Glasgow, c’est une ville qui est belle par sa tristesse.
C’est sorti tout seul, en plein milieu d’une ruelle pavée où il ne se passait rien du tout, et sur le coup je me suis dit que c’était peut-être pas très gentil (Caroline m’a regardé genre « tu t’entends parler ? »). Sauf que plus j’y repense, plus je me dis que c’est la seule phrase honnête que j’ai sortie sur cette ville.
On y est allés deux fois. Une première en camping-car, pour retrouver une amie de Caroline qu’elle n’avait pas vue depuis longtemps, et une seconde en plein mois d’août, à pied cette fois, sans van, juste pour marcher dans les rues et voir ce qu’elles racontaient. Et bien les deux séjours disent la même chose : Glasgow ne se donne pas au premier regard, elle se mérite un peu. Allez, on vous emmène.
Glasgow, c’est la plus grande ville d’Écosse (~600 000 habitants), capitale culturelle contrairement à Édimbourg qui est plus politique et touristique. Architecture victorienne en pierre, scène musicale énorme, université parmi les plus anciennes du Royaume-Uni, et un West End plein de bars et restaurants qui valent vraiment le détour.
Glasgow : Ces endroits dont on peut vous parler
Voici notre sélection de lieux à Glasgow : des spots que nous avons visités et qui pourraient vous être utiles. Utilisez la vue liste pour découvrir chaque adresse en détail, et exportez le tout pour l'ajouter à Google Maps ou votre application GPS préférée.
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| Université de Glasgow | University Avenue, Glasgow G12 8QQ, Écosse | |
| Cathédrale St Mungo | Cathédrale St Mungo, Glasgow, Écosse | |
| Necropolis | Necropolis, Glasgow, Écosse |
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| Waxy O'Connor's, le pub de Glasgow où on a fait quatre fois le tour avant de s'asseoir | 44 West George Street, Glasgow G2 1DH, Écosse | |
| Òran Mór | Òran Mór, Glasgow, Écosse | |
| Stravaigin, le restaurant de Glasgow dont je parle depuis des années (et ce qu'on y a mangé en revenant) | 28 Gibson Street, Glasgow G12 8NX, Royaume-Uni |
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| Kelvingrove Art Gallery & Museum | Kelvingrove Art Gallery & Museum, Glasgow, Écosse |
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| Kelvingrove Park | Kelvingrove Park, Glasgow, Écosse | |
| Glasgow Botanic Gardens | Glasgow Botanic Gardens, Glasgow, Écosse |
Glasgow : une idée du temps qu'il fait
Prévisions 5 jours
Vous hésitez à partir maintenant ? Voici les prévisions pour les jours à venir.
Climat mensuel
On ne va pas se mentir, on préfère les belles journées ensoleillées. Mais si vous aimez la fraîcheur ou la pluie, voici de quoi trouver votre bonheur.
| Mois | Temp. min | Temp. max | Pluie | Météo | Avis |
|---|---|---|---|---|---|
| Octobre | 8°C | 12°C | 120 mm | 🌦️ | |
| Novembre | 4°C | 9°C | 165 mm | 🌧️ | |
| Décembre | 4°C | 8°C | 149 mm | 🌧️ | |
| Janvier | 1°C | 5°C | 103 mm | 🌧️ | |
| Février | 3°C | 7°C | 90 mm | 🌧️ | |
| Mars | 3°C | 10°C | 109 mm | 🌧️ | |
| Avril | 4°C | 13°C | 81 mm | 🌦️ | |
| Mai | 8°C | 16°C | 62 mm | 🌧️ | |
| Juin | 11°C | 18°C | 135 mm | 🌧️ | |
| Juillet | 13°C | 20°C | 70 mm | 🌦️ | |
| Août | 12°C | 19°C | 100 mm | 🌦️ | |
| Septembre | 11°C | 16°C | 164 mm | 🌧️ |
Quota RapidAPI dépassé (limite par minute/mois). Réessayez plus tard.

Glasgow en road-trip : le West End comme camp de base
Bon, premier truc à comprendre : Glasgow a deux visages. Le centre-ville avec Buchanan Street (avenue piétonne commerciale), George Square (la place centrale), et les pubs historiques comme Waxy O’Connor’s. Et le West End, plus à l’ouest, où se concentre la vie étudiante et créative : Université de Glasgow, Kelvingrove, Botanic Gardens, et tous les petits bars et restos sympas du coin.
Pour nous, le West End a été le camp de base, parce que c’est là qu’habite l’amie de Caroline. Mais même si vous n’avez personne sur place, je vous conseille de privilégier ce quartier : à pied de tous les bons spots, ambiance détendue, hébergements et restos plus à taille humaine. Le centre ça se visite en demi-journée, c’est largement suffisant.
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Grise ou verte ? Même le nom de Glasgow n’a jamais tranché
Alors là, on va commencer par tuer un truc qu’on lit absolument partout. On vous dira que Glasgow veut dire « le cher endroit vert », the dear green place, et c’est tellement joli que tout le monde le recopie sans se poser de question (moi le premier, avant de vérifier).
Sauf que non. Cette traduction-là est récente, elle date du milieu du 20ème siècle, et elle est très contestée. Le nom est d’origine brittonique, et le mot de départ, glas, c’est justement le mot qui refuse de choisir : en brittonique comme en gaélique, il veut dire vert autant que gris, voire gris-bleu. Le second élément renvoie plutôt à un creux, un vallon. Donc la traduction honnête ce serait un truc du genre « le creux gris-vert », ce qui il faut l’avouer marche beaucoup moins bien sur un magnet de frigo.
Et le plus dingue, c’est qu’après trois jours sur place, cette hésitation je l’ai eue physiquement. Vous avez d’un côté la pierre, les tons bruns et gris, les façades massives, quelque chose de vraiment austère et sérieux, surtout quand on débarque de l’Algarve avec ses maisons blanchies à la chaux et ses bandes colorées autour des fenêtres. Ce n’est pas moche, hein. C’est juste complètement autre chose. Et de l’autre côté vous avez une ville étonnamment verte pour sa taille, des parcs partout, une végétation dense, un air qu’on trouve plutôt agréable en marchant.
Du coup la couleur, quand elle apparaît, elle explose. Une jardinière de fleurs rouges au-dessus d’une porte de pub, une devanture de café qui croule sous les pétunias, une boîte aux lettres britannique en fonte rouge posée là au coin d’une rue… dans un décor où tout est dans la même gamme de pierre, chaque tache de couleur ressort dix fois plus fort qu’ailleurs. C’est le truc que je n’avais pas anticipé.
Ah et la météo, parlons-en. On a eu de la chance sur le papier (alternance permanente de gris et d’éclaircies, aucune vraie saucée), mais dans les faits il faut aimer pouvoir enlever et remettre son blouson toutes les quatre secondes. C’est sportif. L’avantage, et c’est vraiment un avantage, c’est que la lumière change en continu sur les façades : la même rue photographiée à dix minutes d’écart ne donne pas du tout le même truc.
Lire une façade de Glasgow : grès blond, grès rouge et fenêtres en saillie
Bon alors ça, c’est LE truc que j’aurais aimé savoir avant d’y aller, parce que ça transforme complètement une balade en ville. Glasgow est une ville qu’on peut littéralement lire sur ses murs, et une fois qu’on a la clé on ne peut plus s’arrêter.
La couleur de la pierre vous donne la date du bâtiment. Toute la ville historique est en grès (sandstone). Pendant des décennies, on a construit avec le grès blond des carrières locales, du côté de Giffnock et Bishopbriggs, juste au sud et au nord de la ville. Et puis vers 1890, ces carrières commencent à s’épuiser, en tout cas pour la belle pierre. Les architectes se tournent alors vers le grès rouge du Dumfriesshire, à Locharbriggs, que le chemin de fer Carlisle-Glasgow permet enfin de faire venir à un prix correct. Le premier immeuble de Glasgow en rouge de Locharbriggs sort en 1889.
Résultat, la règle est presque bête : blond, c’est avant 1890, rouge, c’est après. Et quand vous voyez les deux couleurs côte à côte dans la même rue, ce que j’ai photographié sans le savoir sur St Vincent Street, vous êtes en train de regarder deux générations de bâtisseurs et un épuisement de carrière. Je trouve ça vertigineux (oui je sais, je m’emballe pour des cailloux, mais quand même).
Deuxième truc qui m’a sauté aux yeux : les fenêtres en saillie partout. Des bay windows, souvent à trois pans (on dit canted bay windows), sur des immeubles entiers. Et sur place je me suis fait tout un film : je me suis dit que dans un pays où le soleil est rare, une fenêtre à plusieurs pans devait capter la lumière sous plus d’angles qu’une baie plate. Logique, non ?
Bah non. Je m’en suis rendu compte tout seul en marchant, parce qu’on en trouve aussi sur des façades orientées plein nord, qui ne voient jamais un rayon. Vérification faite, Historic Environment Scotland les présente comme un marqueur de standing des tenements victoriens : les appartements de meilleur rang se distinguaient par ces coûteuses fenêtres en saillie et par les ornements de façade. C’est de la frime sociale, pas de l’ingénierie solaire. Mon hypothèse était jolie, elle était fausse, voilà.
Troisième détail, et celui-là il m’a réconcilié avec notre première nuit. Dans beaucoup de rues, on entre chez soi en montant quelques marches : le rez-de-chaussée est surélevé par rapport au trottoir, et en dessous il y a un niveau à moitié enterré, avec ses propres fenêtres qui affleurent au ras du sol. Ce n’est pas un accident. Les constructeurs creusaient d’environ un quart d’étage et rejetaient la terre devant pour remonter le niveau de la rue. L’étage noble se retrouvait ainsi surélevé (meilleure vue, et surtout beaucoup moins d’humidité, ce qui n’était pas un luxe), et le niveau du dessous accueillait les cuisines et le personnel de maison. La petite cour en contrebas devant la fenêtre s’appelle une area, et au 18ème on la surnommait the airy, parce qu’elle servait à ventiler et à empêcher les odeurs de cuisine de remonter dans les salons.
Et donc notre fameuse première chambre, celle que j’ai décrite sur le moment comme « quasiment en sous-sol » pour environ 140 euros la nuit… et bien ce n’était pas un sous-sol. C’était l’étage des domestiques (j’vous laisse méditer sur le rapport qualité-prix, moi j’ai fait que ça pendant deux jours).
L’Université de Glasgow : notre coup de cœur visuel
Et là, on entre dans le truc qui nous a vraiment plu. L’Université de Glasgow, fondée en 1451, l’une des plus anciennes du monde anglophone. Le bâtiment qu’on voit aujourd’hui n’est pas le médiéval d’origine : c’est le Main Building néo-gothique de George Gilbert Scott, fin du 19ème, avec sa tour visible de très loin.
Ce qu’il faut voir, c’est les cloîtres sous la Bute Hall (the Cloisters, ou l’Undercroft), ces couloirs voûtés en pierre qui sont devenus le spot photo le plus fréquenté de la ville. Si vous avez vu Cloud Atlas, où l’un des quadrilatères joue Cambridge, ou Outlander, où les cloîtres jouent Harvard, vous les avez déjà vus. Visite des extérieurs et du cloître libre et gratuite, plus le Hunterian Museum à l’intérieur (plus ancien musée public d’Écosse, 1807, gratuit aussi).
Comptez 2 à 3h tranquille. Caroline a fait beaucoup de photos, moi je suis resté planté devant les arches pendant un quart d’heure à essayer de choper la bonne lumière (elle changeait toutes les quatre secondes, cf. plus haut). On a écrit une fiche entière sur ce campus, avec notamment le point sur la question Poudlard que tout le monde pose :
Université de Glasgow
Fondée en 1451, l'université de Glasgow est le grand spot patrimonial du West End : deux cours, le passage voûté des Cloisters, la tour néo-gothique et un accès libre.
Lire la suiteKelvingrove Park et Park Circus : la balade qu’on n’avait pas prévue
Alors ça, c’était censé être un simple raccourci pour rentrer. On a fini par y passer l’après-midi.
Kelvingrove Park est un petit havre de paix, et c’est lui qui règle définitivement la question du « Glasgow est grise ». Végétation très dense, châtaigniers, bancs partout, grands espaces, la rivière Kelvin qui traverse, et un fond sonore de corbeaux qui croassent dans les arbres. C’est calme, c’est reposant, et perso j’ai passé tout le passage à me dire que ce serait un spot parfait pour aller courir. Depuis le parc, on a aussi une très belle percée sur la tour de l’Université, qui dépasse au-dessus des arbres et qu’on prendrait franchement pour un clocher d’église si on ne savait pas.
Et il y a des statues et des monuments partout, ce qui m’a intrigué sur le moment. Explication : le parc a été créé en 1852 sous le nom de West End Park, avec Joseph Paxton (le type du Crystal Palace de Londres) et l’architecte Charles Wilson, et c’est le premier parc public d’Écosse conçu comme tel. Surtout, il a accueilli trois expositions internationales géantes, en 1888, 1901 et 1911, qui ont attiré des millions de visiteurs. Les monuments qu’on croise sont en grande partie les restes de tout ça. Et cerise sur le gâteau : ce sont les bénéfices de ces expositions qui ont payé la construction de la Kelvingrove Art Gallery.
En remontant le parc, on débouche sur Park Circus, et là on retrouve d’un coup toute l’identité de pierre du quartier, mais en version très haut de gamme et très homogène. Là encore ce n’est pas un hasard : c’est le même Charles Wilson qui a été chargé en 1851 de dessiner le sommet de la colline de Woodlands, et qui trace Park Circus en 1855 (construit dans la foulée en 1857-1858), 29 maisons en courbe autour d’un jardin privé réservé aux résidents. Autrement dit, notre balade du parc jusqu’en haut de la colline suivait le plan d’un seul et même bonhomme, dessiné dans les années 1850. On ne le savait absolument pas sur le moment, et c’est peut-être pour ça que ça coulait aussi bien.
Mais le vrai coup de cœur, il est un cran plus loin. Arrivés en haut, la première impression n’est pas spectaculaire, et puis on prend une petite rue sur la gauche, on redescend, et on tombe sur Park Circus Lane. Des pavés gris avec de la terre et des petites plantes qui s’infiltrent entre les joints, des plantes grimpantes qui remontent le long des murs, et surtout d’énormes blocs de pierre rectangulaires marqués par le temps, le genre de matériau qui a vu passer les années, les décennies, les siècles. La palette est d’une sobriété totale, tout est dans le même gris. Et ce sont les habitants qui apportent les seules couleurs, avec leurs pots de fleurs et leurs hortensias posés le long des façades.
C’est à la fois triste et beau en même temps. C’est là que la phrase du début m’est venue.
Trois ruelles à ne pas rater à Glasgow
Et bien puisqu’on parle de ruelles, autant vous donner les trois qui valent le détour, parce que c’est vraiment un truc de cette ville.
Ashton Lane, dans le West End juste derrière Byres Road, c’est la carte postale : une ruelle pavée bordée de bars et de restos, guirlandes, terrasses, chaises bistro alignées. On y est passés en journée et c’était déjà très joli, mais honnêtement on sent bien que son moment à elle c’est le soir, quand tout se remplit (on n’a pas pu y retourner de nuit, donc je vais éviter de vous vendre une ambiance que je n’ai pas vue). Petit bonus historique qui m’a bien plu : la ruelle date des environs de 1878 et ce n’était pas du tout un lieu de fête, c’était la voie de service à l’arrière de Byres Road. Des écuries, des remises à voitures, des ateliers, et les cochers logés à l’étage juste au-dessus des chevaux de leur patron. Aujourd’hui on y boit des pintes. Le recyclage urbain, quoi.
The Hidden Lane, à Finnieston (1103 Argyle Street), c’est notre étape non prévue et la plus surprenante des trois. On y accède par un long couloir sous un immeuble, assez large pour une voiture, une espèce de mini-route couverte, et on ressort dans ce qui ressemble à un quartier entier planqué au milieu du quartier. Des ateliers d’artistes, des portes et des encadrements de fenêtres repeints dans toutes les couleurs possibles, des plantes, des tableaux. Après trois heures de grès et de ciel gris, le contraste est assez violent visuellement. Caroline a chiné dans les boutiques sans rien acheter, moi j’ai moins d’atomes crochus avec ce type d’art, mais l’endroit vaut le coup rien que pour l’effet de surprise. Comptez 10 à 15 minutes si vous ne faites que traverser.
The Hidden Lane, le quartier de Glasgow qui se cache derrière un porche
Cour d'ateliers d'artistes au 1103 Argyle Street, à Finnieston. On y accède par un passage sous immeuble assez large pour une voiture, et pour cause : c'était le garage à...
Disponible le 15 octobre 2026Sauchiehall Street, enfin, c’est l’inverse total du reste. Là c’est un joyeux bordel de couleurs au niveau des commerces, comme si chaque devanture participait à un concours de la plus voyante, sans aucune recherche d’accord avec la voisine. Néons, enseignes, façades saturées. Et le truc marrant, c’est qu’il suffit de lever les yeux d’un étage : au-dessus des vitrines, on retrouve immédiatement la pierre et la palette froide de Glasgow. Deux villes superposées dans le même immeuble. Au passage, le nom vient du scots saugh (le saule) et haugh (une prairie de fond de vallée) : c’était la prairie aux saules, avant que la rue soit élargie en 1846 et que les villas laissent place aux tenements.
Boire et manger à Glasgow : nos trois adresses
Les trois adresses ci-dessous, on nous les a toutes données par l’amie de Caroline. Sans elle, on serait probablement allés dans un pub à touristes de Buchanan Street, donc merci à elle.
Waxy O’Connor’s (44 West George Street, centre-ville) c’est un pub entièrement recouvert de boiseries sculptées, sur plusieurs niveaux reliés par des escaliers étroits, avec des vitraux, des alcôves, des recoins, et un arbre qui traverse tout l’atrium sur trois étages. On a fait quatre fois le tour avant de réussir à s’asseoir quelque part. Petite précision utile parce que la légende circule beaucoup : l’arbre de la marque, celui qui est raconté partout comme un orme de 250 ans, est en réalité un hêtre irlandais, et il est installé dans le Waxy’s de Londres depuis 1995, pas ici. Celui de Glasgow (ouvert en 1999) a bien le sien, mais l’exploitant n’en donne ni l’essence ni l’âge. Et non, le bâtiment n’a jamais été une église : ce sont les boiseries qui viennent d’églises.
Waxy O’Connor’s, le pub de Glasgow où on a fait quatre fois le tour avant de s’asseoir
Un pub de Glasgow monté avec des boiseries d'église récupérées, six bars sur trois niveaux et un arbre qui traverse l'atrium. Notre avis, nos photos, et ce qui est faux...
Lire la suiteL’Òran Mór (croisement Great Western Road et Byres Road) occupe une église victorienne désacralisée, et c’est là qu’on est allés prendre des cocktails. Attention par contre, on a nous-mêmes écrit une bêtise ici pendant des mois : ce n’est pas l’ancienne St Mary’s Cathedral. La St Mary’s existe bien, elle est aussi sur Great Western Road, mais c’est la cathédrale épiscopalienne et elle est toujours en activité. L’Òran Mór, lui, c’est l’ancienne Kelvinside Parish Church, première pierre posée en 1862, architecte J. J. Stevenson, fermée comme église en 1978 et reconvertie en 2004. Le nom veut dire « grande chanson » en gaélique. Bar au rez-de-chaussée, brasserie, et une salle de concert dans l’ancienne nef sous un plafond peint par Alasdair Gray. Les cocktails sont créatifs et suivent les saisons, et on y est restés une bonne heure et demie avant d’aller dîner : boire un cocktail sous les voûtes d’origine, dans une lumière tamisée, ça reste. Ils y font aussi un concept de théâtre du midi, A Play, a Pie and a Pint : une pièce courte de cinquante minutes, une part de tourte et une pinte, tous les midis du lundi au samedi. On n’a pas eu le temps de le tester et je le regrette encore.
Stravaigin (28 Gibson Street, West End), c’est la table du séjour et de très loin. Un bistro ouvert depuis les années 90, cuisine écossaise contemporaine avec des influences asiatiques et indiennes, et surtout leur signature : les moules piquantes. Véritable tuerie. Les meilleures moules de ma vie au piment, j’en salive encore en écrivant cette phrase. Caroline avait pris un curry végétarien, très bon aussi, mais bon, les moules. Réservez, surtout le week-end.
Stravaigin, le restaurant de Glasgow dont je parle depuis des années (et ce qu’on y a mangé en revenant)
Notre avis sur Stravaigin, institution du West End de Glasgow ouverte en 1994 : le haggis maison, les entrees, le decor sur plusieurs niveaux et les prix, avec nos photos.
Lire la suiteAutour : Kelvingrove Art Gallery, Botanic, St Mungo, Necropolis
Si vous restez plus de 2 jours, voici les autres spots qui valent le coup.
West End (à pied depuis l’Université) :
- Kelvingrove Art Gallery & Museum. Face à l’Université, gratuit, l’un des musées les plus visités d’Écosse. Grande façade en grès rouge de Locharbriggs (eh oui, construite entre 1892 et 1901, donc forcément rouge), collection très éclectique avec un Spitfire suspendu dans le hall, un Dalí, de l’archéologie écossaise. Comptez 1h30 à 2h.
- Kelvingrove Park. Le parc autour du musée, dont on a parlé plus haut. Idéal pour la balade digestion.
- Glasgow Botanic Gardens. Jardins botaniques victoriens, gratuit, célèbres pour leur Kibble Palace (serre en fer et verre de 1873, fougères arborescentes, ambiance jungle victorienne).
Centre-ville historique (en métro ou taxi) :
- Cathédrale St Mungo (Glasgow Cathedral). Cathédrale médiévale, l’une des rares d’Écosse à avoir traversé la Réforme quasiment intacte. Crypte de Saint Mungo, patron de la ville. Gratuit.
- Necropolis. Juste derrière la cathédrale, sur une colline, cimetière victorien ouvert en 1832 avec des monuments funéraires spectaculaires et une vue panoramique sur la ville. Comptez 2h pour les deux.
Plus excentré (taxi ou métro) :
- Riverside Museum. Musée des transports dans un bâtiment de Zaha Hadid (2011), au bord de la Clyde. Gratuit, avec le trois-mâts Glenlee amarré devant.
- Pollok Country Park. Au sud-ouest, un grand parc qui abrite des Highland cows en pleine ville, plus Pollok House et la Burrell Collection.
Où dormir et stationner en camping-car à Glasgow
Alors la partie pratique, parce que c’est aussi ça qui fait la différence quand on vanlife. Glasgow centre est vraiment pas camping-car friendly. Notre solution : se garer dans une rue résidentielle du West End, près de chez l’amie de Caroline. Sans ce réseau local, ça aurait été plus galère.
Stationnement journée pour visiter :
- Le parking proche du Botanic Gardens dans le West End tolère les camping-cars en journée. Attention : l’app de paiement refuse les CB françaises (vécu). Prévoir une CB UK ou une carte type Wise ou Revolut qui passe.
- Plusieurs Park & Ride en périphérie (Shields Road, Kelvinbridge) : se garer là et prendre le Glasgow Subway vers le centre. Économique et zen.
Nuit :
- Glasgow n’a pas d’aire municipale camping-car. Le plus simple est de sortir de la ville le soir vers un camping de périphérie : Craigendmuir Park (au nord-est, sur la route de Loch Lomond) ou Strathclyde Country Park (au sud-est).
- Pas d’aire de vidange en ville non plus : il faut sortir et passer une nuit en camping pour faire les eaux. C’est ce qu’on a fait, on n’avait pas le choix.
Et si vous dormez en dur plutôt qu’en van, relisez le passage sur les rez-de-chaussée surélevés avant de réserver : quand une annonce vous propose une chambre garden level ou lower ground, vous savez maintenant exactement de quoi on parle, et vous pourrez négocier en connaissance de cause (nous, on a payé plein pot notre leçon d’architecture).
Conseils pratiques : météo, budget et connexion eSIM
Sur ce, on termine sur les conseils logistiques pour bien préparer votre passage.
Météo : Glasgow est l’une des villes les plus pluvieuses du Royaume-Uni (oui oui, plus qu’Édimbourg, qui est pourtant à 80 km à l’est mais protégée par les collines des Pentlands). En été, comptez 14 à 20°C, avec de la pluie possible à n’importe quel moment de la journée, et des jours très longs en juin-juillet. Prévoyez le K-way, et surtout une veste qui s’enlève vite.
Budget : c’est le point qui nous a le plus marqués, à deux reprises. Ce n’est pas seulement que Glasgow est chère quand on arrive du Portugal, c’est surtout le décalage entre ce qu’on paie et ce qu’on obtient. Pour vous donner l’ordre d’idées : un dîner à deux dans un resto correct, une pinte en pub, un cocktail dans un bar du West End, une nuit de camping en périphérie et un ticket de métro, ça fait vite grimper une journée. Le Subway reste le meilleur rapport qualité-prix de la ville, avec son pass à la journée.
Connexion eSIM ou SIM locale : les opérateurs français ne couvrent plus le Royaume-Uni en roaming Europe depuis le Brexit (bienvenue en zone « monde », aïe). Solution : une eSIM prise avant le départ, ou une SIM locale à l’arrivée. Bonus non négligeable, une eSIM permet aussi de payer le parking sans CB britannique.
Quelle carte SIM illimitée pour un voyage en Écosse ?
Quelle connexion internet utiliser lors d'un séjour en Écosse ? Souvent questionnée par les voyageurs, nous avons exploré les diverses options disponibles en Écosse dans cet article complet. Comme toujours,...
Découvrir
Dernier truc, et c’est peut-être mon meilleur souvenir de la ville : on est tombés par hasard sur une répétition de cornemuses et de tambours en plein parc, un dimanche après-midi, avec des gens assis dans l’herbe autour. Personne n’avait rien organisé pour les touristes, c’était juste des gens qui répétaient. Et là, entre la pierre grise, l’herbe très verte et le son des cornemuses, j’ai eu l’impression que la ville venait de m’expliquer tranquillement ce que j’avais essayé de dire avec ma phrase du début.
FAQ Glasgow en road-trip
Quand visiter Glasgow ?
Combien de temps prévoir à Glasgow ?
Glasgow ou Édimbourg, laquelle choisir ?
Peut-on visiter Glasgow en excursion depuis Édimbourg ?
Que faire à Glasgow quand il pleut ?
Comment se déplacer dans Glasgow sans voiture ?
Glasgow est-elle dangereuse ?
Que voir autour de Glasgow en une journée ?
PS : on a passé tout un article à parler des moules piquantes du Stravaigin et on n’a toujours pas une seule photo. C’est parce qu’on les mange trop vite. La prochaine fois on photographie d’abord, promis (je l’avais déjà promis la dernière fois).
Après l'Écosse, on continue
Deux ans de van à temps plein, et l'Algarve comme port d'attache depuis. On continue de partir, en van ou autrement, et on raconte ce qu'on trouve en chemin. Un e-mail quand on a quelque chose à dire, pas plus.
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