Vue d'ensemble du terrain des Highland Games en Écosse avec lancer de marteau

Assister aux Highland Games en Écosse : le guide

Non classifié(e) Xavier 18 min
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Vue d'ensemble du terrain des Highland Games en Écosse avec lancer de marteau
En deux phrases : les Highland Games, c’est la grande fête sportive et culturelle écossaise qui se tient chaque été dans des dizaines de villages et de villes (mai à septembre, plus de soixante rassemblements). Lancers de troncs d’arbre, cornemuses, danses traditionnelles, défilés de clans en kilt et tartan : on est venus en road-trip vanlife à Ballater un 11 août, on n’a pas regretté.

Pourquoi les Highland Games valent le détour quand on traverse l’Écosse

Bon, on va vous le dire tout net : si vous organisez un road-trip en Écosse l’été, et que vous tombez sur les dates des Highland Games d’un village, calez-vous dessus, vous ne le regretterez pas. C’est une de ces journées où, en sortant le soir, on a la tête qui chauffe (un peu trop pour notre cas, on y revient), le carnet plein de notes, et le sentiment d’avoir vraiment touché du doigt ce qui rend l’Écosse… bah, écossaise.

Caroline et moi, on a vécu les Highland Games un 11 août à Ballater, petit village de l’Aberdeenshire dans la vallée de la Dee. On est arrivés trois jours avant avec Édouard (notre fidèle Hymer B544), on a posé le van face à l’Église (parking large, toilettes publiques, c’est cadeau pour un week-end d’événement), et on a profité de la mise en place. Et bien voilà, on a tellement aimé qu’on a décidé de lui consacrer un article entier, parce qu’au-delà du folklore touristique, c’est une vraie expérience humaine.

Défilé de cornemuseurs en kilt aux Highland Games

Les Highland Games, c’est quoi exactement ?

À la base, ce sont des compétitions sportives et culturelles organisées par les clans pour célébrer la culture celtique de l’Écosse. À ne pas confondre avec un simple festival folklorique pour touristes : les Highland Games sont une vraie institution écossaise, vivante, codifiée, qui rassemble chaque été plus de soixante rassemblements à travers tout le pays (de mai à septembre, avec un pic juillet-août).

On y trouve plusieurs grandes familles d’épreuves… le lancer de troncs (le fameux caber toss), le lancer de poids et de marteau, des concours de danse traditionnelle (souvent dansés par les enfants, plus particulièrement les petites filles), un concours de cornemuse en parallèle, et toute une journée de défilés ponctués par les tambours et les fanfares des clans. C’est aussi une vitrine économique : producteurs de miel, de bois, de whisky, ils tiennent tous leur petit stand à l’écart du terrain principal.

Bon à savoir. Les Highland Games sont avant tout une fête de famille. Beaucoup de stands pour les enfants, beaucoup de jeux, beaucoup de manèges. C’est très loin du folklore solennel, c’est plus proche d’un Intervilles version « Clash of Clans » comme on a dit en arrivant, avec des équipes représentant les différents clans qui s’affrontent toute la journée.

Compétition de lancer de poids aux Highland Games en Écosse

Notre matin du jour J à Ballater : les cornemuses qui s’accordent au loin

Tiens, c’est marrant comme certains souvenirs collent à la peau. Le matin du jour J, on a pris notre petit-déjeuner dans Édouard avec, en fond sonore, les cornemuses qui s’accordaient au loin dans le village. Une note tenue, puis une autre, puis trois, puis un accord qui se cale doucement. On comprend pourquoi cet instrument est associé à l’Écosse : il a vraiment quelque chose qui prend aux tripes quand on l’écoute traîner dans l’air d’un matin d’août sur les collines.

Le coup d’envoi est donné autour de 11h30-midi, mais tout commence bien avant. Le village entier se réveille petit à petit, les gens convergent vers le centre, et là… surprise. Tout le monde part ensemble. Une procession collective, organisée, qui marche depuis le village jusqu’au parc où vont se dérouler tous les jeux. Cornemuseurs en tête, tambours derrière, et la foule qui suit. On n’est plus dans un village, on est dans un cortège.

« Why not ? I seem too old ? » : la rencontre qui résume tout

En route vers le parc, on s’est fait prendre en main par une dame locale qui nous a proposé un raccourci. Elle nous a dit « you follow me, I go this way as well ». Caroline et moi, on lui a emboîté le pas. Je lui ai gentiment dit, en anglais bricolé, d’essayer de ne pas marcher trop vite (on était déjà chargés en matos vidéo, plein soleil, gros sac à dos). Sa réponse, immédiate, du tac au tac : « Why not ? I seem too old ? ». Énorme. Tout le monde a éclaté de rire. On a pris une leçon d’humour écossais en plein vol, et on a compris en deux minutes la chaleur des locaux qu’on allait croiser toute la journée.

Défilé de cornemuseurs devant un pub écossais à Ballater pendant les Highland Games

L’ambiance sur place : entre fête foraine et compétition codée

Quand on arrive sur le terrain, première étape obligatoire : la file d’attente pour le ticket. Sous un soleil de plomb. Sans un nuage. On a réalisé ce jour-là que oui, on peut prendre des sérieux coups de soleil au fin fond de l’Écosse (spoiler : on a fini rouges, cramés, à racheter de la crème solaire en rentrant au village le soir). Bon, on patiente, on profite, on observe les locaux qui arrivent en file aussi, beaucoup en kilt, beaucoup en tartan, certains avec le brushing assorti.

Une fois passés, on découvre un site qui ressemble à… un mélange entre fête foraine et terrain de sport. Sur un côté, des stands pour manger, pour boire, des manèges, des jeux pour les enfants (énormément, en fait, c’est très orienté famille). Sur l’autre, le terrain principal où les épreuves s’enchaînent toute la journée. Et plus loin, en marge, les petits stands artisanaux tenus par les différents clans.

Défilé de cornemuseurs en kilt aux Highland Games en Écosse
Groupe de cornemuseurs en kilt traditionnel des clans écossais

Les épreuves stars des Highland Games

Le caber toss, ou lancer de tronc d’arbre

C’est l’épreuve emblématique. Un tronc de pin écorcé d’environ 5,5 mètres de long et 80 kilos. Le compétiteur le soulève à la verticale, le tient pendant un instant qui paraît durer un quart d’heure, court avec quelques mètres et le lance en essayant de lui faire faire une rotation complète en l’air. Et là, surprise pour le novice : on ne juge pas à la distance, mais à l’alignement de la chute. Un caber toss réussi tombe à 12 heures, dans l’axe parfait du lanceur. Caroline regardait, fascinée, et m’a demandé « mais pourquoi ils sont contents quand ça tombe juste devant eux ? ». Pas si simple à comprendre quand on découvre.

Le lancer de poids, de marteau, et de « débouche-toilette »

Plusieurs autres épreuves de lancer s’enchaînent. Le poids, classique (un gros boulet en métal). Le marteau écossais, plus spectaculaire (une boule au bout d’une chaîne). Et puis ce que j’ai baptisé sur place « le lancer de débouche-toilette », parce que ça y ressemblait furieusement : un bout de bâton avec une grosse boule au bout, le compétiteur tourne sur lui-même pour prendre de l’élan, et lance le tout le plus loin possible. Le gars qu’on regardait, j’aurais pas tenté de lui dire du mal de sa maman, il devait faire 120 kilos posés.

Les danses traditionnelles écossaises (avec petites filles)

Pendant que les épreuves de force se passent au centre du terrain, sur un coin… des danses. Et là, on est surpris : ce sont des petites filles qui dansent, pas des gros barbus. Le Highland Fling (danse sur place, sauts précis), la Sword Dance (au-dessus de deux épées croisées posées au sol), et plusieurs autres chorégraphies codées. Caroline trouvait qu’elles « dansaient un peu comme des crabes », avec une rythmique étonnante quand on découvre. Moi, j’attendais le moment où ça allait changer (les filles iraient lancer des troncs, les mecs danseraient sur la cornemuse), mais ça n’est jamais arrivé. Pas cette année là en tout cas.

Le concours de cornemuse, en parallèle

Et puis sur un coin plus calme du site, un concours de cornemuse en continu. Les jeunes se relaient devant un jury. On en voit un, concentré, en pleine pratique. C’est l’ambiance la plus feutrée de la journée, et on s’y arrête quelques minutes pour souffler un peu entre deux épreuves de force.

Le tirage à la corde et la course en sac

Deux autres classiques : le tirage à la corde, où deux équipes s’arrachent dans la sueur pour faire tomber l’adversaire ; et la course en sac… qui s’adresse uniquement aux enfants, et c’est trop mignon à voir. Toute la journée les épreuves s’enchaînent, dans tous les coins du site, et la fanfare repasse plusieurs fois pour donner le tempo.

Les stands des clans : miel, bois, whisky, savoir-faire

C’est probablement la partie qu’on a sous-estimée en arrivant, et qui s’est révélée la plus enrichissante. Autour du terrain principal, les différents clans tiennent chacun un petit stand pour présenter leur savoir-faire artisanal local. Producteur de miel, producteur de bois, producteur de whisky (et oui, en grande déclinaison, parce qu’on est en Écosse), artisanat en tartan (écharpes, coussins, articles décoratifs), miniatures.

Et c’est là qu’on prend conscience que les Highland Games ne sont pas qu’une compétition sportive : c’est aussi une vitrine économique et culturelle pour chaque clan/communauté. Les gens viennent pour gagner, certes, mais aussi pour montrer ce qu’ils savent faire au quotidien. On a discuté avec deux ou trois producteurs, on a goûté du miel local, on a parlé de tartans avec un monsieur très patient qui nous expliquait la différence entre les couleurs des clans. Caroline a craqué pour une écharpe en tartan, pas l’écharpe Burberry hein, la vraie. Souvenir parfait.

Conseil souvenir. Si on veut un souvenir authentique, c’est aux stands des clans qu’on le trouve, pas au stand « touriste » à l’entrée. Un tartan officiel d’un clan, un produit artisanal local (miel, whisky), ça vaut largement le bibelot importé. On revient avec quelque chose qui a une histoire, qu’on peut raconter aux copains au retour.

Musiciens en tenue traditionnelle écossaise jouent du tambour aux Highland Games

Manger sur place : la grosse déception Black Angus

Bon, parlons franchement. Estomac qui crie en milieu de matinée, on cherche à manger. Sur le site, un stand viande a l’air de proposer LA spécialité du jour : le Black Angus Steak & Cheese Burger. On en commande deux (oui, parce qu’on est gourmands, et puis l’Écosse a la réputation de faire de la bonne viande). Verdict : pas bon. Vraiment pas bon. On a été déçus. Et le pire (la prise de son d’origine de notre vidéo était inutilisable pour cause de vent et de bruit ambiant, on a fini par commenter en voix off au montage), c’est que ce sera notre seule expérience Black Angus de tout le séjour en Écosse. Pas la peine d’insister, on s’est rabattus sous le chapiteau des boissons avec une petite bière, et le moral est immédiatement remonté.

Notre conseil food. Aux stands de viande sur le site, ce n’est pas garanti. Mieux vaut viser les stands fish and chips ou les options locales (haggis, neeps and tatties, soupe Cullen Skink si c’est proposé), et garder de la place pour le repas du soir en ville (les pubs ouvrent bien après les Games, et c’est là qu’on mange la vraie cuisine écossaise). À Ballater, on a très bien mangé en ville le soir, c’est un autre sujet.

La troisième mi-temps en ville : trois groupes de cornemuses dans les rues

Et bien, fin de journée, le terrain commence à se vider. Les clans plient les stands, les compétiteurs rangent leur matériel, on retourne en ville pour la « troisième mi-temps » comme l’appellent les locaux. Et là… encore une surprise. Au lieu de finir tranquillement avec une pinte au pub, on assiste dans les rues de Ballater à trois groupes différents de cornemuseurs et tambours qui défilent les uns après les autres. Probablement les différents clans qui font leur tour d’honneur en ville.

Caroline, ronde comme un coquetier après deux pintes et le soleil qui a fait son œuvre, lance « Metallica cornemuses… Macarena cornemuse… non mais écoutez-le lui franchement ». Je ne connais pas, j’ai pas leur CD, ils sont sur Spotify. Petit running gag entre nous, qu’on s’est gardé pour la vidéo.

Très honnêtement, c’est ce moment-là qui clôt vraiment la journée. Pas la dernière épreuve sur le terrain, mais ce défilé tardif où le village entier sort sur le pas de sa porte avec un verre à la main pour saluer les cornemuses qui passent. On y est. On comprend pourquoi les Écossais tiennent à leurs Games.

Caroline assise sur la pelouse observe la foule aux Highland Games à Ballater

Les clans et leurs tartans : Campbell, MacDonald, Stewart, MacGregor

Bouquet final des Highland Games (et résumé culturel pour qui s’y intéresse) : les différents clans qui défilent dans leurs kilts et tartans respectifs. Parmi les plus célèbres : Campbell, MacDonald, Stewart, MacGregor. Chacun a son motif de tartan, ses couleurs, son histoire, son territoire historique dans les Highlands. Les tartans ne servent pas qu’à habiller : on les retrouve sur des écharpes, des coussins, et toute une déclinaison d’articles artisanaux qu’on peut ramener en souvenir.

Un peu d’histoire pour comprendre pourquoi le tartan est si chargé symboliquement. Après la défaite jacobite de Culloden en 1746, le port du kilt et de la cornemuse a été interdit par les lois de proscription, dans l’idée d’écraser l’identité gaélique des Highlanders. Pendant plusieurs décennies, c’est devenu un acte de résistance que de porter ces vêtements. Quand les lois ont fini par être levées et que le XIXᵉ siècle a redonné une place centrale à l’identité écossaise (avec un sérieux coup de pouce de la reine Victoria qui adorait les Highlands), le kilt et le tartan sont devenus à la fois un symbole national et un marqueur d’appartenance à un clan. Aujourd’hui, les Highland Games sont l’un des rares lieux où cette culture est encore visible en vrai, pas dans un musée.

Vieil homme en kilt traditionnel écossais sur le terrain des Highland Games

D’où viennent vraiment les Highland Games ?

La tradition remonte loin. La légende attribue leur création au roi Malcolm III au XIᵉ siècle, qui aurait organisé une course sur les pentes de Craig Choinnich, près de Braemar, pour sélectionner les meilleurs messagers de son royaume. C’est probablement plus complexe que ça historiquement, mais la racine est là : très ancienne, liée aux clans, aux Highlands, à des concours de force et de vitesse entre membres d’une même communauté.

Les Games modernes, eux, sont surtout codifiés au XIXᵉ siècle. La reine Victoria, qui passait ses étés à Balmoral juste à côté de Ballater (et à Braemar pour les Games), a beaucoup contribué à les populariser en assistant chaque année à ceux de Braemar dès 1848. Sa caution royale a fait des Highland Games un événement à la mode, et chaque petite ville s’est mise à organiser le sien.

Aujourd’hui les Highland Games sont :

  • une compétition sportive sérieuse (avec une vraie association nationale, la Scottish Highland Games Association, qui standardise les épreuves) ;
  • une fête culturelle (concours de danse traditionnelle, de cornemuse, de tambours) ;
  • un dispositif de transmission de l’identité gaélique des Highlands et des clans, qui sinon serait peut-être devenue purement folklorique.

On y vient autant pour les épreuves que pour le reste, et c’est précisément cette épaisseur qui rend l’expérience aussi marquante.

Quels Highland Games choisir pour son road-trip ?


Notre choix à nous. Petit village dans la vallée de la Dee, ambiance familiale, accueil chaleureux, parking face à l’Église qui accueille les camping-cars pour plusieurs nuits avec toilettes publiques sur place. La taille du Games est moyenne, ce qui permet de tout voir en une journée sans courir, et de bien sentir l’ambiance des stands de clans. La proximité de Balmoral (10 minutes en voiture) est un bonus si on veut faire un crochet par le château.

Verdict : idéal pour un premier Highland Games en road-trip vanlife, ambiance accessible, logistique simple.

Conseils road-trip et vanlife pour les Highland Games

Et bien voici notre check-list après notre expérience à Ballater, à adapter selon l’événement choisi :

  • Réserver son week-end. Arriver la veille (ou deux jours avant) pour profiter du village et de la mise en place, vivre les Games le samedi, rester encore une nuit pour la 3ᵉ mi-temps en ville. Les parkings dédiés camping-cars se remplissent, ne pas attendre le vendredi soir.
  • Crème solaire ET impermeable. Oui les deux. Météo écossaise volatile, journée en plein air, on peut prendre des coups de soleil sérieux (vécu) ou se faire trempés en 10 minutes. Couches multiples, chapeau, lunettes.
  • Eau et grosses bouteilles. On boit vite par grand temps, la file d’attente pour acheter prend du temps, prévoir 1,5 litre par personne facile.
  • Cash. Les petits stands artisanaux et certains foodtrucks ne prennent que du liquide. Compter 50-70£ par personne pour une journée complète (entrée + repas + boisson + petit souvenir).
  • Pas besoin d’être en kilt. Aucune obligation vestimentaire, on vient comme on est. Jean, baskets, sweat. Les kilts sont pour les compétiteurs et les membres de clans.
  • Batterie de téléphone. On prend beaucoup de photos. Powerbank dans le sac.
  • Se garer le matin tôt. Si pas de parking camping-car dédié, viser un parking communal en lisière du village, marche 10-15 minutes pour rejoindre le site.

FAQ Highland Games en Ecosse

Quand ont lieu les Highland Games en Ecosse ?
La saison des Highland Games s etale de mai a septembre, avec un pic en juillet-aout. Plus de soixante rassemblements ont lieu chaque ete a travers toute l Ecosse, des petits villages aux grandes villes. Les dates exactes varient chaque annee, mais chaque ville importante a son week-end attitre. A Ballater par exemple, les Games sont fixes a un samedi de mi-aout. Verifier l agenda officiel sur visitscotland.com ou shga.co.uk (Scottish Highland Games Association) avant de planifier le road-trip.
Quels sont les Highland Games les plus connus ?
Le Cowal Highland Gathering de Dunoon, fin aout, est le plus grand du monde avec plus de 3 500 concurrents en danse, cornemuse et epreuves sportives. Les Braemar Gathering, debut septembre, sont les plus celebres historiquement (la famille royale britannique y assistait traditionnellement, le terrain est juste a cote de Balmoral). Les Ballater Highland Games, mi-aout, ont une ambiance plus familiale et plus accessible. Inverness, Dornoch, Pitlochry ont aussi leurs editions reputees. Chacun a sa personnalite, on conseille les Games de taille moyenne pour mieux vivre l ambiance.
C est quoi le lancer de tronc d arbre (caber toss) ?
Le caber toss, ou lancer de tronc, est l epreuve la plus emblematique des Highland Games. Le competiteur souleve un tronc de pin ecorce d environ 5,5 metres de long et 80 kilos, le tient a la verticale, court avec quelques metres et le lance en essayant de lui faire faire une rotation complete dans les airs. La performance ne se juge pas a la distance mais a l alignement de la chute : un caber toss reussi tombe a 12 heures (en alignement parfait avec le lanceur). Tres impressionnant a regarder en vrai.
C est quoi un clan et a quoi servent les tartans ?
Un clan, en Ecosse, c est une grande famille elargie qui partage un nom, un territoire historique dans les Highlands et un tartan (motif de tissu specifique). Le tartan permettait d identifier l appartenance au clan dans les batailles ou les rassemblements. Apres la defaite jacobite de Culloden en 1746, le port du kilt et du tartan a ete interdit par les lois de proscription pour ecraser l identite des clans. C est apres la levee de ces lois et au XIXe siecle que le kilt et le tartan sont devenus le symbole culturel national qu on connait. Les Highland Games sont l un des lieux ou cette culture des clans est encore visible : chaque clan tient un stand, leur tartan decore l evenement, et certains clans (Campbell, MacDonald, Stewart, MacGregor parmi les plus celebres) defilent au son des cornemuses.
D ou viennent les Highland Games ?
La tradition remonte au XIe siecle : le roi Malcolm III aurait organise une course sur les pentes de Craig Choinnich pres de Braemar pour selectionner les meilleurs messagers. Les Games modernes ont surtout ete codifies au XIXe siecle, apres la levee des lois de proscription qui avaient interdit le kilt et la cornemuse au lendemain de Culloden en 1746. La reine Victoria a beaucoup contribue a populariser les Games en assistant chaque annee a ceux de Braemar des 1848. Aujourd hui, les Highland Games sont a la fois une competition sportive, une fete culturelle, et un dispositif de transmission de l identite gaelique. On y vient autant pour les epreuves que pour les concours de danse, de cornemuse et les defiles des clans.
Combien coute l entree aux Highland Games et quel budget prevoir ?
Le ticket d entree varie de 10 a 20 livres environ pour les Games de taille moyenne (Ballater, Pitlochry), jusqu a 25-30 livres pour les plus grands (Cowal, Braemar). Les enfants ont souvent un tarif reduit ou gratuit jusqu a 5 ans. Prevoir en plus de quoi manger et boire sur place (burgers, fish and chips, biere ecossaise, whisky), facilement 15-20 livres par personne pour un repas + boisson, et eventuellement de quoi ramener un souvenir (echarpe en tartan, miel local, whisky, articles artisanaux des stands de clans). Compter 50-70 livres au total par personne pour une journee complete confortable.
Comment s habiller pour aller aux Highland Games ?
Aucune obligation vestimentaire : les visiteurs viennent en tenue de tous les jours, on ne se sent pas en decalage en jean et baskets. Les seuls a porter le kilt sont les competiteurs, les membres des clans et les musiciens. Cote logique vanlife : prevoir des couches (le temps ecossais change vite), de bonnes chaussures de marche (le terrain est en herbe, parfois detrempe), de la creme solaire et un chapeau (oui, meme en Ecosse, on a pris des coups de soleil aux Games de Ballater), une veste impermeable au cas ou. Et de la batterie pour le telephone, on prend beaucoup de photos.
Comment aller aux Highland Games en road-trip ou en camping-car ?
Les organisateurs prevoient souvent un parking dedie pres du terrain, soit gratuit soit a quelques livres. Pour les vans et camping-cars, mieux vaut viser un Games de village plutot que de grande ville : a Ballater par exemple, le parking face a l Eglise au centre du village accueille les camping-cars pour plusieurs nuits, avec toilettes publiques sur place. Reserver son week-end : on peut arriver la veille pour profiter du village et de la mise en place, vivre les Games le samedi, et rester encore une nuit pour assister a la 3e mi-temps (defile des cornemuses dans les rues le soir). Tip : evenement souvent expose, prevoir creme solaire ET impermeable.

Pour aller plus loin sur le road-trip écossais

Notre PS qui n’apporte rien

On a tellement gigoté pendant les épreuves de cornemuse qu’on avait une chanson dans la tête tout le reste du séjour. On la fredonnait en faisant la vaisselle dans Édouard. On la fredonnait en démarrant le matin. À un moment Caroline a dit « OK stop, on change de chanson ». J’ai répondu « ouais, mais on n’a pas leur CD, ils sont sur Spotify ». Elle ne m’a pas adressé la parole pendant 10 minutes. Très bon Highland Games.