L'eau en camping-car

L’eau dans votre fourgon, van ou camping-car en Vanlife

Aménagement & Bricolage Xavier 9 min
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Pourquoi l’eau est-elle si cruciale en camping-car ?

Vivre en camping-car, c’est embrasser la liberté, les horizons sans fin et les découvertes au quotidien. Mais cette belle aventure s’accompagne d’un défi majeur : la gestion de l’eau. Pourquoi ? Parce que l’eau, c’est la vie, surtout quand votre maison roule à travers monts et vallées.

Dans ce petit monde sur quatre roues, chaque goutte d’eau compte. Que ce soit pour se désaltérer, cuisiner, se doucher ou faire la vaisselle, l’eau est au cœur de toutes nos activités quotidiennes. Et sa gestion devient un art délicat, entre économie et approvisionnement.

Cet article va explorer les facettes multiples de l’eau en camping-car : comment elle circule, comment assurer sa potabilité, où et comment la recharger et, surtout, comment la consommer de manière responsable. Vous découvrirez des astuces pour économiser l’eau, des conseils pour la rendre potable, et même comment vous préparer aux conditions extrêmes.

En somme, que vous soyez un vanlifer chevronné ou que vous envisagiez de le devenir, comprendre l’importance de l’eau dans votre maison mobile est essentiel. Prêts à plonger dans le grand bain de la gestion de l’eau en camping-car ? Suivez le guide.

Vidéo sur l’eau en Vanlife.

Nous n’avons pas encore tourné la vidéo sur ce sujet, nous vous proposons la vidéo sur la présentation de notre camping-car.

Comment fonctionne l’eau dans un camping-car ?

Vous êtes curieux de savoir comment se balade ce précieux liquide dans votre maison sur roues ? Sachez déjà que vous n’avez pas 1 seul type d »eau dans votre véhicule aménagé mais plutot 3

Les eaux et leurs parcours

Premièrement, l’eau potable est stockée sous le véhicule, dans notre cas et très souvent dans une banquette, à l’intérieur afin d’éviter qu’elle ne gèle (ce qui pourrait être un gros problème), et une pompe électrique en 12V immergée dans cette cuve la pousse vers vos robinets dans des canalisations qui sont à la différence de chez vous des canalisation flexibles alimentaires de deux couleurs différentes : le bleu pour l’eau froide et le rouge pour l’eau chaude. De manière assez ingénieuse et logique, les canalisations d’eau sont placées à coté des chemins de chauffage, afin la aussi d’éviter au maximum le gel. Simple et malin, non ?

Concernant cette eau chaude, un petit cumulus, qui fonctionne majoritairement avec le gaz (meme si les modèles électriques commencent à se démocratiser) et qui stocke en moyenne 10L-15L de façon a ce qu’en hiver il ne fasse pas trop froid sous la douche. Selon vos besoins, il chauffe l’eau directement (il faut souvent attendre 20 minutes quand même) ou stocke plus pour des douches bien méritées.

Enfin au bout de ce circuit le robinet qui est… électrique. et oui il intègre un interrupteur qui lors de l’ouverture met en route la pompe. D’ailleurs de façon très intelligente le robinet de la douche à souvent un interrupteur à meme le pommeau afin de permettre de faire de grosses économies non négligeables, mais ça on le verra plus tard.

Les eaux grises, elles, sont les eaux de votre douche et votre vaisselle qui partent dans le siphon et finissent dans une cuve à part, qui se situe le plus souvent sous le camping-car, ce qui est logique car il existe ce qu’on appelle la gravité, et l’eau va au plus bas, cela évite une pompe supplémentaire pour l’envoyer dans cette cuve.

Quant aux eaux noires, ce sont celles de vos toilettes chimiques qui intègrent une cassette, pour ceux qui n’ont pas de toilettes sèches ! (Petit conseil : ne tardez pas, sauf si vous aimez les parfums douteux !)

ou faire le plein d’eau camping car ?

Ce genre d’endroit en Ecosse ou tu n’es pas en manque d’eau !

En France, par exemple, vous avez l’embarras du choix pour trouver de l’eau afin de remplir votre véhicule aménagé :

  • stations-service
  • aires de camping-car
  • fontaines publiques
  • même certains cimetières peuvent être des points d’eau.

Si vous avez du mal à trouver de quoi vous recharger il y a une liste d’application de Vanlife qui proposent des cartes avec les points d’intérets. Si vous allez à l’étranger et surtout hors d’Europe il faudra faire tout de suite plus attention lors de vos recharges. Enfin on y pense jamais mais se recharger les jours de beau temps c’est toujours mieux que les jours de fortes pluies, surtout s’il a plu beaucoup (déjà faire le plein 10 minutes sous l’eau c’est pas top, mais même d’un point de vue qualité de l’eau, on ne sait pas si l’eau de pluie n’a pas provoqué un problème quelquepart sur le circuit)

Règles et respect de la nature

Passons à la vidange. L’objectif, c’est de le faire proprement. Laisser couler vos eaux usées n’importe où, c’est pas seulement risqué, ça peut vraiment polluer. Les aires de services, c’est fait pour ça. Pour les eaux noires, ne jouez pas avec le feu : trouvez les bons endroits pour éviter toute pollution, c’est très souvent dans les mêmes aires de service.

  • Ne vidangez jamais dans la nature. C’est mauvais pour l’éco-système.
  • Optez pour des produits écolo pour vos eaux grises. Ça aide.
  • Et pourquoi pas un système de filtre pour réutiliser ces eaux pour le nettoyage ?

Nous avons rédigé un article sur la vidange des eaux grises et noires en véhicule aménagé, ou l’on vous donnera des informations sur où, comment, quand, et les risques encourus pour une vidange sauvage. N’hésitez pas à aller le visiter !

Peut on boire l’eau des cuves son camping-car ?

Qu’est-ce qui joue sur la potabilité ?

Imaginez, vous êtes garé, entouré de verdure. La grande question : « L’eau ici, elle est bonne ? » Cette eau, elle peut changer, affectée par la chaleur, sa qualité de base, ou combien de fois vous la remplissez. Le vrai problème, c’est les petites bêtes invisibles qui peuvent s’y multiplier. On ne se rend pas compte car nous avons pratiquement tous vécu avec l’eau potable à disposition, nous sommes donc très sensible si l’eau que nous ingérons est ne serait-ce que peu impropre. L’eau qui stagne dans vos cuves ne devrait donc normalement pas être bue sans la moindre intervention. Mais il existe des possibilité de la rendre potable.

Traiter l’eau de sa cuve

Voici quelques façons de rendre votre eau potable

  • Filtrer : avec du charbon ou de la céramique, ça enlève les saletés et certains germes.
  • Les UV : avec un appareil comme le Tank O3, ça tue virus et bactéries (mais pensez que ça marche avec du 12V).
  • Chimiquement : avec du Chlore ou de l’Iode et des capsules que l’on achète en pharmacie, direct dans le réservoir. Très pratique dans des pays ou l’eau est moins traitée.

Et si vous aimez faire simple, il y a le B.A-BA: bouillir l’eau pendant une minute, c’est l’astuce de grand-mère qui marche toujours contre les microbes. Cela veut donc dire que pour votre café ou votre thé, oui vous pouvez utiliser l’eau de votre cuve.

De notre coté nous avons investi pour l’eau potable dans un jerrican alimentaire de 15 litres avec un robinet intégré, c’est clairement parfait car il est à l’abri de la lumière, séparé de l’eau de la cuve, et très facilement accessible. Si nous avons confiance au point d’eau ou nous sommes nous pouvons recharger et être tranquille quelques jours.

Gérer l’eau en mode nomade

Quand on vit en camping-car, chaque goutte d’eau est précieuse, surtout si la nature décide de nous lancer un défi. C’est là qu’on voit l’importance de bien gérer nos réserves.

Comment économiser l’eau efficacement ?

Économiser l’eau, c’est essentiel. Commencez par revoir vos habitudes : optez pour des douches express ou même un petit rafraîchissement au lavabo, ça change tout. Les robinets mitigeurs, c’est la clé pour utiliser moins d’eau sans perdre en confort, le notre est muni d’un bouton actionnable sur le pommeau ce qui permet de faire des économies concidérables. Pour la vaisselle, un bac rempli d’eau fait l’affaire, au lieu de laisser couler le robinet sans fin. Commencez par vos éléments les plus propres (verres, couverts) pour finir par les plus sales (assiettes et enfin casseroles).

Face aux extrêmes, comment s’adapter ?

Avec le mercure qui joue les yo-yo, il faut ajuster le tir. Par grand chaud, l’eau s’évapore plus vite. Gardez vos réservoirs bien au frais, à l’ombre si possible. Contre le froid, le risque, c’est le gel. Investir dans des réservoirs chauffés ou des bouteilles isolées peut éviter la mauvaise surprise d’un réservoir transformé en glaçon.

Le nécessaire pour ne jamais être à sec

Avant de partir, assurez-vous d’avoir un kit de survie pour l’eau. Que ce soit des pastilles de purification, un filtre portable, ou même des bouteilles pré-remplies, mieux vaut être paré à toute éventualité. Et si jamais vous devez puiser dans une source naturelle, assurez-vous de sa potabilité avant tout. (Prudence est mère de sûreté !)

Ce qu’il faut retenir sur l’eau en Vanlife

    • Triple circuit d’eau : Eau potable, eaux grises, et eaux noires, chacune suit son propre chemin dans votre camping-car.
    • Sources de remplissage variées : Stations-service, aires de camping-car, et même certains cimetières offrent des points d’eau.
    • Respect de la nature : Vidangez proprement, utilisez des produits écologiques pour les eaux grises, et envisagez un système de filtration.
    • Potabilité de l’eau : Soyez conscient des risques liés à l’eau stagnante et envisagez des méthodes de traitement.
    • Méthodes de purification : Filtres, UV, traitements chimiques, ou ébullition pour assurer la qualité de l’eau potable.
    • Économie d’eau : Adaptez vos habitudes de consommation, privilégiez les douches rapides, et utilisez des robinets mitigeurs.
    • Sécurité et potabilité : Avant de puiser dans une source naturelle, vérifiez toujours sa potabilité.

Conclusion

Chers vanlifers, l’eau dans notre univers nomade est bien plus qu’une simple ressource : elle est le fil conducteur d’une aventure consciente et respectueuse.

Les astuces et systèmes décrits ci-dessus ne sont pas seulement des moyens de survie, mais des gestes de respect envers notre planète et nous-mêmes. Que ce soit par le choix judicieux de nos points de ravitaillement, l’usage éclairé de technologies d’économie et de purification, ou encore la préparation face aux caprices de la nature, chaque action compte.

En vanlife, nous apprenons à redéfinir notre rapport à l’eau, à la fois précieuse et fragile, en adoptant des pratiques qui marient aventure et responsabilité. Ainsi, armés de connaissance et de prudence, nous pouvons sillonner les routes l’esprit tranquille, en harmonie avec l’environnement qui nous accueille.