Notre avis sur Praia da Oliveirinha, la plage sauvage qu’on a appelée Porto Covo pendant quatre ans
Avantages
- Plage sauvage et peu frequentee
- Decor unique avec le port de Sines a l'horizon
- Deux ambiances : sable et rochers
Inconvénients
- Nuit en camping-car desormais interdite (GNR)
- Ambiance un peu industrielle au loin
- Nom trompeur (a ne pas confondre avec Porto Covo)
À qui s'adresse ce lieu ?
- Amateurs de plages sauvages et de nature
- Voyageurs en van pour une journee
- Ceux qui aiment les coins a histoire
Une plage sauvage chargee d'emotion, a vivre pour la journee face aux cargos de Sines.
Il y a des plages qu’on aime, et il y a des plages qui nous suivent partout. La Praia da Oliveirinha, on l’a portée avec nous pendant presque quatre ans sans même connaître son vrai nom.
Pendant longtemps, on l’a appelée tout simplement « la plage de Porto Covo ». Faut dire qu’il y a une petite route perpendiculaire qui descend vers l’eau, et à son entrée, un gros panneau « Porto Covo ». Pour nous, l’affaire était réglée, la plage s’appelait comme ça (on aime bien se tromper avec assurance, c’est une spécialité maison). Sauf que non. Porto Covo, c’est le village, qu’on a fini par vraiment découvrir en 2026, presque quatre ans plus tard, et dont on a fait un article entier. La plage, elle, c’est la Praia da Oliveirinha.

Une plage vraiment sauvage
Ce qui frappe d’abord ici, c’est le côté brut. Il y a des parties de sable et de roche, de la vraie roche qui rentre dans l’océan, et on est abrités par une espèce de dune-colline couverte d’herbes, comme on en trouve tout le long de l’Alentejo. On est d’ailleurs à la limite nord du Parc Naturel du Sud-Ouest Alentejano et de la Costa Vicentina, un des coins les plus préservés du Portugal (750 espèces de plantes, dont 45 qu’on ne trouve nulle part ailleurs, rien que ça).
Les herbes de la dune, ce sont surtout de l’oyat et du chiendent des sables, ces grandes touffes qui tiennent le sable en place, avec au printemps le lys des sables et le panicaut bleu qui pointent. Derrière, sur la partie fixe, il y a la camarinha, un petit arbrisseau à baies blanches comestibles quasi emblématique de la côte de Sines. Bref, c’est vert, c’est vivant, et ça donne au lieu ce petit air de bout du monde qu’on adore.
2022, la première fois (seuls au monde)
Notre première fois, c’était tout début 2022, en février. On venait de descendre tout le Portugal, on était restés un peu coincés en Algarve parce qu’il ne faisait pas beau, et dès février on est remontés vers Lisbonne pour faire la partie qu’on avait dû sauter. Après avoir découvert la plage de Bordeira, on est tombés ici par le plus grand des hasards, sans rien connaître du coin.
Et là, le ciel s’est ouvert. Un temps magnifique, pas un chat, l’océan pour nous tout seuls. On était à peu près au milieu de notre road-trip de deux ans, et c’est exactement à ce moment-là, sur cette plage, qu’on a vraiment compris la chance qu’on avait de pouvoir voyager en camping-car. C’était encore la période des confinements, alors être là, libres, face aux vagues.. (j’en ai un petit frisson rien qu’en l’écrivant).
On a fait des photos avec Caro sur les rochers, sa robe rouge sur la pierre grise, on a profité des vagues la nuit, et on a même pu dormir deux nuits sur place avec le van, à une époque où c’était encore autorisé. Deux nuits, seuls, face à l’Atlantique. On ne savait pas encore que ça deviendrait un souvenir aussi précieux.
Été 2024, le retour et les cargos de Sines
Deuxième passage, à l’été 2024, en août à peu près. Cette fois on n’a fait que quelques heures, pas de nuit, mais on a été subjugués une deuxième fois. Et c’est là qu’on a vraiment pris le temps de regarder le décor, au loin.

Parce qu’à l’horizon, on voit passer d’énormes paquebots et porte-conteneurs, un peu comme quand on était au Cap Blanc-Nez. C’est le port de Sines, juste au nord, avec ses cargos les uns derrière les autres. Ça donne une ambiance moins touristique, plus industrielle au loin, mais franchement, ce mélange entre plage sauvage et géants de l’océan, ça nous plaît énormément.
Juin 2026, avec le chat (et la GNR)
Troisième passage en date, juin 2026, cette fois avec le chat. On y a passé toute la journée. Il y avait d’autres camping-cars, dont des Portugais, et j’ai demandé si on pouvait dormir sur place. Réponse : non. Eux non plus n’avaient pas passé la nuit, et ils comptaient partir en fin de journée parce que la GNR passait dans le coin.
Et effectivement, vers 18h, tout le monde a plié. Nous aussi, direction Vila Nova de Milfontes juste après (l’article qui suit ce passage, c’est celui-là). Avant de partir, on a pris un moment avec le chat pour tourner une vidéo, celle de la caméra Reolink, notre petite caméra de sécurité pour le van. La boucle était bouclée : quatre ans après nos deux nuits aujourd’hui interdites, on revenait une dernière fois, avec un chat et une caméra sous le bras.

Infos pratiques
PS : si un jour vous voyez une robe rouge marcher sur les rochers et un chat qui regarde les cargos, c’est peut-être nous, revenus reprendre une quatrième dose.