Reolink Argus 3 Ultra alignée avec la MagiCam, l'Altas et la 4 Pro sur un bureau

Reolink Argus 3 Ultra : la relève des caméras qu’on avait dans le Hymer

Sécurité & Surveillance Xavier 17 min
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Il y a deux caméras qu’on a vraiment utilisées dans notre Hymer, l’Argus 2E puis l’Argus 3 Pro, et Reolink les a retirées du catalogue toutes les deux. On continue de recevoir la question, régulièrement, et depuis deux ans on n’a plus rien à répondre. Alors quand la 3 Ultra est arrivée dans le carton, la vraie question ce n’était pas de savoir si elle était bien, c’était de savoir si elle prenait vraiment la relève.

Je préfère poser le cadre tout de suite, parce que je déteste les tests qui font semblant. Reolink nous l’a envoyée pour ce type d’usage précis, la surveillance de l’intérieur d’un camping-car. Elle a donc été déballée à la maison, montée sur le Home Hub, et surtout elle est ensuite partie dans Édouard, parce que c’est là que se joue la vraie question. Vous aurez les deux ici, le déballage avec sa mauvaise surprise, et le passage dans le véhicule avec ce qu’il a répondu et ce qu’il laisse encore ouvert. Pas de mesure d’autonomie inventée, pas de vécu que je n’ai pas eu (et si vous cherchez la comparaison avec les autres modèles, elle est dans notre comparatif des caméras pour camping-car).

Ce que cet article couvre. Déballage, prise en main, installation sur Home Hub, réglages de l’application, puis le test dans le camping-car : la fixation, la pose à l’étape, l’image de jour et volets fermés, la recharge sur les ports du bord. Ce qui manque encore, et autant le dire franchement, c’est une mesure d’autonomie sur plusieurs jours. Elle atterrira ici quand je l’aurai faite pour de vrai.

Pourquoi elle, et pas une autre

Notre référence historique pour surveiller l’intérieur du véhicule, ça a été la Reolink Argus 2E, puis la Reolink Argus 3 Pro. Deux caméras minuscules, autonomes, qu’on installait à l’étape et qu’on retirait au départ. Le problème c’est qu’elles ont disparu du catalogue, et qu’on se retrouvait à recommander des produits que plus personne ne peut acheter. C’est bête, mais c’est exactement ce qui déclenche cet article.

La 3 Ultra, c’est leur descendante directe. Et là il faut être honnête sur ce qu’elle apporte, parce que la fiche marketing pourrait vous laisser croire autre chose. La vision nocturne infrarouge, elle l’avait déjà : la 2E avait 4 LED en 850 nm sur 10 mètres, la 3 Pro en avait 6, et la 3 Ultra en a 6 aussi, toujours en 850 nm, toujours sur 10 mètres. L’infrarouge n’est donc pas le gain, contrairement à ce qu’on voit ailleurs dans la gamme où Reolink est en train de l’abandonner au profit des projecteurs seuls.

Ce qui change vraiment, c’est la définition (du 1080p de la 2E on passe à du 3840 par 2160, soit 8 mégapixels) et le Wi-Fi, qui accepte enfin le 5 GHz en plus du 2,4. Ce qui se paie, c’est le poids : 335 grammes contre une 2E qu’on ne sentait pas. Voilà, c’est dit, et ça vaut mieux qu’un tableau qui vous vend six nouveautés dont cinq étaient déjà là.

Ce qu’il y a dans la boîte

Alors les boîtes Reolink, quand on en a déjà eu quelques-unes dans les mains, on les reconnaît avant de lire le nom du modèle. Toutes bleues, à la couleur du logo. Au niveau de l’unboxing on n’est donc pas trop dépaysé, et je ne dis pas ça comme un reproche : c’est un repère de gamme.

À l’ouverture, la paperasse d’abord, dans une petite enveloppe en carton, avec le fascicule, les instructions et des autocollants du genre attention votre véhicule est surveillé (vous vous doutez, c’est pas non plus le plus intéressant de la boîte). Ensuite la caméra, le panneau solaire que Reolink a joint à l’envoi, et surtout les différents systèmes de fixation, qui eux méritent qu’on s’arrête.

Parce qu’il y a des fixations avec vis, et des fixations sans vis. Et ça, c’est plutôt ingénieux quand on n’a pas envie de faire des trous, ni dans un meuble, ni dans un mur de maison, ni à l’intérieur de son camping-car. Percer dans un véhicule aménagé, ce n’est pas un détail : c’est la garantie, l’étanchéité, l’isolation et la valeur de revente qui passent derrière. Une fixation par sangle sans aucun perçage, c’est donc un argument d’achat, pas une commodité.

La prise en main, ce que le boîtier raconte

Premier réflexe en la sortant : elle a sa petite taille. Plus grande qu’une Argus 2E, mais plutôt de la taille d’une 3 Pro. Et surtout nettement plus petite que l’Altas, ce qui pour un intérieur de camping-car n’est pas une question d’esthétique mais la condition pour la caser quelque part sans encombrer.

On les a mises côte à côte, quatre caméras sur le bureau, et le classement par taille est sans appel : la Argus MagiCam devant, la 3 Ultra juste derrière, puis l’Altas et la 4 Pro ex aequo, un peu plus grosses. Les deux premières sont clairement destinées à un véhicule, les deux autres peuvent largement dépanner sans avoir été pensées pour.

Sur la face avant, une lentille entourée des LED infrarouge, le micro, et une petite demi-sphère sous le micro dont je ne savais pas quoi penser en la découvrant. C’est le capteur PIR de détection de mouvement, réglable jusqu’à 10 mètres sur 100 degrés. Ce n’est donc pas du design, et ça conditionne directement où vous la posez.

Le design général reste celui de la marque, épuré, blanc, avec une nuance quand même : le plastique est brillant et pas mat. Je me demande sincèrement si ça ne la rend pas plus repérable au soleil qu’une finition satinée, et derrière une vitre de camping-car la question se pose encore autrement. Je n’ai pas la réponse, c’est le genre de chose qui se voit à l’usage.

Le détail qui montre que c’est pensé. Toute la connectique est placée en dessous, port USB-C et emplacement microSD, chacun avec son cache en silicone. La caméra est donnée IP65, donc résistante à la pluie, et la pluie ça ne vient pas d’en dessous (sinon c’est que vous avez un problème, c’est une inondation).

Le stockage, le seul chiffre qu’on peut vraiment calculer

Elle avale des cartes microSD jusqu’à 512 Go, et elle enregistre sur événement, pas en continu. Alors autant vous le dire franchement : Reolink ne publie aucune durée d’autonomie pour la batterie de 21,6 Wh, juste une phrase qui explique que ça dépend des réglages, de l’usage et de la température. Je ne vais donc pas vous inventer un chiffre, on le mesurera dans le véhicule et on le publiera avec ses conditions.

Le stockage en revanche, ça se calcule, et avec les chiffres officiels : de la 4K en H.265, 15 images par seconde, un débit réglable de 1024 à 4096 kbps avec 3072 par défaut. Voilà de quoi savoir combien de temps votre carte tient avant de tourner en boucle.

Reolink ne publie aucune durée d'autonomie pour la batterie, mais le stockage se calcule avec les chiffres officiels de la caméra : 4K en H.265, 15 images par seconde, débit par défaut de 3072 kbps, et enregistrement déclenché sur événement. Choisissez votre carte et votre rythme de déclenchements.

Déclenchements par jour 20
-- jours avant que la carte tourne en boucle

{gb} Go par jour, soit environ {clips} enregistrements stockés sur la carte. À ce rythme, les plus vieilles images sont écrasées avant que vous ayez eu le temps de les regarder. Baissez la sensibilité du capteur, filtrez sur la détection de personnes, ou passez sur une carte plus grande. C'est le fonctionnement normal d'une caméra sur événement. Vous gardez plusieurs semaines d'historique, largement de quoi couvrir une absence le temps d'un restaurant ou d'une randonnée. Vous avez de la marge, la carte n'est pas votre problème. C'est la batterie qu'il faudra surveiller, et on vous répondra là-dessus quand on l'aura mesurée dans le camping-car.

L’installation, et le câble qui m’a bloqué

J’ai un Home Hub à la maison, donc j’ai voulu installer la caméra dessus. On lance l’application, on ajoute un nouvel appareil, on scanne le QR code sur la caméra, l’app demande si on veut passer par un Home Hub ou en direct, puis un QR code s’affiche sur le téléphone et c’est la caméra qui le scanne à son tour. C’est comme ça qu’on lie les deux, et ça a marché du premier coup.

Sauf que pour en arriver là, il a fallu que je règle un truc que je n’avais pas vu venir. J’ai branché la caméra avec un de mes câbles USB-C vers USB-C, celui qui recharge absolument tout chez moi, et rien du tout, la caméra ne s’alimentait pas. Seul le câble fourni dans la boîte, un USB-A d’un côté et un USB-C de l’autre, m’a permis de la démarrer. Et je crois que ce n’est pas la première fois que ça m’arrive, les caméras Reolink aiment bien leurs propres câbles.

La règle à retenir sur le câble. Gardez celui de la boîte avec la caméra, point. Tous les câbles USB-C n’arrivent pas à l’alimenter, ça doit dépendre de leur qualité, et vous n’avez vraiment pas envie de découvrir ça un dimanche soir sur une aire. Ne vous énervez pas si ça ne recharge pas avec le vôtre, reprenez celui de Reolink et ça repart tout de suite.

Deux autres frictions, tant qu’on y est. Le son de la caméra pendant l’appairage est très très fort, on ne s’y attend pas. Et l’étape où la caméra doit scanner le QR code affiché sur votre téléphone suppose un écran bien lumineux : montez la luminosité à fond avant cette étape, sinon vous allez y passer un moment.

Mon avis global sur l’installation, et je pense qu’il est plus juste que le simple ça a marché du premier coup : sans être extrêmement compliqués à installer, les appareils Reolink demandent quand même un minimum de connaissance. Avec un Home Hub déjà en place, c’est simple, parce qu’on s’embête une fois avec le Hub et ensuite tout ce qu’on branche dessus est facile. En direct sur le téléphone via le routeur, c’est franchement moins évident. Et dans un camping-car, sans Hub embarqué, c’est justement ce parcours-là que vous prendrez.

Ce que l’application permet de régler

Il y a quand même pas mal de paramètres, et c’est là que Reolink est fort. La détection, les notifications d’intrusion, la qualité d’affichage, l’audio, le filigrane, la lumière, le type de sirène, et même un timelapse si vous avez envie d’immortaliser vos couchers de soleil depuis le véhicule (oui, une caméra de surveillance qui filme le coucher de soleil, on est bien d’accord que c’est un détour, mais avouez que c’est tentant).

Deux réglages comptent vraiment pour un usage sécurité. Le premier, ce sont les alertes qui distinguent le type de sujet, personnes, véhicules, animaux, grâce à l’IA embarquée. Dans un véhicule garé, filtrer sur les personnes c’est ce qui vous évite quarante alertes inutiles par nuit, donc ce qui vous évite de finir par couper les notifications. Le second, c’est que certaines notifications Reolink passent au travers du mode Ne pas déranger. Quand on dort dans son camping-car, c’est la différence entre être prévenu et ne pas l’être.

Le reste de l’écosystème, c’est ce que je préfère chez cette marque. L’application téléphone est plutôt bien faite, mais c’est surtout l’application sur ordinateur macOS qui change tout : elle se connecte au Home Hub, elle regroupe tous les appareils, et vous avez l’impression d’avoir un enregistreur numérique chez vous sans en payer le prix. Pour ça, le Hub et le logiciel, c’est quand même génial. Petite réserve honnête quand même, parce que ça vaut la peine d’être dit : tout ça suppose une base fixe à la maison. En vadrouille, vous retombez sur l’application téléphone et la carte microSD.

Xavier

Moi c'est Xavier

J'écris ce qu'on apprend sur la route, du matériel qu'on use jusqu'aux démarches qui permettent d'en vivre. Sans enjoliver.

Et dans le camping-car, ça donne quoi

Bon, voilà la partie qui m’intéressait vraiment. La caméra est passée dans Édouard, avec les vraies contraintes : une paroi qui n’est pas un mur, des vibrations, pas de box internet et des volets qu’on ferme. J’ai tout filmé, et ça se voit dans la vidéo en haut de l’article.

Le support de l’Argus 2E se revisse dessus, sans refaire un seul trou

Alors ça, c’est la bonne surprise, et c’est exactement ce que j’attendais de la relève dont je vous parlais en haut. J’avais déjà un support d’Argus 2E fixé dans le camping-car, celui qui servait à la 2E puis à la 3 Pro. J’ai vissé la 3 Ultra dessus et ça a très bien fonctionné. Le support est le même d’une caméra à l’autre, donc pas besoin de repercer quoi que ce soit.

Et ça, dans un véhicule aménagé, ce n’est pas un petit avantage. Si vous aviez une 2E ou une 3 Pro et que vous vous demandiez par quoi la remplacer, vous rachetez la caméra et vous la posez sur ce qui est déjà là. C’est d’ailleurs une taille de vis à peu près la même, voire exactement la même, que ce qu’on trouve sur les trépieds d’appareil photo (celui qui est en train de me filmer, tiens). Donc tout le petit matériel photo qui traîne déjà dans le van fait l’affaire. Et pour ceux qui ne veulent rien visser du tout, il y a la sangle qu’on passe autour d’une poutre, ce que j’ai fait dans une cave et ici dans le camping-car.

À l’étape oui, en roulant non

Par contre il y a une règle, et je préfère être clair parce que c’est le vrai point faible de cette caméra pour un usage véhicule. Elle est un peu plus lourde que la 3 Pro et que la MagiCam. Donc je ne vous conseille pas de la laisser sur sa fixation murale quand vous roulez. À l’étape, aucun problème, elle ne bougera pas. Mais en route, avec le poids et les vibrations, vous allez abîmer votre cloison au fil des kilomètres.

Les vibrations dans un camping-car, c’est un peu la maladie du genre, ça fait tout vibrer et tout ce qui est vissé finit par demander qu’on y retourne. Donc le geste, c’est : on pose à l’étape, on dépose avant de rouler. Avec le pas de vis ça prend dix secondes, ce n’est pas ça qui va vous ruiner la journée. Et pour le placement, mettez-la dans un angle de l’habitacle, pas au milieu d’une paroi latérale : son ratio lui permet de voir la quasi-totalité du véhicule depuis un coin, et beaucoup moins depuis un mur.

Il est 13h16 quand je fais le test, en plein jour, et honnêtement l’image est jolie. C’est du 4K, ça se voit, et je ne me souviens pas avoir eu une image aussi belle sur les différentes caméras Reolink que j’ai pu avoir entre les mains.

Mais il y a un bémol, et il n’est écrit nulle part sur la fiche technique : il y a un côté globe, une image un peu arrondie sur les côtés. De la distorsion en barillet, quoi. Sur une caméra de surveillance ça ne vous empêche pas de faire votre boulot, on n’est pas en train de tourner un film, mais je préfère vous le dire plutôt que vous laissiez croire à une image parfaitement plate.

Un mot aussi sur le taux de rafraîchissement, parce que la mention 4K fait rêver des gens pour de mauvaises raisons : ce n’est pas une caméra d’enregistrement, vous n’allez pas vous filmer avec. Le rafraîchissement est volontairement bas, c’est ce qui permet de tenir longtemps sur batterie.

La nuit, volets fermés, l’infrarouge fait le travail

Le test qui m’intéressait le plus : j’ai carrément fermé les volets, en plein après-midi, pour recréer les conditions d’un habitacle bouclé. Il restait juste un filet de lumière par les volets, et ça lui a suffi pour basculer en mode nuit. On voit les détails, on voit très bien ma tête, et même en reculant ça tient.

Et c’est là que l’infrarouge prend tout son sens, parce que c’est la raison numéro un pour laquelle je recommande cette caméra plutôt qu’une autre. Une caméra à projecteurs, la nuit, elle illumine l’intérieur de votre camping-car pendant que vous n’êtes pas là. Or quand il fait nuit dehors et clair dedans, on voit directement ce qui se passe à l’intérieur. Et ce qu’on verrait, c’est qu’il n’y a personne. Convenez que pour une caméra de sécurité, c’est assez exactement l’inverse du but recherché.

Sans modem à bord, elle ne sert à rien du tout

Celui-là, je le mets en gras dans ma tête depuis le début du test. Il vous faut obligatoirement un modem routeur 4G, ou une Starlink, dans le camping-car. Pas le partage de connexion de votre téléphone.

Pourquoi ? Parce que si la caméra est connectée au modem intégré de votre téléphone, la liaison meurt à la seconde où vous vous éloignez du véhicule. Et c’est précisément à ce moment-là que vous en avez besoin. Votre caméra n’est plus sur internet, donc s’il y a une intrusion, vous ne le saurez tout simplement pas. Avec une carte microSD dedans vous récupérerez les images au retour, ce qui est déjà ça pour l’assurance, mais vous n’aurez rien pu faire sur le moment.

Donc si vous n’avez pas encore de réseau à demeure dans votre véhicule, commencez par là. Une caméra sans connexion, c’est un enregistreur qu’on consulte trop tard. À la maison la question ne se pose pas de la même façon, c’est le Home Hub qui crée lui-même le réseau des caméras.

Et oui, elle se recharge sur les ports USB du bord

C’était ma grande inquiétude après la galère de câble à la maison, et je peux enfin y répondre : la recharge sur les ports USB du camping-car fonctionne. Avec son câble d’origine, évidemment, on ne se refait pas. On a très souvent du 12 V avec des ports USB dans un camping-car pour alimenter des petits appareils sans passer par un convertisseur, et la caméra s’en accommode très bien.

Ça change tout pour l’usage nomade, parce que si la réponse avait été non, il aurait fallu rentrer à la maison pour recharger sa caméra de surveillance, ce qui aurait été assez ridicule. Là, non. Elle vit dans le véhicule et elle se recharge dans le véhicule.

Est-ce qu’elle a sa place dans un camping-car

Oui, et pas pour une raison technique. Le bon cadre pour juger cette caméra, ce n’est pas de la comparer à d’autres caméras, c’est de la comparer à ce qu’elle est censée protéger. Il y a de fortes chances pour que la valeur de ce que vous laissez dans votre camping-car quand vous partez au restaurant dépasse largement le prix de l’appareil. À partir de là, je ne vois pas bien en quoi ce ne serait pas indispensable.

Il y a aussi le deuxième usage, et il élargit pas mal l’audience : surveiller son animal resté à l’intérieur. On en a déjà parlé pour la MagiCam, c’est exactement le même intérêt ici.

Et si vous hésitez entre les deux, voilà comment je poserais le choix plutôt que de trancher à votre place. La MagiCam est encore moins chère et taillée pour le véhicule, mais c’est vraiment la caméra d’appoint, et à mes yeux la 3 Ultra fait un petit peu plus pro sur la qualité d’image. La 3 Ultra a l’avantage d’être polyvalente entre la maison et le véhicule, ce qui compte plus qu’on ne croit : quand on part en camping-car, on a généralement envie de pouvoir surveiller chez soi aussi. Une caméra dédiée au véhicule avec un budget serré, prenez la MagiCam. Une seule caméra qui doit servir aux deux selon la saison, prenez la 3 Ultra.

Il reste une case vide, et je ne veux pas la noyer en bas de page : combien de jours tient réellement la batterie en surveillance à l’arrêt. Reolink ne publie aucun chiffre, je ne vais pas en inventer un, et une mesure honnête demande de laisser tourner la caméra plusieurs jours en notant le nombre de déclenchements et la température. C’est le seul truc qui manque encore à ce test, et il atterrira ici avec ses conditions, parce qu’un chiffre d’autonomie sans ses conditions ne vaut rien.

Le code promo Reolink fonctionne sur toute la gamme, bundles avec panneau solaire compris : CARO51

Ce qu'on nous demande sur l'Argus 3 Ultra

L'Argus 3 Ultra remplace-t-elle vraiment l'Argus 3 Pro ?

Sur le papier oui, c'est sa descendante directe et elle reprend le même gabarit. Elle passe en 4K là où la 3 Pro sortait du 5 MP, elle ajoute le Wi-Fi 5 GHz, et elle garde exactement la même vision nocturne infrarouge : 6 LED en 850 nm, 10 mètres de portée, les mêmes chiffres que sa devancière. Elle prend 5 grammes au passage, 335 contre 330. Donc oui, c'est bien la relève, mais la relève sur la définition et le réseau, pas sur la vision de nuit.

Pourquoi mon câble USB-C ne recharge pas la caméra ?

C'est la mauvaise surprise de notre installation. Le port sous la caméra est bien un USB-C, mais notre câble USB-C vers USB-C du commerce n'a rien alimenté du tout. Seul le câble fourni dans la boîte, un USB-A d'un côté et USB-C de l'autre, a permis de démarrer la caméra. On ne sait pas encore si c'est le câble Reolink qui est particulier ou le nôtre qui n'était pas bon, on n'a testé qu'un seul câble. En attendant, gardez celui d'origine, surtout si vous partez avec.

Faut-il un Home Hub pour l'utiliser ?

Non, mais ça change beaucoup de choses. L'application propose l'ajout sur Home Hub nativement, et chez nous l'appairage a fonctionné du premier coup. Avec le Hub, les enregistrements vont dessus et la carte microSD devient facultative. Sans Hub, la caméra se connecte en direct via le routeur, et c'est le parcours le moins évident des deux. Dans un camping-car, sans Hub embarqué, c'est justement ce parcours-là que vous prendrez.

La 4K de cette caméra, c'est de la vraie 4K ?

La définition oui, 3840 par 2160, soit 8 mégapixels et du 16/9 exact. La fluidité non : c'est du 15 images par seconde. Pour identifier quelqu'un sur un enregistrement de surveillance, 15 images par seconde suffisent largement. Pour filmer une scène en mouvement comme le ferait une caméra vidéo, ce n'est pas fait pour ça. Autant le savoir avant d'acheter en croyant récupérer une caméra 4K fluide.

Le panneau solaire fourni sert-il à quelque chose en camping-car ?

Franchement, non. Un camping-car produit déjà son électricité, et il a très souvent son propre panneau sur le toit. Coller un petit panneau supplémentaire sur la carrosserie pour alimenter une caméra, c'est absurde. Le solaire de ce bundle est un argument résidentiel, pour une caméra posée en extérieur autour de la maison. Dans le véhicule, l'alimentation passe par les ports USB du bord et par la batterie interne entre deux recharges.

105 degrés de champ, c'est assez pour couvrir un habitacle ?

Oui, à condition de la poser dans un angle. Depuis le coin d'un volume rectangulaire, il faut 90 degrés pour voir d'un mur à l'autre, et la caméra en offre 105 en horizontal, plus 125 en diagonale. Montée le long d'une paroi en revanche, elle vous coupera la moitié du véhicule. Ce n'est pas un défaut de la caméra, c'est une règle de pose.

Est-ce qu'un angle plus large serait mieux ?

Pas forcément, et on l'a appris avec la 4 Pro. Elle voit à 180 degrés, mais elle sort du 5120 par 1440, soit du 32/9 exact : une image très étirée en largeur et très basse en hauteur, qui devient franchement pénible à lire sur un téléphone. L'Argus 3 Ultra reste en 16/9, donc lisible sur l'écran où on regarde vraiment ses alertes. Le bon critère n'est pas l'angle, c'est ce que vous arrivez à distinguer sur votre téléphone.

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