Notre avis sur Nikita, notre cantine cachée de Tavira (et pourquoi on y revient sans arrêt)
Avantages
- Régularité sans faille, on n'a jamais été déçus
- Excellent rapport qualité-prix
- Cuisine introuvable ailleurs à Tavira (patte française, sauces parfumées)
- Équipe multilingue très accueillante
- Cadre discret et charmant, terrasse en bois dans une ruelle
Inconvénients
- Carte qui évolue très peu d'une année à l'autre
- Pas pour les palais difficiles ni les amateurs de junk food
- Réservation quasi indispensable de mai à octobre
À qui s'adresse ce lieu ?
- Ceux qui aiment vraiment bien manger
- Amateurs de cuisine travaillée, d'épices et d'influence française
- Habitués qui cherchent une valeur sûre à Tavira
Une valeur sûre et discrète de Tavira, largement dans notre top 3 pour sa régularité et son rapport qualité-prix.
Il y a des restos qu’on teste une fois, en se disant que c’était bien, et puis qu’on oublie. Et il y a le Nikita, où on revient une bonne dizaine de fois par an sans jamais s’en lasser.. ce qui, à Tavira, n’est pas rien.
Le Nikita, c’est exactement le genre d’adresse qu’on ne trouve pas du premier coup. Cachée dans une petite ruelle, juste derrière la rue qui longe le Rio Gilão, avec sa mini-estrade et sa petite terrasse en bois.. le genre d’endroit qu’on garde un peu pour soi, avant de finir par en parler à tout le monde (donc voilà, c’est fait).
Pourquoi on y revient une dizaine de fois par an
Quand on nous demande notre restaurant préféré de Tavira, on hésite toujours une seconde.. parce que le Nikita est une adresse aussi discrète que la mémoire qu’elle laisse. Et pourtant, à la réflexion, il fait largement partie de notre top 3 de la ville. Pour sa régularité, pour son rapport qualité-prix, c’est vraiment du costaud.
On n’a jamais été déçus là-bas. Jamais ce petit moment de bof qu’on finit toujours par avoir dans les adresses trop touristiques, où on paie surtout l’emplacement. Ici, c’est l’inverse : une vraie valeur sûre, pas juste un coup de coeur d’un soir.
C’est aussi un resto où on aime amener du monde, et ça, c’est sans doute le meilleur test qui soit. Quand on a confiance dans une adresse au point d’y emmener les gens qu’on aime, c’est qu’elle tient vraiment dans la durée. Et le Nikita, lui, tient saison après saison.
Une ruelle, une terrasse en bois et des hirondelles
Ce petit retrait par rapport au passage, c’est déjà une partie du charme. La ruelle, les bougainvilliers tout autour, et à certaines périodes de l’année, des nids d’hirondelles accrochés juste au-dessus. Quand on a la chance de manger sur la petite terrasse en bois, on les voit faire leurs allers-retours vers le nid, avec tout le petit fond sonore qui va avec. Un détail tout bête, mais c’est exactement ce qui donne au Nikita sa vraie personnalité.
À l’intérieur, l’espace se déploie plutôt en longueur qu’en largeur (comme beaucoup de restos de Tavira), avec des azulejos bleu et blanc qui posent l’ambiance sur les murs. C’est étroit, discret, presque secret.. le genre d’endroit où on se sent vite à l’aise.
Une cuisine qu’on ne retrouve pas ailleurs à Tavira
Ce qui nous fait revenir, ce sont d’abord les assiettes. La carte bouge très peu d’une année à l’autre, avec très peu de renouvellement, et bizarrement, ce n’est pas du tout un défaut : on y trouve justement des plats qu’on ne croise nulle part ailleurs en ville, avec une façon de cuisiner très reconnaissable.
L’impression générale, c’est une base locale assumée qui laisse passer une petite consonance française.. logique, puisque le chef a cuisiné en France et en a gardé certaines techniques. Ça se sent surtout sur les sauces, toutes parfumées sans exception, et sur la cuisson des légumes, vraiment très soignée. C’est le genre de détail qui trahit une vraie maîtrise derrière les fourneaux.
Des salades moins banales que la moyenne locale
Au Portugal, la salade, c’est souvent laitue, tomate et oignon, et basta. Au Nikita, c’est tout autre chose, avec des propositions plus travaillées : salade de chèvre chaud, salade à l’asperge, salade au parmesan.. rien que ça, ça donne déjà une vraie identité à la carte.
Les plats qui nous font revenir
La liste de ceux qui nous marquent est longue. Il y a la fameuse bouillabaisse, les pâtes au sanglier avec leurs boulettes de sanglier, les pâtes aux gambas et leur belle sauce de bisque. Côté viande, on craque facilement pour la souris d’agneau ou le canard confit.
Côté végétarien, Caroline ne jure que par le tajine végétarien adoré (qui en plus ne coûte presque rien) et par la ratatouille. Et Xavier, lui, revient toujours vers les pâtes.. forcément. À chaque visite, on se promet de tester autre chose, et à chaque fois, on retombe sur nos petits classiques.
Les desserts qui nous font craquer
On a rarement le courage de sauter le dessert au Nikita, et c’est sans doute mieux comme ça. La crème brûlée lavande-vanille, le crumble pommes avec sa boule de glace vanille, la mousse au chocolat orange.. on a nos petites habitudes, et on y tient sérieusement.
Une équipe qu’on a plaisir à retrouver
Le Nikita, c’est aussi une équipe vraiment sympa, et ça compte beaucoup dans le plaisir d’y retourner. Le chef, on ne le voit pas souvent en salle (il est en cuisine, à son affaire). En revanche, on retrouve souvent une femme, dont on pense (sans en être tout à fait sûrs) qu’elle est la sienne, et un jeune homme, une connaissance de la famille, lui aussi très attachant. Ils parlent plusieurs langues, et rien que pour les revoir, on a envie de pousser la porte.
Pour qui c’est fait (et pour qui ça ne l’est pas)
Soyons honnêtes : ce n’est pas un resto où vous allez entendre beaucoup parler portugais. On y entend surtout énormément d’anglais, un peu de français aussi. Et le Nikita, c’est pour qui, au fond ? Pour ceux qui aiment vraiment bien manger, tout simplement. Il faut un peu aimer un peu tout, ne pas être difficile : avec les épices et ce genre de choses, certains peuvent ne pas accrocher. Les amateurs de junk food n’y trouveront pas leur compte. Il faut, on pense, un vrai palais pour apprécier vraiment ce que fait cette cuisine.
Infos pratiques
PS : si vous tombez sur la terrasse un soir d’été, levez le nez entre deux plats. Les hirondelles font le service avant nous.