Contenu du coffret de l'Insta360 Luna Pro : la caméra, le support-adaptateur USB-C, le câble et la pochette de transport

Insta360 Luna Pro : notre avis après le premier tournage

Tests & Matériel High-Tech Xavier 17 min
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Bon, il faut que je vous raconte un truc, parce que c’est en écrivant cet article que j’ai compris ce qui s’était passé. On a reçu la Luna Pro fin août, on l’a déballée, et… personne ne s’est disputé pour l’avoir. Elle est partie chez Caroline, moi j’ai gardé la Luna Ultra, et on s’est même pas posé la question, ça s’est fait tout seul. C’est deux semaines plus tard, en montant les rushes, que j’ai réalisé que ce partage racontait exactement à qui cette caméra s’adresse. Parce que Caroline est créatrice de contenu UGC, c’est son métier, elle tourne pour des marques. Et moi je fais du contenu de voyage. On a chacun pris la caméra qui correspond à notre boulot, sans en discuter… et c’est exactement là que se situe la différence entre les deux modèles.

Parce qu’au départ, franchement, j’étais dubitatif. On a déjà la Luna Ultra, on la trouve excellente, on l’a achetée avec nos sous (le Sony nous avait lâchés, mais ça c’est une autre histoire), et voilà qu’Insta360 pose à côté un modèle qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau. Je me suis demandé l’intérêt de sortir cette version, perso. Il a fallu la filmer pour comprendre. Alors voilà notre avis complet, du déballage jusqu’au terrain, avec ce qui m’a agacé et la seule vraie différence entre les deux (parce qu’il n’y en a qu’une, et c’est ça qui est fou).

Notre verdict sur Insta360 Luna Pro

4.5 4.5/5 — Excellent

Avantages

  • Capteur 1 pouce F/1.8 et optique Leica : la même base d'image que la Luna Ultra
  • Format vertical 9:16 natif jusqu'en 4K, pas un recadrage
  • Écran tactile détachable qui sert de retour image quand on se filme
  • Gimbal mécanique 3 axes, aucun stabilisateur à ajouter
  • 215 g, 47 Go de stockage interne et 240 min d'autonomie annoncées
  • 4 micros dont un sur l'écran, compatible Mic Air et Mic Pro sans adaptateur

Inconvenients

  • Zoom limité à 4× en numérique : pas de téléobjectif comme sur la Luna Ultra
  • Le cache silicone fourni ne protège pas l'écran, la pochette devient obligatoire en sac
  • En vertical, le 4K plafonne à 30 images par seconde
  • Pack de base assez sommaire, avec un câble USB-C plutôt court

La Luna Pro reprend la base de la Luna Ultra, capteur 1 pouce, optique Leica, 8K, gimbal 3 axes et écran détachable, et retire le téléobjectif. Si ton sujet c'est toi et pas ce qui se passe à trente mètres, c'est le bon choix de la gamme.

Le déballage : deux boîtes qui se ressemblent

Première chose, avant même d’ouvrir quoi que ce soit : j’ai posé les deux boîtes côte à côte, la Pro et l’Ultra. Même format vertical, et rien qu’à l’image imprimée dessus on se rend déjà compte de la différence entre les deux modèles. Ça se joue sur l’optique, et ça saute aux yeux sur le carton.

Petite précision honnête au passage, parce que sinon vous allez me le dire en commentaire : ma boîte de Luna Ultra est plus large, oui, mais c’est parce que c’était un bundle, le Creator Kit. La Luna Pro qu’on a reçue, c’est le produit seul. Donc comparer la taille des cartons, ça n’a aucun sens, ça compare deux packs et pas deux caméras.

Au niveau des boîtes, c’est toujours aussi qualitatif chez Insta360. Je le dis à chaque fois et à chaque fois je me fais la réflexion : au début cette marque me paraissait un peu cheap, et l’emballage me contredit systématiquement.

Ce qu’il y a dans la boîte

On ouvre, et la première chose qu’on trouve c’est la pochette de protection, une espèce de trousse qui contient le produit. Elle est fournie même sur le pack de base, ce qui est plutôt une bonne nouvelle (gardez ça en tête, on y revient tout à l’heure, c’est plus important qu’il n’y paraît).

Et là c’est le déballage en poupées russes : la boîte, puis la trousse, puis la caméra encore emballée dans du plastique. On fait durer le plaisir, voilà. Au moins on sait que c’est neuf.

Dans la trousse, vous avez donc :

  • La Luna Pro elle-même, avec ses autocollants d’instructions encore dessus.
  • Une petite dragonne, que je vous invite vraiment à fixer.
  • Le support-adaptateur qui se clipse dessous, en USB-C, avec des griffes sur les côtés. C’est lui qui apporte les deux trucs essentiels : le pas de vis d’appareil photo (donc toute la compatibilité trépied) et le mini-trépied avec ses trois petites pattes en fer courbées.
  • Un câble USB pour recharger et transférer.

Sur les petites pattes-trépied, j’ai lu pas mal de testeurs douter de leur solidité. Nous on a l’usage réel, sur la Luna Ultra qui a exactement les mêmes, et bah franchement ça fait le taf. On pose la caméra sur une table au restaurant pour se filmer, et on n’a jamais eu de problème jusqu’à maintenant. La seule vraie limite, c’est si quelqu’un vient taper dedans, mais là aucun trépied ne vous sauvera.

Le bémol du pack de base, par contre, c’est qu’il est assez sommaire. Et surtout le câble est court. À l’époque des ordinateurs portables c’est pas grave, mais si vous avez une tour, vous allez avoir le câble qui pendouille au moment de recharger. Cela dit, un câble USB-C ça coûte rien, vous en rachetez un et on n’en parle plus.

La mise en route : d’une simplicité déconcertante

On retire la protection d’écran, on appuie sur le bouton, elle s’allume toute seule. Premier écran, le choix de la langue, français, suivant. Et là on retrouve le fil rouge Insta360 : c’est simple. Vous lancez l’application, vous faites « ajouter », la Luna Pro apparaît directement dans la liste des appareils, vous cliquez dessus et c’est connecté. Un clic sur l’écran du téléphone, un autre sur celui de la caméra, et c’est fait.

C’est encore une fois l’une des installations les plus faciles que j’aie faites, et de loin. Je l’ai déjà dit sur tous les appareils Insta360 que j’ai eus entre les mains, et je le confirme ici : le software de la marque se ressemble d’un produit à l’autre, il est intuitif, et on est opérationnel en quelques minutes montre en main.

Il y a bien un firmware à télécharger dans la foulée, environ 1,7 Go, mais soyons sérieux deux minutes : à notre époque, 1,7 Go c’est rien du tout. Le temps de finir de ranger le carton et c’est plié. Je le mentionne juste pour que vous ne soyez pas surpris de voir une barre de progression apparaître, pas parce que c’est un problème.

Dernière bonne nouvelle du déballage : il n’y a pas de carte SD dans la boîte, mais la caméra a 47 Go de stockage intégré, et la trappe pour la carte se trouve sur le côté droit. Autrement dit, vous pouvez filmer même en ayant oublié votre carte à la maison. Ça m’est arrivé… plus souvent que je ne l’avouerai ici.

Ce qu’on a tourné avec avant d’en parler

Premier vrai terrain : les Dias Medievais de Castro Marim, le festival médiéval de l’autre bout de l’Algarve. On y était de 17 h à minuit, et on a tourné à deux caméras, chacun la sienne, et surtout chacun branché sur son propre micro.

Ça a l’air de rien dit comme ça, mais ça nous débloque un format qu’on n’arrivait pas à faire proprement jusque-là… le duo qui parle en même temps, sans perche, sans repiquage au montage, sans que l’un mange la voix de l’autre. On a essayé pendant des mois avec du matériel qui ne suivait pas, et là, hop, ça marche. Je vous avoue que sur le coup on s’est regardés en se disant « ah oui quand même ».

Ensuite on l’a ressortie sur le rooftop du Nomad, à Tavira, en fin de journée, quand la lumière tombe et que la plupart des caméras commencent à faire un peu n’importe quoi. C’est là que la partie basse lumière se joue vraiment, pas dans un salon avec trois lampes.

L’image : capteur 1 pouce, Leica, et ce qu’on voit vraiment

Alors la Luna Pro embarque un capteur 1 pouce qui ouvre à F/1.8. Et si vous regardez le bloc optique de près, vous verrez la mention Leica gravée juste à côté de la lentille.

Je le précise parce que c’est amusant : la fiche technique qu’on nous a transmise n’en parle nulle part, alors que le partenariat Leica est mis en avant partout sur la Luna Ultra. Sur le papier, on aurait donc pu croire que la Pro avait perdu sa signature optique au passage (et je vous jure que je l’ai cru pendant deux jours). Sur l’appareil, elle y est. Comme quoi, des fois, il faut juste regarder l’objet plutôt que le tableau.

Ça donne de la vidéo 8K à 30 images par seconde, et jusqu’à 4K à 120 ips si vous voulez du ralenti propre, le tout avec de l’I-Log 10 bits et du Dolby Vision pour étalonner sans que l’image parte en vrac au premier contre-jour. En photo on monte à 37 MP, bref, ya de quoi faire.

Mais le plus intéressant, c’est la comparaison directe, parce qu’on avait les deux au même endroit, le même soir, dans la même lumière. Et bien à l’œil nu, je vois pas de différence entre les deux. Voilà, c’est dit. Là où ça se sépare, c’est au zoom : à un moment l’une continue et l’autre s’arrête, tout simplement parce que la Luna Ultra bascule sur un second objectif que la Pro n’a pas. On y revient plus bas, c’est toute l’histoire de ce modèle.

Ah, et le mode PureVideo se met en automatique, comme sur l’Ultra. La caméra détecte qu’elle n’a plus assez de lumière, elle bascule toute seule, et elle repasse en mode normal quand la lumière revient. Sur un rooftop en fin de journée, c’est exactement ce qu’on veut : on filme, on ne pense pas aux réglages.

Le format vertical est natif, et personne ne le dit

Ça, si vous livrez du contenu vertical, c’est LE point à retenir. La Luna Pro filme en 9:16 nativement, jusqu’en 4K (2160 × 3840). C’est pas une image horizontale recadrée après coup, c’est le capteur qui bosse dans ce format.

Une nuance quand même, et je préfère vous la donner plutôt que vous laissiez la découvrir tout seuls. En vertical, le 4K plafonne à 30 images par seconde. Pour monter à 60, faut descendre en 3K ou en 1080p. Et une précision qui vaut pour tous les chiffres de cet article : ce sont les définitions proposées par la caméra au moment où j’écris. Une mise à jour logicielle peut très bien en débloquer d’autres, ou changer les cadences disponibles, c’est déjà arrivé sur d’autres appareils de la marque. Un coup d’oeil aux menus reste la seule vérité du jour.

Et surtout, l’astuce à connaître avant de tourner votre premier Reel. Cette 4K verticale, encore faut-il arriver à la déclencher. Par défaut, faire pivoter l’écran en portrait ne change pas le cadrage : ça éteint la caméra, et la remettre en paysage la rallume. La rotation sert d’interrupteur, pas de sélecteur de format. Il faut aller dans les paramètres activer le réglage qui fait basculer automatiquement entre portrait et paysage selon l’orientation de l’écran. Tant que ce n’est pas fait, vous allez surtout allumer et éteindre la caméra en boucle, et quand on tourne en vertical toute la journée, c’est vite pénible.

D’ailleurs, petite auto-dérision gratuite : quand j’ai fouillé les menus la première fois, j’ai cru que la caméra plafonnait à 4K 60 et qu’elle faisait pas de 8K du tout. J’ai même failli l’écrire. En réalité j’étais bêtement en mode portrait, et l’écran m’affichait juste les limites de ce format… voilà, le testeur a testé, et le testeur s’est planté.

Est-ce que c’est gênant ? Franchement non, pas pour l’usage visé. Un Reel ou un TikTok se diffuse en 1080p, et le 1080p vertical monte à 60 sans discuter. La limite ne mord que si vous voulez absolument du 4K 60 en vertical, ce qui ne concerne pas grand monde. Mais autant le savoir, plutôt que de croire que les chiffres de la fiche marketing s’appliquent partout.

Xavier

Moi c'est Xavier

Je teste le matériel sur la durée, en van et au quotidien, et je dis ce qui ne va pas. Si ça vous évite un mauvais achat, laissez votre adresse.

L’écran détachable, ou pourquoi elle est partie chez Caroline

Et bien voilà le vrai sujet. L’écran tactile se détache du corps de la caméra et devient une télécommande avec retour image. Vous posez la caméra, vous reculez, et vous vous voyez. Ou vous la tenez à bout de bras et vous vous cadrez sans deviner (fini l’époque où on filmait trois minutes pour découvrir au montage qu’on avait le front coupé).

C’est exactement le geste de quelqu’un dont le sujet, c’est lui. Et c’est le quotidien de Caroline : l’UGC, c’est son travail, elle passe ses journées devant l’objectif à tourner pour des marques. La caméra est allée dans ses mains sans qu’on en discute, et avec le recul c’était évident. Le suivi fait le reste : un appui sur le joystick et l’appareil vous garde dans le cadre, trois appuis et vous basculez en mode selfie. Vous perdez pas le moment à chercher dans un menu, et ça, quand on filme seul, c’est tout ce qui compte.

Le corollaire, c’est qu’elle a pas besoin d’aller chercher un détail à trente mètres. Le zoom s’arrête à 4×, en numérique, dont 2× sans perte, et bah ça suffit très largement quand vous êtes à bout de bras.

Le son : bon, jusqu’à ce que ça se complique

La caméra embarque quatre micros, dont un sur l’écran détachable (ce qui compte plus qu’on croit quand vous filmez avec l’écran en main, c’est lui qui capte). Pour un usage courant, c’est bon, ya rien à redire.

Dans une foule de festival par contre, je repasse sur les micros sans-fil Insta360, les Mic Air et Mic Pro. Ils se connectent sans adaptateur, ce qui a l’air d’un détail jusqu’au jour où vous galérez avec un dongle à 22 h dans le noir. Attention, c’est pas un rattrapage d’un micro intégré faiblard, hein… c’est juste un cran au-dessus quand l’environnement est chargé.

Autonomie : une soirée entière sans y penser

De 17 h à minuit à Castro Marim, en tournant coup après coup, la batterie a jamais été un sujet. L’autonomie annoncée est de 240 minutes, et pour une fois le chiffre du constructeur ment pas trop sur l’usage réel (ça arrive tellement rarement que ça mérite d’être noté).

Deux trucs à savoir quand même. L’écran détachable a sa propre batterie, sept fois plus petite que celle du corps, donc si vous le laissez séparé en permanence, c’est lui qui lâchera en premier, forcément. Et surtout, la luminosité de l’écran est ce qui vous coûte le plus d’autonomie : baissez-la, vous gagnez vraiment du temps de tournage. C’est perso le conseil le plus concret que je peux vous donner sur cette caméra.

Ce qui m’a agacé

Deux choses, et aucune est rédhibitoire, mais bon, autant les dire.

La protection fournie couvre pas l’écran. Vous avez un cache en silicone qui protège la tête du gimbal et la lentille, il s’enlève et se remet très facilement, et il fait bien son boulot. Mais l’écran, lui, reste à poil. Sur la Luna Ultra on a tout un bloc en plastique qui entoure l’appareil et protège les deux, et je le préfère cent fois, franchement. Ça prend un peu plus de place, d’accord, mais ça protège tellement mieux dans un sac.

Du coup la pochette fournie dans la boîte, c’est pas un bonus de packaging, c’est ce qui protège vraiment l’appareil. J’ai aucune envie de balader cette caméra au milieu d’un trousseau de clés en croisant les doigts pour que le tactile survive.

Le mode d’enregistrement reste armé. Ça m’est arrivé sur la Luna Ultra, en filmant un unboxing : je l’avais posée en hauteur pour qu’elle prenne le bureau du dessus, j’avais oublié de la remettre en vidéo, et j’ai récupéré un timelapse totalement inutilisable. C’est pas la faute du logiciel hein, c’est la mienne. Mais comme les deux caméras tournent avec le même logiciel, le piège est exactement le même ici. Mais le réflexe à prendre est simple : un coup d’œil au mode avant d’appuyer.

Spécifications techniques : Insta360 Luna Pro

Couleur Noir cosmique, Blanc stellaire
Poids net 0,22 kg (0,47 lb)
Écran
Application
Connectivité Wi-Fi 6, Bluetooth, USB-C 3.0
Stockage 47 Go interne + microSD jusqu'à 2 To
Audio 4 micros intégrés (dont 1 sur l'écran détachable) + compatible Insta360 Mic Air / Mic Pro
Taille du capteur 1 pouce, objectif unique F/1.8
Résolution vidéo max 8K à 30 ips (jusqu'à 4K à 120 ips)
Résolution photo 37 MP (UltraPhoto)
Zoom 1-4× (dont 2× sans perte)
Stabilisation Gimbal mécanique 3 axes
Autonomie 240 min
Profils colorimétriques Standard, Dolby Vision, I-Log 10 bits

Luna Pro ou Luna Ultra ?

Alors la question tient en une ligne : est-ce que vous avez besoin d’aller chercher loin ?

La Luna Ultra a deux lentilles, dont un téléobjectif, et pousse le zoom jusqu’à 12×. C’est ce qui permet d’isoler un détail, un animal, un clocher, sans tout recadrer au montage. La Luna Pro s’arrête à 4×, en numérique. Sur tout le reste, elles jouent dans la même cour, et c’est bien le sens de ce modèle : la même base, sans la portée, pour un tarif plus accessible.

On vous prépare un comparatif complet des deux, avec les images côte à côte, parce que le sujet mérite mieux qu’un paragraphe coincé en fin d’article. En attendant, si vous voulez le détail de la grande sœur, c’est par ici.

Pour qui elle est vraiment : les créateurs UGC

Et bien voilà, on y arrive, et c’est là que le partage avec Caroline prend tout son sens. Je le redis parce que ça compte pour la suite : Caroline est créatrice UGC de métier, c’est une partie de son travail, elle livre du contenu à des marques. Donc quand je vous dis que cette caméra est faite pour l’UGC, c’est pas une vue de l’esprit de testeur, c’est le résultat d’un arbitrage qu’on a fait chez nous sans même y réfléchir. Pour moi cette caméra est faite pour les créateurs de contenu UGC (pour ceux qui débarquent : l’UGC, c’est le contenu que vous tournez pour une marque, souvent en vertical, souvent face caméra, et qui finit en publicité sur les réseaux). C’est même, perso, la caméra ultime pour ce type de créateur.

Pourquoi ? Bah parce que tout ce qu’elle fait bien correspond exactement à ce boulot-là, point par point.

Ça vous évite d’utiliser votre téléphone. C’est le premier truc. En UGC on filme énormément au smartphone, et vous avez beau avoir le dernier modèle, vous n’aurez jamais un capteur 1 pouce ni un vrai gimbal mécanique. Là vous changez de catégorie d’image sans changer de métier.

Vous n’avez pas besoin d’un zoom énorme. La Luna Ultra monte à 12×, et c’est génial pour aller chercher un détail au loin… sauf qu’en UGC, on s’en fiche complètement. Vous vous filmez à bout de bras, vous ne cherchez rien à trente mètres. Les 4× de la Pro suffisent très largement, et vous ne payez pas pour une lentille que vous n’utiliserez jamais.

Elle suit votre visage. Un appui sur le joystick et elle vous garde dans le cadre. Quand vous tournez seul, sans personne derrière la caméra, c’est ce qui fait la différence entre une prise utilisable et une prise où vous sortez du cadre au bout de dix secondes.

La télécommande déportée est parfaite pour ça. Vous vous voyez, vous déclenchez, vous ajustez, sans avoir le nez collé à l’appareil et sans sortir votre téléphone.

Elle fait le portrait ET le paysage. Le vertical en natif pour les réseaux, l’horizontal quand la marque vous demande un format classique. Vous n’avez pas à choisir votre caméra en fonction du livrable.

Et elle est toute petite. Moi je la mets dans une poche ou dans un sac banane, et je peux la sortir quand je veux. Ajoutez à ça qu’elle se connecte au micro avec une facilité déconcertante, et vous avez un kit complet qui tient sur vous.

Là où la Luna Ultra, elle, va plutôt servir aux créateurs de contenu de voyage, ceux qui filment des paysages, de la faune, des détails en hauteur, et qui ont vraiment besoin de la portée du téléobjectif. C’est mon métier à moi, et c’est pour ça qu’elle est restée entre mes mains.

Voilà, deux caméras, deux façons de bosser, et une seule vraie différence entre les deux.

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Vos questions sur l'Insta360 Luna Pro

Quels téléphones sont compatibles avec l'application Insta360 ?

Côté iPhone, il faut une puce A14 ou plus récente et iOS 15 au minimum, donc iPhone 12 et au-delà. Côté Android, il faut un Snapdragon 855, un Exynos 2200, un Dimensity 9000, un Tensor G1 ou plus récent, avec Android 10 minimum. Un téléphone plus ancien pourra quand même piloter la caméra, mais les fonctions qui reposent sur l'IA rameront.

Quelle carte microSD choisir pour la Luna Pro ?

Insta360 recommande des cartes microSDXC en V30 U3 A2, chez SanDisk Extreme ou Lexar BLUE, de 128 Go à 2 To. Ce sont les classes de vitesse qui tiennent le débit vidéo sans coupure. Cela dit, avec 47 Go de stockage interne, tu n'es pas obligé d'en mettre une tout de suite.

Combien de temps faut-il pour recharger la caméra ?

Insta360 annonce 80 % en 23 minutes et une charge complète en 35 minutes, avec un chargeur USB-C de 45 W compatible PD 3.0 PPS. En pratique, une pause déjeuner suffit largement à repartir pour l'après-midi.

La Luna Pro est-elle étanche ?

On préfère être honnêtes : la fiche technique qu'on nous a transmise ne mentionne aucun indice de protection, ni IP, ni résistance aux projections. Tant que la marque ne l'a pas confirmé noir sur blanc, on part du principe qu'elle ne l'est pas et on ne la sort pas sous la pluie. On mettra cette réponse à jour dès qu'on aura l'information.

Peut-on filmer sans avoir son téléphone à côté ?

Oui, et c'est même l'intérêt du modèle. L'écran tactile se détache et te sert de retour image, donc tu te cadres et tu déclenches sans sortir ton smartphone. L'application sert surtout au premier appairage, aux mises à jour et au transfert des fichiers.

Est-ce qu'elle chauffe sur les longs enregistrements ?

Sur la Luna Ultra, oui, on l'a constaté : au-delà d'une vingtaine de minutes d'une seule traite en basse lumière, la caméra affiche elle-même un avertissement et devient tiède. Elle ne s'arrête pas pour autant. On n'a pas encore reproduit ce test sur la Luna Pro, donc on ne va pas te dire qu'elle se comporte pareil sans l'avoir vérifié. Ça viendra.

Quels coloris sont disponibles ?

Deux au catalogue : Noir cosmique et Blanc stellaire. Le blanc pèse trois grammes de plus que le noir, ce qui ne changera strictement rien à ta vie.

Luna Pro ou Insta360 GO Ultra, laquelle choisir ?

Ce sont deux philosophies différentes. La GO Ultra est une mini caméra POV qu'on porte sur soi pour filmer les mains libres, sans avoir à la tenir. La Luna Pro est une caméra à gimbal qu'on tient ou qu'on pose, avec un écran de contrôle, pensée pour se cadrer proprement en parlant face objectif. Si tu veux du plan à la première personne pendant l'action, c'est la GO Ultra. Si tu veux te filmer en train de parler, c'est la Luna Pro.

Testé d’abord, recommandé ensuite

Batteries, solaire, high-tech, sécurité. Nos essais après des mois d’usage réel, et ce qu’on ne rachèterait pas. Un e-mail quand on a testé quelque chose, pas avant.