Assortiment de spécialités du Bangladesh, dadines de tapioca brésiliennes, gyozas de porc et houmous à la tomate séchée servis sur un plateau en bois au restaurant Coisa Linda à Tavira, Algarve.

Coisa Linda a Tavira : la cuisine qui voyage de Bruno et Chris

Xavier 6 min
🍽️ Restaurants 234, Rua Almirante Cândido dos Reis, Marlin, Tavira (Santa Maria e Santiago), Tavira, Faro, 8800-318, Portugal

Notre avis sur Coisa Linda a Tavira : la cuisine qui voyage de Bruno et Chris

4.5
4.5/5 — Excellent Notre avis

Avantages

  • Cuisine métissée savoureuse et originale.
  • Ambiance calme loin de l'agitation du centre.
  • Terrasse agréable sous une tonnelle.
  • Service chaleureux et accueillant.
  • Cadre charmant avec jardin et plusieurs niveaux.

Inconvénients

  • Peut être bondé lors des jours ensoleillés.

Le Coisa Linda est un excellent choix pour un repas relaxant à Tavira. Sa cuisine et son cadre en font une adresse incontournable.

Il y a des restos qu’on choisit pour la carte, et d’autres qu’on choisit pour les gens qu’il y a derrière. Le Coisa Linda, perso, c’est un peu les deux à la fois, et c’est sans doute pour ça qu’on finit toujours par y retourner (alors qu’à Tavira, croyez-moi, c’est pas les bonnes adresses qui manquent).

Cette fois, l’occasion était un peu spéciale : un déjeuner de la fête des Mères, avec la maman de Xavier, par une de ces journées de fin mai où l’Algarve commence déjà à chauffer pour de bon. Et honnêtement, cette journée-là résume assez bien tout ce qui nous ramène ici, repas après repas..

Traverser le Rio Gilão pour changer d’ambiance

Le Coisa Linda se trouve de l’autre côté du Rio Gilão. Rien de sorcier, on traverse le pont en deux minutes (autant être honnête, ça se fait tout seul), mais ça suffit à s’éloigner un peu de l’agitation du centre de Tavira (qui reste pour nous la plus belle ville de l’Algarve, mais ça on vous en a déjà parlé ailleurs) pour rejoindre un coin un peu plus posé, un peu plus calme.

La maison a un vrai cachet, avec ses plusieurs niveaux, son jardin, ses différents espaces selon la saison.. Aux beaux jours, c’est sur la terrasse en teck, sous la tonnelle, qu’on pose nos affaires. Ce jour-là, la chaleur de fin mai était juste ce qu’il fallait, adoucie par une petite brise, on a démarré avec un verre pétillant et une framboise dedans, et voilà, le repas pouvait s’installer tranquillement (rien que d’y repenser j’ai soif).

Bruno et Chris, l’âme de la maison

Mais soyons clairs, ce qui fait vraiment l’âme de l’endroit, c’est Bruno et Chris. Bruno est Français, Chris est Brésilien, et c’est même au contact de Bruno que Chris a appris le français (ce qui donne des conversations plutôt savoureuses, je vous laisse imaginer). Du coup, quand on débarque en francophones, on se sent tout de suite à la maison. Les échanges sont naturels, et au fil des visites, ça dépasse largement la simple relation client-restaurateur.

Et leur cuisine, et bien elle ressemble à leur parcours : nourrie par leurs voyages, par tous les pays où ils sont passés. C’est une carte ouverte sur le monde, et franchement c’est exactement ce qu’on était venus chercher.

Des mezzés qui voyagent pour commencer

On a attaqué par une entrée à partager, parce que c’est quand même plus marrant de piocher tous dans le même plat. Et là, ça voyageait dans tous les sens : des piadjules de l’Inde, une spécialité du Bangladesh, des dadinhos de tapioca brésiliens, des gyozas de porc et un houmous à la tomate séchée.. (oui, j’ai dû vérifier l’orthographe de la moitié, ne me jugez pas).

Le seul vrai test, celui qui compte : personne ne s’est battu pour le dernier morceau. Et pour une bonne raison, chacun avait déjà son chouchou bien à lui. Caroline le sien, Xavier le sien, sa maman le sien aussi. Quand trois personnes désignent trois bouchées différentes comme leur préférée, perso je trouve que c’est plutôt bon signe pour la cuisine.

Les plats, chacun sa route

Pour la suite, tout le monde est parti dans sa direction. Caroline, qui d’habitude ne lâche jamais sa salade au saumon (avec sa petite sauce légèrement relevée, son truc à elle), a décidé de changer pour une fois. Avec la maman de Xavier, elles sont parties sur un carpaccio de bœuf bien généreux.. tellement généreux qu’elles ont eu du mal à terminer l’assiette. Belle surprise quand même.

Xavier, lui, n’a même pas fait semblant d’hésiter : ses ribs de porc, comme à chaque passage (l’audace, je sais). Une assiette qui cale bien, et ici c’est important, parce que la générosité des portions fait clairement partie du plaisir.

La fin de repas, et le débat éternel

Et même après tout ça, et bien il restait encore un petit coin pour le dessert (il en reste toujours un, c’est physiologique). Xavier a pris le bolo de leite, un gâteau à la crème de lait avec sa boule de glace vanille. Caroline a craqué sur un crumble aux pommes, le genre de truc bien réconfortant.

Et c’est là qu’intervient LE débat, celui qui revient à chaque fois : « c’était peut-être un peu trop sucré, non ? ». C’est devenu une vraie blague récurrente avec Bruno et Chris, une complicité qui s’est installée au fil des années. Le genre de running gag qui fait qu’on se sent un peu chez soi, quoi.

Et puis le déjeuner a dérapé (dans le bon sens)

Au milieu du repas, un duo guitare-chant s’est invité sur la terrasse. Ambiance conviviale immédiate, répertoire international, et même quelques chansons françaises au passage (autant vous dire que les francophones attablés autour ont apprécié le geste).

Et là.. la grosse erreur. Xavier s’est retrouvé invité au micro pour « Pour que tu m’aimes encore ». Oui, du Céline Dion. Devant absolument tout le monde. Je vous laisse imaginer la gêne, les fous rires autour de la table, et le pauvre Xavier qui se demandait intérieurement comment il en était arrivé là (spoiler : ce souvenir-là survivra probablement plus longtemps que la moitié des plats).

À qui on conseille le Coisa Linda

Bon, soyons honnêtes deux minutes. Si vous cherchez la grillade portugaise classique ou le poisson juste posé sur l’assiette, c’est pas forcément ici qu’il faut venir.. la cuisine traditionnelle du coin, vous la trouverez ailleurs (et très bien d’ailleurs).

Par contre, pour les palais curieux, c’est un vrai terrain de jeu : saveurs orientales, touches indiennes, inspirations sud-américaines, une cuisine métissée et totalement assumée. Le public est plutôt adulte, même si les familles restent les bienvenues. Disons que c’est surtout une adresse pour ceux qui aiment prendre leur temps.. et nous, prendre notre temps, ça on sait faire.

Infos pratiques


: Tavira, de l’autre côté du Rio Gilão (Algarve, Portugal).
Type : cuisine métissée, influences orientales, indiennes et sud-américaines.
Horaires : hors saison, déjeuner possible ; en haute saison, ouvert surtout le soir.
Budget : entre 35 et 40 EUR par personne (apéritif, entrée, plat, dessert, vin).
Ce qu’on en retient : on y revient autant pour les saveurs que pour Bruno et Chris.
Visite : fin mai 2026.

Ps : si un jour vous y passez et que Bruno vous glisse qu’un dessert est « peut-être un peu trop sucré », sachez que vous venez officiellement de rejoindre la blague maison.. et que quelque part, Céline Dion veille sur vous.