Je suis un très mauvais élève.
Voilà, c’est dit, et autant le dire tout de suite parce que tout l’article tient là-dedans. Édouard, notre Hymer B544 de 1999, dort près de six mois par an à l’arrêt, et sur la longue liste des gestes qu’on est censé faire avant de laisser un camping-car immobile, j’en ai sauté presque tous. Pas par flemme militante, juste parce qu’on se dit bah, il est garé, qu’est-ce qui peut lui arriver. Et il se passe des choses. Ma batterie plomb est morte, le bois sous le plancher a souffert, et j’ai compris certains trucs bien trop tard.
Du coup, cet article n’est pas une checklist recopiée sur le site d’un concessionnaire. C’est la liste des gestes que je n’ai pas faits, avec ce que chacun m’a coûté. Je te dirai aussi lesquels ne servent pas à grand-chose, parce qu’il y en a, et ça personne ne te le dira.
Ta checklist d'hivernage, triée par ce que ça coûte vraiment
Tous les gestes ne se valent pas. En haut, ceux qui se paient cash si tu les sautes (j'en ai sauté trois). Au milieu, ceux qui dépendent de l'endroit où ton camping-car dort. En bas, ceux que tu peux arrêter de faire.
Les gestes qui comptent vraiment
Selon l'endroit où il dort
Ce que tu peux arrêter de faire
Six mois par an chez un gardien de bateaux
On a longtemps fait l’inverse de l’hivernage. Quand le froid arrivait, on descendait vers le sud et on continuait à vivre dedans, c’est encore ce que je raconte dans notre tour des destinations d’hiver au soleil. Sauf qu’on s’est posés en Algarve, à Tavira, et que depuis, le rapport s’est inversé : c’est le camping-car qui hiverne, pas nous. Je trouve ça un peu ironique d’écrire un article sur l’hivernage après avoir passé des années à expliquer qu’on ne remisait jamais, mais c’est comme ça, la vie a tourné et il faut bien l’assumer.
Il dort chez Antonio, qui fait du gardiennage de bateaux près de chez nous, et qui prend aussi les camping-cars quand il reste de la place. Ce n’est pas un gardiennage spécialisé avec barrières et caméras, c’est un type qui garde des coques et qui a de la place. Je paie environ 360 euros par an, soit à peu près un euro par jour.
Pour comparer honnêtement, en France un gardiennage sous abri tourne plutôt autour de 350 à 525 euros par an selon la taille du véhicule, et ça grimpe vite au-delà de 800 euros en intérieur fermé pour un 7 mètres. Donc mon euro par jour au soleil portugais n’est pas un scandale, mais ce n’est pas non plus le jackpot que je croyais. Ce qui fait vraiment la différence, c’est autre chose, et je ne m’en suis rendu compte qu’en écrivant ces lignes.
Et comme Antonio est sur place, il branche le camping-car au secteur de temps en temps pour qu’il garde un peu d’électricité. Ce service-là, aucun parking anonyme ne te le rendra.
La batterie : le geste que je paie encore aujourd’hui
Commençons par la vraie bêtise. Je n’ai jamais débranché la batterie plomb avant de laisser Édouard, et surtout, je n’ai jamais posé d’interrupteur de coupure dessus. Aujourd’hui elle ne fonctionne plus. Je vais devoir la changer, et cette fois le coupe-circuit sera installé en même temps.
Ce qui se passe est mécanique, et je te le raconte parce que je ne l’avais pas compris. Un camping-car à l’arrêt n’est jamais vraiment éteint. L’horloge, l’antivol, l’électronique du frigo, l’autoradio en veille : tout ça tire en permanence, tout doucement. Sur une semaine ça ne se voit pas. Sur six mois, la batterie descend sous les 11,5 volts de décharge profonde, et là des cristaux de sulfate se forment sur les plaques. Cette sulfatation est responsable d’environ 70 pour cent des pannes de batteries plomb. Une fois que c’est fait, c’est irréversible, tu ne récupères pas la capacité perdue.
Et le pire, c’est que ça se compte. Une batterie de servitude plomb, selon la capacité, ça se remplace entre 120 et 300 euros, pendant qu’un coupe-circuit à visser sur la borne se trouve pour une vingtaine d’euros. J’ai donc économisé vingt euros et perdu une batterie, ce qui est à peu près le contraire d’une bonne affaire (et je ne compte pas les allers-retours pour la trouver au Portugal).
Si tu ne devais retenir qu’une seule ligne de cet article, c’est celle-là : pose un coupe-circuit sur ta batterie. Ça coûte quelques dizaines d’euros, ça se monte en une demi-heure, et ça t’évite de racheter une batterie tous les trois ans. Ou alors, si tu peux la brancher sur un chargeur, une recharge complète tous les vingt jours environ fait le même travail.
Le bois du dessous, et pourquoi j’ai bâché trop tard
La première année, Édouard est resté dehors sans aucune protection. Je ne voyais pas le problème : il ne roulait pas, il était garé, point. Sauf que l’Algarve ne fait pas de cadeau à un véhicule immobile. L’été, c’est un soleil qui cogne sans interruption pendant des mois. L’hiver, c’est une humidité que personne n’imagine avant de l’avoir vécue (on l’a découverte en louant un appartement ici, où on avait plus froid que dans le camping-car, mais ça c’est une autre histoire).
Et cette alternance-là, cuisson puis humidité, cuisson puis humidité, elle attaque. Pas la carrosserie, pas le toit. Le bois du plancher, par en dessous. Je m’en suis aperçu en allant regarder sous le véhicule, ce qu’on ne fait jamais. J’ai dû renourrir le bois et le renforcer pour qu’il retrouve de la tenue.
Si tu te demandes ce que ces réparations pèsent sur un budget annuel, j’ai détaillé tout le reste dans le coût réel de l’entretien d’un véhicule aménagé, poste par poste.
La bâche protège la carrosserie et te coupe le solaire
Après l’épisode du bois, j’ai acheté une bâche camping-car dédiée, à 200 euros. Pas une bâche de chantier, une vraie, taillée pour le véhicule. Et là j’ai découvert l’arbitrage que je n’avais lu nulle part.
Une bâche, par définition, ça recouvre le toit. Et sur le toit, il y a les panneaux solaires. Donc pendant toute la durée de l’hivernage, zéro production solaire. Le système qui était censé maintenir mes batteries pendant mon absence se retrouve sous une couverture. Tu protèges la tôle au prix de l’alimentation électrique. Voilà pourquoi Antonio branche le véhicule de temps en temps, et voilà pourquoi ma batterie plomb a fini comme elle a fini.
Ce que la bâche t’apporte
- Elle coupe le soleil direct, qui est ce qui cuit les joints et les plastiques
- Elle limite l’eau stagnante sur les zones plates
- Elle rend le véhicule moins voyant et moins tentant
Ce qu’elle te prend
- Toute la production solaire, donc l’entretien de tes batteries
- La possibilité de jeter un oeil rapide en passant
- Du temps, parce que bâcher et débâcher seul n’est pas une partie de plaisir
La conclusion logique, c’est que bâche et coupe-circuit vont ensemble. Si tu bâches, tu n’as plus de recharge, donc il faut supprimer la consommation. Si tu ne bâches pas, tes panneaux travaillent et tu peux te permettre de laisser le circuit vivant. Ce qu’il ne faut surtout pas faire, c’est ce que j’ai fait : bâcher et laisser la batterie branchée dans le noir.
Un camping-car à l'arrêt : les quatre endroits où ça se dégrade
Rien de tout ça n'arrive en roulant. Ce sont les mois d'immobilité qui travaillent, et trois de ces quatre points sont invisibles quand on se contente de tourner autour du véhicule.
1 La batterie se vide toute seule par les veilles du véhicule (horloge, antivol, électronique du frigo). Sans coupe-circuit, elle passe sous le seuil de décharge profonde et se sulfate. C'est irréversible, et c'est ce qui m'est arrivé.
2 Le plancher bois encaisse l'humidité qui remonte du sol, en permanence, sans jamais sécher puisque le véhicule ne bouge plus. Ça ne se voit pas de l'intérieur. Il faut se baisser et regarder dessous.
3 Les panneaux solaires disparaissent sous la bâche. La protection de la carrosserie coûte la recharge des batteries : c'est le point 1 qui s'aggrave à cause du point 3, et c'est exactement le piège dans lequel je suis tombé.
4 L'aération entrouverte est le seul geste vraiment gratuit du lot, et c'est celui qui marche le mieux. En six mois fermé, l'intérieur reste sain et sans odeur.
L’humidité : ce que j’aurais dû mettre dedans
Alors là, bonne nouvelle, et elle m’a surpris moi-même. Je n’ai jamais trouvé la moindre moisissure dans Édouard, et quand j’ouvre la porte après des semaines, ça sent bon. On sent en entrant que c’est sain. Pas d’odeur de renfermé, pas ce truc de cave qu’on redoute.
Le seul geste que je fais vraiment, c’est de laisser entrouvert quelque part pour que l’air circule un minimum. C’est peu, mais visiblement c’est ce qui compte le plus (j’ai expliqué pourquoi l’air qui circule règle la plupart des problèmes d’humidité dans le guide de la ventilation en van).
Ce que je n’ai jamais mis, en revanche, ce sont les absorbeurs. Je vais m’y mettre, et pour une fois je sais exactement quoi acheter. Ces blocs blancs qu’on prend pour du gros sel, c’est du chlorure de calcium : il attire l’eau de l’air, se dissout au fur et à mesure et la piège en saumure dans le bac du dessous. Détail qui compte pour un hivernage long : une recharge de 900 grammes tient entre un et trois mois, donc sur six mois il faut prévoir de passer les changer, ou en poser plusieurs.
Le gel, le seul ennemi que je n’ai jamais rencontré
Toute la SERP de l’hivernage tourne autour du gel. Vidange des cuves, antigel de plomberie, purge du chauffe-eau, démontage de la pompe. Moi, en Algarve, je ne suis quasiment jamais en négatif. Donc je n’ai jamais vidangé les cuves, et il ne s’est jamais rien passé. Ce n’est pas de la chance ni une méthode, c’est de la géographie.
Je le dis clairement parce que c’est le genre de nuance qu’on ne lit jamais : la moitié des gestes d’hivernage dépendent de l’endroit où ton véhicule dort, pas de la saison. Si tu remises en Bretagne ou dans le Sud-Ouest, ton risque de gel n’a rien à voir avec celui d’un véhicule qui passe l’hiver dans les Vosges ou dans le Massif central.
Cela dit, j’ai eu une alerte, une seule, et c’était en roulant, pas à l’arrêt. En Suisse, le combiné qui fait chauffe-eau et chauffage s’est mis tout seul en sécurité, et l’eau s’est mise à couler par une trappe sous le véhicule. Sur le moment j’ai cru à une panne. En fait c’est un dispositif qui a très bien fonctionné : sur les combinés Truma, une soupape s’ouvre automatiquement quand la température descend sous 3 degrés et vide le chauffe-eau d’urgence, parce qu’un chauffe-eau plein qui gèle, il éclate. La flaque sous le camping-car n’était pas le problème, elle était la solution. J’ai raconté le reste de ce que donne ce combiné d’origine dans mon retour sur le chauffage Truma au gaz.
Ce qu’on retrouve au bout de six mois
Voilà le bilan honnête de la reprise, sans embellir. Le moteur démarre toujours du premier coup, systématiquement, alors que je ne le fais jamais tourner pendant l’hivernage. Toutes les checklists te disent de venir le démarrer une fois par mois. Moi j’y vais tous les mois, mais pour tourner des vidéos dedans, pas pour le démarrer, et il repart quand même.
Ce qui bouge, en revanche, ce sont les freins, qui ont besoin d’un rodage. Avec l’humidité, les disques se voilent d’un film de rouille superficielle et il faut rouler un peu, freiner doucement plusieurs fois, avant de retrouver le mordant normal. C’est le seul effet mécanique réel que je constate à chaque reprise, et ça s’entend autant que ça se sent : les premiers freinages grincent, la pédale répond mou, et au bout de deux ou trois kilomètres tout redevient normal. Ce n’est pas une panne, c’est un réveil.
Le gaz, lui, je le coupe. C’est le seul geste de la fameuse liste que j’applique vraiment, et je le fais sans discuter parce que c’est le seul dont l’oubli ne se paie pas en euros.
Le moteur, qui repart du premier coup sans être démarré de tout l’hiver. L’odeur, qui reste saine avec une simple ouverture entrebâillée. Les moisissures, jamais vues. Le gel, jamais subi, mais on est en Algarve.
La batterie plomb, tuée par les consommateurs en veille faute de coupe-circuit. Le bois du plancher, attaqué par en dessous pendant l’année sans bâche. Les freins, qui demandent un rodage à chaque reprise (mais ça, ça se récupère tout seul).
Coupe-circuit posé en même temps que la nouvelle batterie. Des absorbeurs à l’intérieur, remplacés en milieu d’hivernage. Un coup d’oeil sous le véhicule avant et après. Et un appel à l’assureur, que je n’ai toujours pas passé.
L’assurance, la question que je n’ai jamais posée
Autant être transparent : Édouard est assuré exactement pareil toute l’année, qu’il roule ou qu’il dorme. Je n’ai rien changé, rien demandé, rien négocié. Et en préparant cet article j’ai découvert que c’était peut-être une erreur de plus.
Le principe de base ne bouge pas : même immobile, un camping-car reste un véhicule terrestre à moteur, donc la responsabilité civile reste obligatoire, on ne peut pas juste arrêter d’assurer un véhicule parce qu’il ne roule plus. Mais plusieurs assureurs proposent une formule ou une clause dite d’hivernage, qui suspend les garanties liées à la circulation pendant les mois d’immobilisation tout en gardant l’essentiel (vol, incendie, catastrophes naturelles), avec une cotisation réduite à la clé.
Je ne te dis pas que c’est automatiquement rentable, ça dépend de ton contrat et du nombre de mois concernés. Je te dis juste que c’est un coup de fil que je n’ai pas passé, sur six mois par an, pendant plusieurs années. Fais le calcul, toi, avant de hausser les épaules comme je l’ai fait.
Alors, hiverner ou partir ?
C’est la question que tout le monde pose, et je vais y répondre franchement, mais pas comme tu l’attends.
D’abord le verdict, parce qu’il est simple : si tu ne vis pas dedans à l’année, remise-le. Il n’y a aucun débat. Un véhicule qui ne sert pas six mois de l’année est un véhicule qu’il faut protéger correctement, et lui faire subir les saisons sur un parking en croyant faire une économie, c’est ce que j’ai fait, et ça m’a coûté un plancher.
Ensuite, le calcul en euros, celui que tous les articles adorent poser en tableau : gardiennage plus assurance d’un côté, carburant plus péages plus aires de l’autre. Je refuse de te le faire. Évidemment que vivre dedans coûtait plus cher que mes 360 euros par an, c’est l’évidence même. Mais ce ne sont pas du tout les mêmes vies, donc on ne peut pas comparer. Mettre en face le prix d’un garage et le budget d’une existence entière, ce n’est pas un calcul, c’est un tour de passe-passe. Dans un cas tu payes pour que ton véhicule dorme, dans l’autre tu payes pour vivre.
Et puis il y a ce que je ne saurai pas te prouver. Ces engins-là, je ne sais pas pourquoi, ils aiment rouler. Ils n’aiment pas être abandonnés. Tout ce qui m’est tombé dessus est arrivé pendant des mois d’immobilité, jamais sur la route, et je n’ai jamais rencontré personne qui roule beaucoup et dont le camping-car se dégrade. C’est pour ça qu’on prépare Édouard pour le remettre en service et le louer, et qu’on compte le reprendre plus souvent dès que sa plaque portugaise sera réglée.
Il me reste une inconnue, et je préfère te la donner plutôt que de faire semblant. La bâche est arrivée après les dégâts. Est-ce qu’elle a vraiment stoppé la dégradation du bois, ou est-ce qu’elle l’a seulement ralentie ? Je le saurai au printemps prochain, quand j’irai regarder dessous. Je mettrai cet article à jour ce jour-là, avec ce que j’aurai trouvé.
Hivernage du camping-car : les questions qu'on se pose après
Faut-il laisser le réservoir de carburant plein ou vide ?
Plein. Un réservoir à moitié vide laisse un volume d'air qui change de température tous les jours, et cette condensation finit en eau au fond du réservoir. C'est un des rares gestes d'hivernage qui ne demande aucun effort : fais simplement le plein sur le trajet qui t'emmène au gardiennage.
Comment éviter que les rongeurs s'installent pendant l'hivernage ?
Le point de départ, c'est de sortir absolument toute la nourriture, y compris ce qu'on oublie toujours : un fond de paquet de pâtes, des sachets de sucre, les croquettes de l'animal. Ensuite on aère les placards en les laissant entrouverts, et on peut poser un répulsif dans les soutes et autour du compartiment moteur. Un véhicule qui ne bouge pas pendant des mois est un abri parfait, autant ne pas y ajouter le garde-manger.
Faut-il surgonfler les pneus ou mettre le camping-car sur cales ?
Un pneu qui porte plusieurs tonnes sans bouger pendant six mois finit par s'ovaliser au point de contact. Les deux parades classiques sont de gonfler un peu au-dessus de la pression d'usage, ou de poser des cales d'hivernage qui isolent le pneu du sol et répartissent la charge. Si tu peux, avance ou recule le véhicule de quelques dizaines de centimètres à chaque visite : le point d'appui change, et c'est gratuit.
Que faire du réfrigérateur avant de le laisser ?
On le vide, on le dégivre, on l'essuie, et surtout on laisse la porte entrouverte. Un frigo fermé et humide pendant six mois, c'est l'endroit le plus sûr pour retrouver des moisissures au printemps. La plupart des modèles ont une position de porte entrebâillée prévue exprès pour ça.
Et les matelas, les coussins et le linge ?
Tout ce qui est en mousse et posé à plat piège l'humidité en dessous. On redresse les coussins de dinette, on met les matelas sur la tranche ou on glisse quelque chose dessous pour que l'air circule, et on sort le linge de maison. C'est aussi dans ces espaces fermés qu'un absorbeur d'humidité travaille le mieux.
Faut-il sortir la bouteille de gaz, ou seulement fermer le robinet ?
Fermer le robinet est le minimum, et c'est non négociable. Sortir la bouteille est plus prudent encore si le véhicule dort dans un lieu clos ou en plein soleil, et certains gardiennages l'exigent d'ailleurs dans leur règlement. Pense simplement à noter le niveau qu'il te restait, sinon tu repars au printemps sans savoir si tu as de quoi faire un café.
Une batterie lithium supporte-t-elle mieux l'hivernage qu'une batterie plomb ?
Elle se décharge moins vite d'elle-même, oui, mais elle n'est pas immunisée : son électronique de gestion consomme en permanence, donc les veilles du véhicule finissent quand même par la vider si rien ne la coupe. Deux différences à connaître : on la stocke plutôt à charge partielle qu'à 100 pour cent, et une batterie lithium ne doit pas être rechargée quand il gèle. Le coupe-circuit reste la bonne réponse dans les deux technologies.
Peut-on hiverner son camping-car devant chez soi, dans la rue ?
Tant qu'il s'agit de stationnement et que le véhicule ne déborde pas de sa place, c'est du stationnement ordinaire. Mais beaucoup de communes encadrent le stationnement prolongé des véhicules de loisirs par arrêté municipal, et la rue reste l'endroit où ton camping-car prend le plus de risques (portières, voisinage, tentations). Renseigne-toi en mairie avant de le laisser six mois au même endroit.
L'entretien se fait avant ou après l'hivernage ?
L'huile usagée est acide et travaille pendant tout le temps où le moteur dort, donc une vidange se fait plutôt avant la période d'immobilisation que juste après. À l'inverse, tout ce qui concerne les pneus, les freins et le contrôle technique a plus de sens au réveil, quand tu sais dans quel état le véhicule ressort.
Combien de temps faut-il pour le remettre en service ?
Chez nous, une demi-journée sans se presser. On rebranche, on refait les pleins d'eau, on vérifie les niveaux, on roule doucement quelques kilomètres pour que les freins retrouvent leur mordant, et on va regarder sous le véhicule pendant que le moteur chauffe. Le seul poste qui peut vraiment retarder un départ, c'est une batterie morte qu'on découvre le jour J, ce qui est exactement ce qui nous est arrivé.
La vanlife au quotidien, sans filtre
Deux ans de van à temps plein, et l'Algarve comme port d'attache depuis. On continue de partir, en van ou autrement, et on raconte ce qu'on trouve en chemin. Un e-mail quand on a quelque chose à dire, pas plus.
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