Le jardin du restaurant The Garden Bar and Grill a Lagos, en Algarve, avec ses tables occupees sous de grands parasols et sa vegetation dense.

The Garden Bar and Grill, le jardin caché de Lagos où on vient d’abord pour l’ombre

Xavier 8 min
🍽️ Restaurants Rua Lançarote de Freitas 27, 8600-605 Lagos, Algarve, Portugal

Notre avis sur The Garden Bar and Grill, le jardin caché de Lagos où on vient d’abord pour l’ombre

4
4/5 — Très bien Notre avis

Avantages

  • Un vrai jardin arboré caché derrière un grand portail, invisible depuis la rue
  • Une oasis de fraîcheur et d'ombre en plein été, quand le reste de la vieille ville cuit
  • Un décor dépaysant et bricolé : toit en roseaux, tapis muraux, cagettes détournées en étagères
  • Une addition raisonnable pour le centre de Lagos, 66 € à quatre personnes

Inconvénients

  • Une cuisine barbecue très sommaire, pas mauvaise mais loin d'une vraie grillade portugaise
  • Des pasteis de bacalhau minuscules et sans impression de fait maison
  • Beaucoup de sauce barbecue pour compenser, et des accompagnements expédiés
  • Une adresse très anglophone, à mille lieues de la tasca locale

À qui s'adresse ce lieu ?

  • Ceux qui cherchent de l'ombre et un endroit frais où s'asseoir en plein été à Lagos
  • Les familles et les tablées qui veulent manger simple sans exploser le budget
  • Les amateurs de décor dépaysant plus que de recherche culinaire

Un jardin superbe et frais au coeur de la vieille ville de Lagos, où l'on vient pour le cadre et le dépaysement bien plus que pour l'assiette.

Tu fais quoi, toi, en plein mois d’août à Lagos, quand le soleil tape sur les pavés et que vous êtes quatre à avoir faim ?

Nous, on a poussé un grand portail au hasard d’une ruelle de la vieille ville, et on est tombés sur un jardin entier. Ça faisait des mois qu’on passait devant ce truc en se disant que ça n’ouvrait jamais, que c’était sûrement fermé pour de bon, un de ces endroits qui gardent leur enseigne longtemps après avoir baissé le rideau. Et en fait non. En fait, c’est nous qui passions à la mauvaise saison, parce qu’on ne traîne pas beaucoup dans l’Algarve en plein été, et que The Garden Bar and Grill, forcément, c’est en été qu’il se lit le mieux.

Le portail ne dit rien, et c’est un peu tout le principe

Depuis la Rua Lançarote de Freitas, tu ne vois quasiment rien. C’est un grand portail, point. Pas de terrasse qui déborde sur la rue, pas de serveur qui t’agite un menu sous le nez, pas de photos de burgers plastifiées à hauteur d’yeux. Dans une vieille ville aussi dense que celle de Lagos, où les restaurants se touchent et se disputent chaque mètre de trottoir, ce silence-là est presque suspect. Tu passes, tu ne sais pas, tu continues. On a fait ça un bon paquet de fois.

Et puis un jour c’est ouvert, tu franchis le portail, et l’espace se déplie d’un coup. Le nom prend tout son sens en trois secondes : c’est vraiment un jardin, pas une cour, pas un patio, pas une arrière-salle avec deux plantes vertes pour faire joli. Un jardin, avec des arbres, de la vraie ombre, et des tables en bois un peu partout. Si tu prépares ton passage à Lagos, va aussi jeter un oeil à notre guide complet de Lagos en camping-car, la ville se visite très bien à pied une fois qu’on s’est garés.

Une oasis de fraîcheur (et le barbecue à gauche en arrivant)

La première sensation en entrant, c’est la température. Il faisait bien chaud dehors, et là, d’un coup, tu redescends de quelques degrés. Les arbres font le boulot, la végétation aussi, et tu comprends immédiatement pourquoi les gens s’installent ici plutôt qu’en terrasse plein soleil trois rues plus loin. C’est le genre d’endroit où tu t’assois et où tu n’as plus tellement envie de te relever.

Sur la gauche en arrivant, il y a un joli barbecue couvert, avec la cuisine juste à côté, installée dans ce qui ressemble à un garage ouvert intégré à l’ensemble. Ça ne fait pas cuisine professionnelle rutilante, ça fait plutôt coin grill de grande maison, et honnêtement ça colle bien à l’ambiance générale. Tu vois la fumée, tu sens la viande, tu sais ce que tu es venu chercher.

Le reste se lit assez vite aussi : les codes sont très anglais, les prix aussi, et la clientèle autour de nous parlait majoritairement anglais, avec une dominante britannique assez nette. Ce n’est ni un bien ni un mal, c’est juste une information utile : ici, tu n’es pas dans la tasca portugaise où le patron t’engueule gentiment parce que tu commandes une entrée pour deux.

Notre coin sous l’arbre, et la pièce à trois murs d’à côté

On s’est installés sous un arbre, ce qui reste, quand il fait 30 et quelques, la meilleure décision de la journée. Et juste à côté de nous, il y avait cette zone bizarre et réussie, ni tout à fait dedans ni tout à fait dehors : trois murs, un toit en roseaux, et voilà, une pièce s’est formée toute seule au milieu du jardin.

C’est là que le décor devient franchement chouette. Des tapis accrochés aux murs, une vieille échelle en bois posée contre la pierre, une enseigne vintage, un cadre de fenêtre détourné en déco, et des cagettes qui font office d’étagères. On est dans le bricolage assumé plutôt que la déco d’agence, et c’est exactement ce qui donne au lieu son côté dépaysant. Tu es à Lagos, mais tu pourrais être ailleurs, et c’est probablement l’effet recherché.

Les pasteis de bacalhau, premier signal

Bon, il a bien fallu commander à un moment. Moi, pasteis de bacalhau, valeur sûre, le truc que je prends à peu près partout au Portugal et qui me sert un peu de thermomètre. Et là, premier signal : ils étaient tout petits, vraiment tout petits, servis avec leur sauce blanche, et ils n’avaient pas franchement le goût du fait maison. Pas mauvais, hein, mais on est sur du format et de la texture qu’on connaît bien, si tu vois ce que je veux dire.

Avec une Super Bock fraîche et l’ombre au-dessus de la tête, ça passe très bien quand même, et à ce stade du repas je me disais juste que c’était l’entrée, que le vrai test allait arriver. J’ai quand même noté dans un coin de ma tête que l’endroit semblait pensé pour le décor plus que pour l’assiette. Spoiler, la suite ne m’a pas contredit.

Le mixte de viande, et là c’est clair

Le plat principal, c’était un mixte de viande, et il ne cache pas son jeu : un demi-ribs nappé de sauce barbecue, une saucisse, un morceau de lard grillé, beaucoup de sauce donc, une petite salade et des pommes de terre. Sur la photo prise de dessus, tu vois exactement ce que tu vas manger, il n’y a aucune mise en scène ni aucun mystère.

Alors soyons honnêtes, ce n’est pas mauvais. Ce n’est juste pas très travaillé. C’est sommaire, très sommaire même, assez loin de ce qu’on trouve habituellement au Portugal où une grillade se joue souvent sur la qualité de la pièce et sur la braise plutôt que sur la quantité de sauce. Ici, la sauce fait beaucoup du boulot, et le reste suit tranquillement. On en revient à la formule qui résume assez bien la maison : on vient ici pour manger quelque chose, pas vraiment pour bien manger.

Ce que Caroline a pris (et ce qu’elle a laissé)

De son côté, Caroline est partie sur des falafels, servis avec du pain pita, des crudités et une sauce blanche. Verdict : plutôt sympa, ce qui dans notre échelle interne veut dire qu’elle a fini l’assiette sans commentaire particulier. Elle a en revanche laissé sa salade sans hésiter, ce qui, chez elle, est un jugement en soi.

Il y avait aussi des brochettes de poulet grillé sur la table, avec leur sauce, et globalement c’est là que la carte est la plus à l’aise : les trucs simples, grillés, faciles à manger, presque de la finger food. C’est cohérent avec ce que le lieu propose vraiment, à savoir un endroit ombragé où picorer sans se poser trop de questions.

La carte : grill, Afrique du Sud et clin d’oeil anglais

La carte est rédigée en portugais, mais son contenu raconte autre chose. On y trouve du Boerewors, des Bunny Chows, du satay, et là tu comprends que l’inspiration principale n’est pas vraiment locale : c’est un grill à accent sud-africain, dans une ville anglophone, tenu comme un jardin d’été. Le reste de la carte ratisse large, entre grillades, burgers, salades, poissons, pâtes, options végétariennes et vegan, menu enfants et desserts.

Côté tarifs, on est sur du milieu de gamme touristique assumé : le couvert est à 3,95 € pour deux, les snacks tournent entre 4,25 et 6,50 €, les salades entre 5,95 et 13,50 €, les viandes et poissons surtout entre 13,95 et 16,50 €, le menu enfants entre 6,50 et 8,50 € et les desserts entre 4,25 et 6,95 €. Ces chiffres bougeront, forcément, mais la structure de la carte, elle, reste, et c’est surtout ça qu’il faut regarder.

Pour qui, et à quel moment y aller

À quatre, l’addition est tombée à 66 €, soit environ 16,50 € par personne, ce qui est très correct pour un déjeuner à Lagos en plein mois d’août. Si tu cherches la table qui va te marquer l’année, passe ton chemin sans regret. Si tu cherches de l’ombre, un décor dépaysant et de quoi caler quatre personnes sans exploser le budget, c’est une vraie bonne pioche.

Nous, on y retournerait volontiers, mais en connaissance de cause : pour le jardin, pour la fraîcheur, pour boire un truc dans la pièce à toit de roseaux, et accessoirement pour manger. Et si tu enchaînes dans la journée, la Ponta da Piedade est à un quart d’heure de là, ce qui fait un programme assez imbattable : les falaises le matin, l’ombre du jardin à midi, et plus rien du tout l’après-midi.

Destination

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Infos pratiques


: Rua Lançarote de Freitas 27, 8600-605 Lagos, dans la vieille ville (le numéro varie selon les annuaires, cherche le grand portail).
Type : restaurant grill et barbecue, jardin extérieur ombragé.
Horaires : tous les jours de 12h à 23h.
Téléphone : +351 913 187 142.
Budget : 66 € pour quatre personnes, soit environ 16,50 € par personne.
Ce qu’on en retient : on vient pour le jardin, l’ombre et le dépaysement, beaucoup moins pour l’assiette.
Visité : août 2026, en plein midi.

PS : si tu y passes et que tu arrives à trancher une bonne fois pour toutes entre le 27 et le 48, envoie-nous une photo du numéro sur la façade. On a cherché, on n’a pas tranché, et ça nous travaille plus que de raison.