye en camping-car : par le pont, pas par bateau
Pour entrer sur Skye en van, vous avez deux options. Le pont (Skye Bridge, depuis Kyle of Lochalsh sur le continent) ou le ferry (Mallaig vers Armadale). Spoiler : on a pris le pont. Édouard, on l’a déjà expliqué, n’a pas de bouées. Et puis honnêtement le pont est gratuit (péage supprimé en 2004), accessible 24h/24, sans réservation, sans file d’attente. Le ferry est plus pittoresque mais demande de réserver à l’avance avec CalMac, et coûte facilement 60-90 livres par camping-car. À vous de voir, mais en road-trip improvisé, le pont fait gagner du temps.
Petit point pour ceux qui ont déjà commencé à rêver à la vallée d’Applecross (qui se trouve juste avant le pont, côté continent) : passez votre chemin si vous êtes en camping-car. Le col du Bealach na Bà grimpe à 626 mètres avec des virages à 180° et des pentes à 20%. C’est la route panoramique légendaire d’Écosse mais elle est strictement déconseillée aux véhicules longs ou hauts. On a salué de loin en passant, et on a roulé droit vers le pont.
L’arrivée à Skye, dans notre cas, s’est faite en fin de journée sous un ciel menaçant. Caroline avait posé le ton dans la vidéo : « En cette fin de journée d’été, découvrant une île qui nous montre son côté mystérieux, presque avec un air dangereux. Toujours de petites routes serrées et tortueuses, entourées de monts et de lacs. » C’était exactement ça. La lumière commençait à tomber, l’île grandissait sous nos yeux, et on cherchait un spot pour la nuit. Sauf qu’on a vite eu un problème…
La galère SIM (et le bon réflexe Holafly avant d’arriver)
À peine arrivés sur Skye, gros coup dur : aucune de nos cartes SIM françaises ne captait. Et on ne parle pas d’un réseau lent, on parle de zéro barre, pas de 4G, pas de 3G, rien. Or on avait besoin de connexion (recherche de spot dodo via Park4Night, GPS, travail, réseaux sociaux à alimenter pour le bateau Caroline)… bref, c’était mort.
Caroline résumait à l’époque : « Nous devions aussi trouver une bonne connexion Internet et ça, sur l’île de Skye, c’est très compliqué. » On a fini par tester un spot magnifique (un de ceux dont on avait rêvé en arrivant), Internet zéro, on a dû repartir. Plus loin, autre spot, pareil. À la fin, on a accepté un bord de route nationale, pas joli pour un sou, mais avec un peu de réseau. La leçon : sur Skye, le spot parfait n’est pas le plus beau, c’est celui qui combine légalité, connexion et sécurité. La beauté du panorama, tu fais sans si ça empêche de bosser le lendemain.
Du coup, conseil concret pour vous : ne pas miser sur votre SIM française. Plusieurs options :
- Acheter une SIM UK locale à Inverness ou Édimbourg avant d’arriver. EE et O2 ont la meilleure couverture sur Skye. Compter 25-30 livres pour 30-50 Go.
- Prendre une eSIM Holafly UK. C’est notre partenaire actuel, ça s’active en deux minutes depuis l’app et ça marche le temps de votre séjour. Data illimitée, vous gardez votre numéro français en parallèle pour les appels.
- Faire confiance au WiFi des cafés de Portree, mais ça suppose de passer à Portree pour bosser, et donc de ne pas être en pleine immersion ouest-sauvage.
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Fairy Pools : magnifique, mais pas en plein août
C’est le spot le plus connu de l’île. Une succession de piscines naturelles d’eau de fonte qui descendent depuis les Black Cuillin, ces montagnes noires acérées au sud-ouest de Skye. Eau cristalline, cascades, paysage minéral sauvage, le décor est posé. Sur le papier, c’est exactement ce qu’on était venus chercher.
En vrai… c’était bondé. Caroline arrive sur place « excitée comme une petite fille pourrait l’être lorsqu’on lui annonce qu’elle va aller jouer dans un grand jardin » et se retrouve à galérer pour se garer. Le sentier, large d’à peine deux personnes, est embouteillé. La marche est courte (20-30 min depuis le parking), donc tout le monde peut y aller, des familles avec poussette aux groupes en tongs. Et plus on s’éloigne du parking, moins il y a de monde, mais les bons coins sont gâchés par la gadoue créée par le piétinement.
Caroline pose sa conclusion en vidéo : « C’est un endroit mitigé pour nous au niveau de la beauté. C’est très beau, mais je pense que cet endroit a un défaut qui fait son succès : il est trop facilement accessible. Si tu vas dans les Alpes, je pense que tu vois des endroits aussi beaux avec des cascades, sauf qu’il faut que tu te tapes 4 h de marche. »
Là-dessus elle a tenté la baignade. « Peut-être dans l’espoir de me transformer en une autre forme d’être ou de recevoir des pouvoirs magiques. À part m’avoir mise K.O., je n’ai pas ressenti de grand changement ! Très agréable, mais en fait, ça m’a épuisée. Ça a eu un effet de fatigue immense sur moi. » L’eau aux Fairy Pools sort directement des Black Cuillin, elle est à 6-8°C même en plein été. À limiter à 5-10 minutes maximum, avec serviette chaude prête à la sortie. Pas de baignade en solo, et pas avant une longue marche derrière (Caroline était hors d’usage pour le reste de la journée).
Le passage qu’on a envie de citer mot pour mot, parce qu’il dit quelque chose d’honnête sur le tourisme aujourd’hui : « On se posait la question de savoir : est-ce qu’on vous montre cet endroit ? Est-ce qu’on vous en parle, est-ce qu’on vous le partage, tout en vous disant qu’il y a trop de monde ? Est-ce qu’on n’aurait pas plutôt intérêt à ne pas vous le montrer ? Si on veut se dire qu’on voudrait préserver ces endroits naturels, ne risquent-ils pas de se transformer en de simples lieux touristiques ? »
On vous le montre quand même, parce que c’est pour ça qu’on fait ce blog. Mais on vous dit aussi : arrivez avant 8h ou après 17h. Les bus touristiques débarquent entre 10h et 16h, c’est mécanique. Et marchez 30 min au-delà des premiers bassins, la foule s’éclaircit nettement. Parking payant (environ 6 livres la journée), à payer obligatoirement sinon amende.
Fairy Glen près de Uig : pyramides de terre et arc en cercle marketing

Le lendemain des Fairy Pools, on a remonté l’île vers le nord-ouest jusqu’à Uig, et on a fait une halte aux Fairy Glen. La Vallée des fées. Sur place, ce sont des petits monticules verts en forme pyramidale qui surgissent au milieu d’une dépression, avec des fougères partout. Caroline arrive amusée : « On se croirait effectivement dans un pays des fées. Pas vraiment de légendes autour de ça, mais comme la nature est surprenante, elle nous offre ici comme spectacle, on dirait vraiment que ça a été fait par les fées. »
Spoiler géologique : ce ne sont pas les fées, c’est la tectonique. Plus précisément un ancien glissement de plaques qui a sculpté ces monticules. J’avais blagué dans la vidéo : « En fait, ce sont des gens en tractopelle qui sont arrivés. Ils ont fait ça, à la fin l’herbe a poussé, non ? » Caroline n’a pas validé.
À l’intérieur du Fairy Glen, il y a un petit arc en cercle de pierres posé au sol, devenu LE spot Instagram du coin. On vous le dit d’entrée : ce n’est pas une légende celtique, c’est une construction touristique récente, alimentée par les visiteurs qui ajoutent leurs propres pierres. Les autorités de Skye demandent depuis quelques années de ne plus en ajouter parce que ça crée de l’érosion et endommage la végétation. Si vous y allez, regardez, photographiez, mais ne ramassez pas de pierres pour les rajouter. Vraiment.
Bon point pour les Fairy Glen : c’est nettement plus calme que les Fairy Pools. On était fin août quand le pic touristique passe, et on a trouvé un petit coin caché en s’aventurant dans les sentiers secondaires. Caroline avait dit : « Écouter le bruit de l’eau couler était un vrai petit bonheur. » Ça résume bien. Compter 1h-1h30 sur place, parking modeste à 2 miles du village d’Uig.
Old Man of Storr et Kilt Rock : la dernière route, et la chute qui avait soif

En fin de séjour, on a emprunté la A855 qui longe la côte est de Skye, et on est passés devant l’Old Man of Storr. Un pic rocheux de 719 m qui domine un chaos rocheux et toute la péninsule de Trotternish. Iconique. C’est sans doute le spot le plus photographié de Skye après les Fairy Pools.
On n’a pas fait la randonnée jusqu’au sommet (4 km aller-retour, 400 m de dénivelé, environ 2h-2h30, chaussures correctes recommandées). Caroline avait le cœur serré, on n’arrivait pas à partir : « C’est toujours pareil quand on sait que c’est la fin d’une aventure. On a le cœur serré, les larmes aux yeux, ne réalisant pas encore tout ce que nous vivions en cet instant. » On l’a regardé depuis la route, on a fait nos photos depuis le parking, et on a continué.
Si vous y allez, par contre, faites la rando. C’est le meilleur moyen d’éviter la foule du parking qui se contente du premier viewpoint. Et arrivez tôt (avant 8h) ou tard (après 17h), parking payant 3 livres pour 2h.
Plus au nord, à 15 min de route, on a atteint Kilt Rock et les Mealt Falls. Une falaise basaltique de 60 m qui surplombe la mer, avec une chute d’eau qui se déverse directement dedans. Spectaculaire sur le papier. Sauf que cet été-là, l’UK avait été déclaré en sécheresse (juillet le plus sec depuis 1976), et… la chute n’avait plus d’eau. Caroline a résumé en vidéo, blasée : « C’est bien quand il y a de l’eau, mais il n’y a plus d’eau partout. C’est vrai qu’elle perd un peu, elle est belle hein, mais elle perd un peu de sa superbe, de la faute de tout le monde. »
C’est circonstanciel. Une année de pluies normales, la cascade est magnifique, plein débit, on est en plein spectacle. Pour nous, c’était un filet d’eau qui tombait timidement dans la mer. On sait que si on y retourne dans des conditions normales, on verra autre chose, et on changera d’avis. La falaise basaltique reste vertigineuse de toute façon, et la plateforme aménagée permet d’admirer le panorama sans risque. Pas de marche, parking gratuit.
Petit conseil bonus pour cette partie nord de Skye : si vous avez le temps, prolongez de 20 min vers le nord pour rejoindre le Quiraing. C’est une formation rocheuse encore plus spectaculaire que le Storr, et nettement moins fréquentée parce qu’elle demande une boucle de 7 km (4-5h). Décor lunaire ne d’un glissement de terrain antique. On ne l’a pas fait, on regrette.
Portree, la respiration : maisons colorées, fish and chips et gin local

Au milieu de tout ça, il y a eu Portree. Et on va le dire franchement : Portree, c’est la note positive du séjour Skye. C’est le moment où, après les Fairy Pools, on a respiré. La capitale de l’île, environ 2500 habitants, sur la côte est. Petit port de pêche, maisons colorées, ruelles. Bref… ce qu’on était venus chercher.
Caroline pose le ton dès l’arrivée : « Portree, qui en gaélique veut dire, de sa traduction, port du roi. » Le nom complet en gaélique écossais est Port-an-Rìgh, et la légende l’attribue à une visite du roi Jacques V en 1540 (l’origine est probablement plus ancienne, mais l’histoire est sympa). Détail qu’on trouve mignon : ce petit village de 2500 habitants se présente comme une capitale, et Caroline y croyait.
Ce qui frappe à Portree, c’est la rangée de maisons colorées du Quay Street. Rose, bleu, vert, parfaitement alignées le long du quai, reflétées dans l’eau du port. C’est LA photo iconique de Skye. Pour la prendre dans les bonnes conditions, viser fin d’après-midi (le soleil de l’ouest les éclaire de face) et photographier depuis le quai d’en face, pas directement devant. Caroline résumait : « Tu as l’impression qu’elle est sortie de nulle part, cette petite ville, et que d’un coup, il y a de la vie. »
On a aimé l’ambiance du port. Pas de yacht, pas de marina luxueuse, juste des petits bateaux de pêche avec leurs filets. Ça sentait le poisson, on était bien. « On est très ville portuaire de toute façon, on n’aime pas les gros trucs avec le yacht. C’est bien, ça sent le poisson, c’est cool, c’est compatible avec nous. » Pause déjeuner classique : fish and chips au port, frais du jour. Caroline confirmait : « C’est bon. »
Anecdote qu’on aime bien : on n’a pas pris la sauce vinaigre proposée en accompagnement. En voyant la dose massive que le serveur mettait sur les portions des locaux à côté, on a calé : « Il en met partout, sur les frites. Là, pour le coup, ça aurait été du vinaigre au fish & chips. C’est ça. Vinaigre chips, bon appétit. » Le malt vinegar est une tradition britannique solide, mais la dose locale ferait pleurer un palais français. Demandez « on the side » si vous voulez tester sans vous faire submerger.
Côté boutiques, les ruelles du centre (Wentworth Street et Bank Street) sont pleines de petits commerces souvenirs avec des figurines de fées (clin d’œil aux Fairy Pools voisines), des petites vaches Highland miniatures, des écharpes en tartan, des bougies parfumées. On a fait notre lot de cliché touristique. Caroline confessait : « On dévaliserait tout le magasin. »
Et puis l’achat coup de cœur, qu’on ramènera dans Édouard pour les soirées vanlife des Hébrides : une bouteille de gin local. Le Misty Isle Gin de l’Isle of Skye Distillers, distillé à Portree même. Caroline l’avait choisi par hasard : « Par hasard, gagné un prix cette année et qui fait partie des meilleurs gins de l’Écosse. On n’avait pas encore acheté un vrai, un bon, ben normalement celui-ci devrait faire l’affaire. » Effectivement, primé plusieurs fois aux Scottish Gin Awards. La distillerie elle-même se visite (réservation, The Old Police Station, Portree).
Bonus pour les amateurs de whisky qui ne sont pas convaincus par le gin : la distillerie Talisker, à Carbost, est l’autre grand nom des spiritueux de Skye. Single malt fondé en 1830, tours guidés + tasting. À environ 1h de route de Portree, sur la côte sud-ouest.
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Pour quitter Skye, on s’est dirigés vers Uig, au nord-ouest de l’île. C’est le port d’embarquement pour les Hébrides extérieures, via le ferry CalMac qui relie Uig à Tarbert sur l’île de Harris. Compter environ 1h40 de traversée. Réservation indispensable en haute saison, surtout pour camping-car. Prix indicatif : 15-30 livres par passager, 60-90 livres pour le camping-car selon la longueur d’Édouard.
À l’époque, on s’embarquait pour Harris avec une mission dans la poche. Caroline résumait : « Pour essayer de le retrouver, notre cher Willy qui nous attend, il n’est pas au courant encore qu’il nous attend. » Le fameux Willy, c’est ce peintre des Hébrides dont un couple de Français habitués nous avait parlé à Lochinver une semaine plus tôt, avec une bouteille de vin à déposer chez lui. La mission Willy, pour les habitués du blog, démarre ici. Pour ceux qui découvrent, on en a fait tout un article sur les [Îles de Harris](https://www.laplanetedecaro.com/iles-de-harris-road-trip/).
Retrait des billets au guichet du port d’Uig, process simple (« C’était super simple. Je confirme, ce n’est pas la chose la plus compliquée qu’on ait eu à faire dans cette vie-là. »), puis on attend dans la file des camping-cars. Édouard fait semblant de réfléchir au démarrage (« Est-ce que ça va redémarrer ou pas, on ne sait pas »), mais cette fois-ci il a bien voulu. Embarquement, traversée grise, et direction Harris. Une autre histoire commence.
Petit détail qui a son charme : pendant l’attente du ferry, depuis le quai d’Uig, on voit déjà les « pains de mie de Harris » au loin. C’est notre code interne pour parler des îles qu’on voit s’aplatir à l’horizon comme du pain anglais industriel. Caroline les avait baptisés comme ça, on n’a jamais changé.
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OK, on a beaucoup raconté ce qui nous a freinés. Pour finir sur du positif et de l’actionnable, voici nos conseils si vous y allez (et vous devriez y aller, vraiment).
1. Visez la basse saison. Avril-mai ou septembre-octobre. Vous aurez une autre île, et ce ne sera pas la même histoire que la nôtre. La météo sera plus capricieuse (prévoir vêtements imperméables, chauffage Webasto pour le van, vaisselle à l’abri), mais la magie reviendra.
2. Décalez vos horaires. Sur tous les spots majeurs (Fairy Pools, Old Man of Storr, Kilt Rock, Neist Point), arrivez avant 8h ou après 17h. Les bus touristiques tournent entre 10h et 16h, c’est mécanique. Bonus : à l’aube ou au coucher de soleil, la lumière est cinq fois plus belle pour les photos.
3. Sortez du sentier battu. Le Quiraing est moins fréquenté que le Storr et plus spectaculaire. Neist Point au coucher de soleil vous offrira un des plus beaux panoramas de l’île si vous acceptez les 30 min de marche depuis le parking et le vent en pleine face. Dunvegan Castle (siège du clan MacLeod depuis 800 ans) et ses jardins ne sont visités qu’à moitié. Talisker et son loch sont calmes en semaine.
4. Préparez votre connexion AVANT d’arriver. SIM UK locale ou eSIM Holafly, on a déjà détaillé. Ne pas miser sur la SIM française. Le GPS sans réseau peut vous planter au milieu d’un single track.
5. Anticipez les midges. De juin à août, ces moucherons piqueurs invisibles peuvent rendre une fin de journée infernale, surtout près des lacs et tourbières au crépuscule. Moustiquaire de tête à 15 livres dans n’importe quel outdoor shop écossais, répulsif à base de DEET, et préférez les spots bivouac exposés au vent (les midges détestent le vent et le soleil).
6. Soyez patients avec le réseau de « No Overnight Camping ». Les autorités locales ont multiplié les panneaux depuis 2019 sur les zones touristiques (Fairy Pools, Old Man of Storr). Le wild camping reste légal en Écosse en vertu de la Land Reform Act, mais respectez les pancartes locales. Préférez les single tracks discrètes, les aires isolées, ou les campings officiels.
Dormir en van, budget, conseils pratiques
Où dormir en camping-car. Trois options principales :
- Campings officiels (les plus simples, parfois indispensables) : Glenbrittle Campsite (proche Fairy Pools), Torvaig Caravan (proche Portree), Sligachan Campsite (centre île). Compter 20-30 livres la nuit avec vidange et électricité.
- Wild camping discret : possible légalement en Écosse, mais sur Skye il faut éviter les zones avec panneaux « No Overnight Camping ». Privilégier les single tracks loin des spots touristiques.
- Parking bord de route (notre solution du premier soir) : pas glamour, mais ça dépanne quand il faut du réseau et qu’on est crevé.
Budget moyen pour deux en camping-car sur Skye. Skye est l’endroit le plus cher du sejour écossais, on vous prévient.
- Parkings payants : 6 livres Fairy Pools, 3 livres Old Man of Storr (2h), 5 livres Quiraing
- Camping officiel : 25-30 livres / nuit
- Restaurant Portree : 15-25 livres le plat
- Fish and chips au port : 12-15 livres
- Visite distillerie : 12-25 livres selon tour
- Total moyen pour deux : 80-100 livres / jour, courses comprises
Conseil pratique : faites le plein de courses à Inverness avant d’arriver. Les supermarchés sur Skye (Co-op à Portree, Spar à Broadford) ont tout, mais 10-15% plus cher en moyenne. Idem pour le carburant : Inverness propose les meilleurs prix de la région.
Combien de jours. Trois jours pleins suffisent pour un premier passage : un jour pour Fairy Pools + Talisker + côte sud-ouest, un jour pour Portree + Old Man of Storr + Kilt Rock, un jour pour Fairy Glen + Quiraing + Neist Point au coucher de soleil. Avec deux jours on sacrifie le nord. Avec une semaine on rentre dans Elgol, Coral Beach, Loch Coruisk et les distilleries.
Questions frequentes
Combien de jours pour visiter l'ile de Skye en camping-car ?
Quelle est la meilleure saison pour visiter l'ile de Skye ?
Comment arriver a l'ile de Skye en camping-car ?
Y a-t-il du reseau mobile sur l'ile de Skye ?
Ou dormir en camping-car sur l'ile de Skye ?
Faut-il prevoir un budget special pour Skye ?
Comment eviter la foule aux Fairy Pools et Old Man of Storr ?
Les midges sont-ils vraiment un probleme sur Skye ?
Avant Skye : nos étapes coup de cœur des Highlands
Pour resituer ce qu’on évoquait au début : les trois étapes des Highlands qui nous ont marqués juste avant d’arriver à Skye, et qui nous ont mis le palais haut en spots solitaires.
PS : si vous y allez et que vous trouvez la magie qu’on n’a pas eue, racontez-nous. On veut bien y croire. Et si vous croisez les Fairy Pools tôt le matin sans personne dessus, prenez une photo et envoyez-la, ça nous permettra de croire qu’on a juste pas eu de chance.
