Salut les amis. Là, je vous écris depuis la plage de Bordeira, en Algarve, un petit café à la main, le soleil qui s’est levé il y a une heure et demie à peine, et une vue que, franchement, je ne vais même pas essayer de vous décrire (de toute façon vous me croiriez pas). On a passé la nuit ici, on a récupéré Édouard, notre camping-car, et comme à chaque fois qu’on récupère Édouard… bah on s’est retrouvé avec un problème. Sauf que cette fois, le problème a été réglé par le partenaire du jour, Aferiy, qui venait justement de m’envoyer sa nouvelle station, la Nomad 1800. Alors installez-vous, parce que cette batterie m’a un peu étonné, et j’ai des choses à vous raconter.
Et avant qu’on rentre dans le détail, je vous mets la vidéo, parce qu’il y a Caroline, il y a le chat, il y a des escargots qui font la course sur la batterie (oui, oui), bref il y a l’ambiance, et ça se raconte mieux en images.
Pourquoi Édouard nous a (encore) fait des misères
Alors pour comprendre, faut que je vous explique mon installation électrique. Dans le camping-car, j’ai deux batteries, enfin… trois en fait. La batterie moteur d’origine, celle que tout le monde a dans son camion. La batterie cellule d’origine, celle qui fait tourner surtout les pompes, et que j’avais changée il y a deux ans. Et puis une troisième, le réseau secondaire qu’on s’était bricolé pour le boulot, pour pouvoir bosser en road trip. Et c’est elle, la coupable.
Parce que depuis notre dernier petit road trip en avril (et là on est en juin, faites le calcul), cette batterie secondaire est tout simplement… naze. Complètement morte. On voit même les pôles plus et moins qui sont oxydés, c’est pour vous dire. Avant, j’arrivais encore à grappiller quelques heures en fin de journée. Là, dès que le soleil se barre, j’ai plus rien. Plus de batterie du tout. Donc autant vous dire que quand Aferiy m’a dit « tiens, teste la Nomad 1800 », le timing était… parfait, on va dire.

Le déballage : un format qui m’a surpris
Première chose qui m’a fait tiquer en ouvrant la batterie, c’est le format. Parce qu’Aferiy, historiquement, nous faisait des batteries plus larges que longues, avec les infos et l’écran posés sur la longueur. Là, ils ont fait l’inverse. Et déjà rien que ça, j’ai trouvé ça malin.
Mais surtout, j’ai été étonné par sa taille. Quand j’avais lu ses capacités, je m’attendais honnêtement à un truc plus gros, parce qu’on parle quand même de 1024 Wh, soit grosso modo 1 kWh. Et par rapport à des concurrentes de même capacité, je la trouve plus petite, ou en tout cas moins haute. On sent qu’il y a eu une vraie recherche sur le design, et ça, venant d’Aferiy, ça vaut le coup de le souligner. Parce que bon, soyons honnêtes, Aferiy nous a souvent sorti des batteries qui n’étaient pas les plus belles du marché (c’est gentiment dit). Leur truc, c’était plutôt le bon vieux b.a.-ba : de la capacité, de la fiabilité, assez de prises pour brancher tout le monde, et basta. Pas l’écran le plus stylé, pas les fonctionnalités de l’espace. Là, sur la Nomad 1800, on sent un cran au-dessus. Petit détail que j’adore d’ailleurs : ils ont glissé une touche de orange sur les grilles d’aération, et je trouve ça du plus bel effet.

Le tour des prises : il y a tout ce qu’il faut
Niveau connectique, et par rapport à la capacité de la bête, je trouve ça vraiment bien dosé. En façade, on a deux ports USB 3.0, et deux ports USB-C : un qui envoie jusqu’à 140 W (parfait pour nos MacBook Pro, donc), et un autre à 20 W. On retrouve aussi la fameuse lampe torche, comme sur toutes les Aferiy. Alors la lampe torche, je vous avoue, perso je m’en sers jamais… quoique. Là, je viens d’y penser : hier soir j’ai branché la batterie dehors pour dépanner ma cellule, et la lumière, ça aurait pu servir à dire « eh, y a une batterie posée là, roulez pas dessus ». Bon, et il y a le signal SOS aussi, qui peut dépanner un jour, qui sait.
Par contre, le port que je ne lâcherai jamais, c’est l’allume-cigare. Ça, c’est indispensable pour moi. Parce que figurez-vous qu’on a aussi perdu internet (Édouard, encore lui), et mon modem fonctionne justement sur une prise allume-cigare. Donc voilà, sans ce port, j’étais bon pour le pigeon voyageur. Petit truc pratique : tous les ports de façade s’activent et se coupent avec un bouton dédié, histoire d’économiser la batterie, et c’est pareil à l’arrière, où on retrouve les deux prises secteur 220-240 V, elles aussi coupables d’un bouton.

La vraie nouveauté : le commutateur d’entrée 1000 W / 500 W
Et là, on arrive sur le truc qui m’a le plus parlé, parce que ça répond à un vrai problème que je vis dans le camping-car. Accrochez-vous, je vulgarise.
Sur les panneaux solaires d’Édouard, je suis limité à 450 W. Or, une station comme celle-ci peut avaler jusqu’à 1000 W en entrée sur une prise secteur. Le souci, c’est que quand je la branche sur les prises du camion et qu’elle réclame 1000 W alors que le solaire n’en donne que 450, et bien c’est ma pauvre batterie cellule qui doit combler la différence. Et ça, ça la fatigue, c’est pas cool du tout. Sur une marque concurrente, j’adorais pouvoir dire à la batterie, via l’appli, « non, tu prends que 250 W en entrée, je chargerai plus lentement mais je crame pas ma cellule ». Aferiy, eux, ont fait différemment, et je trouve ça presque plus malin : ils ont collé un commutateur physique qui passe l’entrée de 1000 W à 500 W. Pas d’appli à sortir, pas de menu à fouiller, tu bascules le petit interrupteur et hop, c’est réglé.
Et j’ai fait le test, ça marche pour de vrai : j’étais à 1000 W, j’ai basculé sur 500, et en entrée il n’y avait bien plus que 500 W qui rentraient. Sachant qu’aujourd’hui un camping-car bien équipé tourne facile autour des 500 W de solaire, c’est pile la bonne valeur. Et petit bonus : il paraît qu’en chargeant plus lentement, la batterie se recharge mieux. Que demande le peuple.

La charge : du 30 % au plein en moins de 40 minutes
Côté recharge, j’ai été bluffé. Avant de la mettre dans le camion, je l’ai branchée chez moi : elle était à 30 % en arrivant, et il m’a fallu 38 à 40 minutes pour la remonter à 100 %. Officiellement, Aferiy annonce du 0 à 80 % en 36 minutes et un plein en une grosse heure sur secteur, et si on cumule secteur plus solaire (jusqu’à 1500 W au total), on reste sur une heure environ. Bref, c’est rapide, vraiment. Le matin du tournage, j’ai d’ailleurs pu lui redonner un peu de jus avec un panneau solaire dépliable que je trimballe dans le camping-car.
Pour les curieux : les chiffres qui comptent vraiment
Bon, je vous ai vu, vous avez senti que je tournais un peu autour du pot avec mes histoires de cellule et d’escargots. Alors je vous lâche le côté technique, vite fait bien fait, parce que c’est quand même là que la Nomad 1800 envoie.
Une batterie qu’on peut emmener partout
L’autre truc que j’apprécie sur ce genre de format, c’est qu’on peut lui ajouter une batterie extensible. Ça rend la Nomad 1800 semi-polyvalente : tu l’emmènes dans le camping-car, et de retour à la maison tu peux la plugger à d’autres batteries plus grosses pour augmenter ta capacité de stockage. Du coup ce n’est plus une batterie que tu utilises six mois par an dans un camion, elle te sert toute l’année, et ça la rend tout de suite plus rentable.
Et puis il y a le poids. Elle fait 11,64 kg, ce qui est plutôt léger pour ce type d’engin. Quand vous voyez les grosses stations qui pèsent 40 ou 45 kg, vous vous voyez les trimballer de la maison au camping-car, vous ? Moi non plus. Là, on peut la migrer avec nous sans se faire un tour de rein, et perso c’est exactement ce que je cherche.
Nomad 1800 contre P110-D : le match en interne
Pour vous situer la bête, je l’ai mise face à une autre Aferiy que vous connaissez peut-être, la P110-D. Et le verdict est assez parlant : la Nomad 1800 offre plus de capacité, elle est nettement plus légère, plus compacte, encaisse plus de cycles… et elle coûte moins cher. Difficile de faire la fine bouche.
Aferiy Nomad 1800 vs Aferiy P110-D
469,00 €
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848,00 €
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|---|---|---|
| Capacité | 1 024,00 Wh | 960,00 Wh |
| Poids net | 11,64 kg (25,66 lb) | 15,50 kg (34,17 lb) |
| Dimensions | 350,00 mm (13,78 in) | 392,00 mm (15,43 in) |
| Nombre de sorties CA | 2,00 | 2,00 |
| Nombre de sorties Courant Continue | 2,00 | 2,00 |
| USB-A | 2 ports, QC 3.0 18W | 2 ports, QC 3.0 18W |
| Garantie | 7,00 an | 7,00 an |
| Cycles de vie | 4000+ cycles de charge/décharge jusqu’à 80 % de capacité | 3500+ cycles de charge/décharge jusqu'à 85 % de capacité |
Après, moi qui ai déjà testé et qui possède à la maison la Aferiy P210 et la Aferiy P280, je peux vous dire que sur cette Nomad 1800, on sent vraiment un step-up. La qualité, le design, l’effort de recherche : on n’est plus du tout sur le modèle de base. Ils ont même tenté une petite nouveauté avec ce sélecteur d’intensité en entrée, et franchement, chapeau.
L’appli mobile : le point encore perfectible
La Nomad 1800 se pilote aussi via une application mobile. Alors je préfère être honnête avec vous : je la téléchargerai pour vérifier si c’est la même que l’ancienne, mais de mémoire, on n’a pas une tonne de fonctionnalités, à part faire à distance ce que la batterie fait déjà manuellement (activer, désactiver les ports). J’espère qu’ils ont fait des mises à jour, mais bon, l’appli, ça n’a jamais été le point fort d’Aferiy. Le point fort d’Aferiy, je vous le donne en mille, c’est le coût au kilowattheure. Et là-dessus, on y revient juste en dessous.
Le test ultime : le sèche-cheveux
Et puis il y a LE test, celui qui valide une batterie quand on est nomade, et qui vient généralement de ces dames : le sèche-cheveux. On a rarement un truc qui consomme plus que ça dans une vie en camping-car, alors merci Caroline pour le coup de main. On branche, la batterie affiche 87 %, et…
« Est-ce que la mèche est validée ? » Et bien la mèche est validée. Le sèche-cheveux ronronne, la Nomad 1800 ne bronche pas. Test réussi.
Alors, pour qui cette Nomad 1800 ?
Au final, cette batterie est faite pour celles et ceux qui n’ont pas envie de mettre des mille et des cents dans un générateur solaire, tout en cherchant quand même un matériel fiable et bon marché. Si vous avez un petit camping-car comme le nôtre, déjà équipé à l’intérieur, et que vous voulez une batterie de secours que vous pouvez emmener avec vous puis ramener à la maison, avec juste ce qu’il faut de capacité pour tenir deux jours tranquille si vous bossez, et qui ne pèse pas un âne mort… vous êtes au bon endroit. Le tout avec la fameuse garantie 7 ans d’Aferiy, là où beaucoup de marques s’arrêtent à trois.
Voilà, c’était la Nomad 1800 d’Aferiy, testée entre deux galères d’Édouard, un café face à l’océan et un chat (Vasco, de son petit nom) qui a passé la nuit à nous embêter avant de se taper des sprints sur la plage. On vous fait des bisous, et on se retrouve très très vite, parce que pendant les quatre jours où on a le camping-car, croyez-moi, on va vous faire plein de vidéos.
PS : non, le chat n’est pas rentré dans le port USB. Les escargots ont essayé, par contre. La nature, quoi.
