Confiture de mirabelles de Lorraine : le terroir en pot
Alors, la confiture de mirabelles, c’est typiquement le genre de truc qu’on croit tout simple, presque tranquille, et puis quand l’odeur commence a monter dans la cuisine, on se dit qu’on tient quand même un petit morceau d’été en pot, ni une ni deux, avec ce cote très franc de la mirabelle qui ne cherche pas a faire la maligne (et franchement, elle a bien raison).
La mirabelle de Lorraine, ce n’est pas juste un fruit sympa qu’on croise au marche deux semaines dans l’annee, c’est presque une humeur, une saison, une facon de dire « hop, on y va maintenant ou on attendra l’an prochain », voila pourquoi on a toujours un petit faible pour elle. Entre la mirabelle de Metz, plus petite, plus nerveuse en bouche, et celle de Nancy, souvent un peu plus ronde, on ne va pas lancer un debat de famille a table (quoique), mais on sent tout de suite qu’on parle d’un fruit qui a son caractere, sans en faire des caisses.
Et perso, c’est ça qu’on aime dans cette confiture, le fait qu’elle n’ait pas besoin de cinquante artifices pour exister, tu tartines ça sur une brioche, sur une crepe, sur un bout de pain encore tiede, et bah tout de suite, même au coeur de l’hiver, on revient a une cuisine vivante, simple, un peu bancale parfois, mais chaleureuse. Xavier ferait bien semblant d’être très mesure sur le sujet, mais on le connait, des qu’il y a un pot dore sur la table, le professionnalisme s’effondre assez vite (a peu pres 3 fois par semaine, j’exagere a peine).
Confiture de Mirabelles
Je vous propose de faire une recette de confiture de Mirabelle de Lorraine! J’en ai tellement mangé ces années passées qu’il était tant que j’apprenne à la faire ! Qui mieux que maman pour me montrer!
Ingrédients
- 1 kg mirabelles
- 800 g de sucre
- 1/2 jus de citron jaune
Équipement
- fait-tout
- bol
Préparation
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Laver les mirabelles
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Les couper en 2 ou en 4
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Les laissé macérer une journée dans de l'eau
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Le lendemain, faire bouillir pedant à peine 10 minutes tout en restant à côté
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Enlever l'écume qui se forme au-dessus
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Baisser le feu pour ne pas que la confiture caramélise
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Vérifier que la confiture est prise à l'aide d'un verre dans lequel on met une goute. Si elle s'arrête rapidement c'est que c'est bon. Si elle coule jusqu'en bas, faites encore cuire un peu et vérifier régulièrement .
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Quand elle prise, verser la confiture dans les pots et attendre 30 minutes 1h qu'elle ai refroidie
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Puis fermer avec les couvercles et retourner les pots 2 minutes pour enlever l'air et permettre une bonne conservation
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Et voila la confiture est finie!
Ils ont testé la recette
Cette confiture est un vrai régal ! La texture est parfaite et le goût sucré des mirabelles est bien présent. Idéale pour les petits déjeuners en famille.
J'ai remplacé le jus de citron par du jus de pamplemousse pour un goût plus original. La confiture est un peu moins acide, ce qui me plaît beaucoup. À refaire !
Alors là, un vrai coup de cœur ! J'ai opté pour un mélange de mirabelles et de pêches, et c'était un délice. La texture est parfaite et j'en ai fait des cadeaux pour mes amis. Mission réussie !
Super recette, très simple à suivre. J'ai utilisé des mirabelles bio et le goût est vraiment intense. Je recommande de bien surveiller la cuisson pour éviter que ça brûle.
Ma première expérience de confiture et c'était un succès ! J'ai utilisé des mirabelles surgelées et ça a très bien fonctionné. La texture est parfaite et le goût est top.
Recette simple et efficace ! J'ai ajouté un peu de zestes de citron pour rehausser le goût. La confiture est délicieuse et j'en fais profiter toute ma famille. À refaire sans hésitation.
J'ai opté pour un mélange de mirabelles et d'abricots pour varier les saveurs. C'était un succès, mes amis ont adoré cette nouvelle version.
Une recette superbe ! J'ai suivi toutes les étapes et je suis très satisfait du résultat. La confiture a une belle couleur et un goût délicieux. Mes enfants l'ont adorée sur leurs tartines le matin.
Une confiture maison comme je les aime ! J'ai utilisé des mirabelles bien mûres et le goût est incomparable. J'ai même mis une pincée de gingembre pour une petite touche épicée. Un régal !
Une confiture facile à réaliser et qui fait plaisir à tout le monde. Le goût est vraiment authentique et je me suis régalé. Je vais en faire d'autres variétés !
J'ai remplacé le sucre par du miel pour rendre ma confiture un peu plus saine. Le résultat est incroyable, un goût légèrement floral que j'adore. Je recommande vivement cette adaptation !
Recette incroyable, je n'ai jamais goûté une aussi bonne confiture maison auparavant. J'ai ajouté un peu de cannelle, et cela lui a donné une touche unique.
Recette parfaite pour un petit déjeuner gourmand. La confiture est bien sucrée sans être écœurante. J'ai suivi la recette à la lettre et tout a bien fonctionné. Merci !
Une sublime confiture qui rappelle les étés en Lorraine. Facile à faire, j'ai adoré le processus de cuisson. J'ai même partagé avec mes voisins, et ils ont adoré !
J'ai ajouté une touche de vanille pour relever le goût. C'était délicieux ! Je vais refaire cette recette et peut-être essayer d'autres arômes la prochaine fois.
J'ai légèrement réduit la quantité de sucre pour une version moins sucrée. La confiture est encore délicieuse, et j'apprécie le goût pur des mirabelles.
Un vrai bonheur cette recette. J'ai suivi les conseils de ma mère et le résultat est à tomber. La confiture est si bonne que je pourrais en manger à la cuillère !
J'ai remplacé le sucre par du sirop d'érable pour une version un peu plus saine. Cela a apporté une dimension caramel qui a surpris mes invités. Très bon mais un peu plus liquide que prévu !
J'ai appris à faire cette confiture avec ma mère, et c'était un vrai moment de partage. La confiture est un vrai délice sur des tartines au petit déjeuner !
Un délice ! La confiture a une belle couleur dorée et le goût des mirabelles est vraiment authentique. Facile à réaliser, je n'ai eu aucun souci pendant la cuisson. Mes petits-enfants en redemandent !
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Les secrets d’une préparation réussie
Ce qu’on aime bien avec la mirabelle, c’est qu’elle ne demande pas un numero de cirque, juste un peu d’attention, un peu de patience, et cette forme de calme qu’on retrouve rarement quand on cuisine autre chose un mardi soir avec la dalle. Le vrai debut, ce n’est pas la cuisson heroique en mode chaudron ancestral, c’est plutot le moment ou on trie, on lave, on denoyaute, bref tout ce que personne ne poste sur Instagram (et c’est sans doute mieux comme ça).
La texture, elle se joue déjà la, dans ce soin un peu minutieux qu’on donne au fruit, et si tu veux une confiture qui tienne bien, qui reste souple sans virer au bloc de sucre nostalgique, le choix du sucre compte forcement. On peut être classique, on peut être un peu plus léger, chacun fait selon son gout et selon sa tolerance au petit debat familial du « avant c’était plus sucre quand même », mais l’idee reste la, trouver l’équilibre pour que le fruit parle encore, sans se faire couvrir par le reste (oui, dit comme ça, on dirait une émission culinaire sur France 3, mais assume).
Et puis il y a ce temps de repos qu’on oublie souvent parce qu’on veut aller vite, alors que justement, avec les mirabelles, laisser un peu les choses se poser, c’est déjà presque cuisiner. Le fruit commence a rendre ce qu’il a a rendre, les parfums se mettent en place, et on gagne cette sensation très agreable que la suite va bien se passer, même si on n’a pas du tout la degaine d’un confiturier lorrain diplome (Docteur Xavier, fac de tartine appliquee, mention quand même).
La cuisson et le test de prise
La cuisson, c’est le moment ou la cuisine change d’ambiance, donc on passe d’une belle promesse a un vrai parfum qui prend la place, qui colle un peu aux rideaux si on n’ouvre pas, qui fait venir les gens par hasard autour des plaques (par hasard, bien sur). On remue, on surveille, on ecume, on fait semblant d’être très rigoureux, alors qu’en vrai on est souvent en train de commenter la couleur comme si on était juges dans un concours de confitures regionales (Caro me regarde dubitative, et elle a raison).
Ce qu’on adore, c’est ce petit instant du test sur assiette froide, parce que d’un coup la cuisine devient un laboratoire très artisanal, très serieux en apparence, très bricolage dans le fond. Tu poses une goutte, tu attends deux secondes comme si ta vie en dependait, tu penches l’assiette, et la tu sais. Ou tu crois savoir. Ou tu refais le test une deuxieme fois pour te rassurer (j’vous voyais venir, j’anticipe). C’est un geste tout bête, mais il a ce charme des trucs transmis sans grands discours, juste parce que ça marche.
Et si on a envie de twister un peu sans denaturer, bah on peut jouer finement, une note de vanille, un soupcon d’épicé, une herbe qui passe par la, quelque chose qui accompagne la mirabelle sans lui voler la vedette. Le but, ce n’est pas de transformer le pot en expérience sensorielle conceptuelle, hein, c’est de garder cette chaleur simple qui fait qu’on y revient. Un peu comme quand on fait une gelée de pommes tombées, on est aussi dans ce plaisir anti-gaspi et très maison, ou les fruits ont encore une histoire avant même d’arriver sur la tartine (mais ça c’est une autre histoire).
Mise en pots et conservation longue durée
Quand la confiture est prete, on passe a ce moment bizarrement satisfaisant de la mise en pot, un moment très calme et très solennel pour quelque chose qui reste, objectivement, du sucre et des fruits dans un bocal. Et pourtant, voila, on essuie bien, on ferme bien, on retourne les pots, on verifie tout ça avec l’application d’un duo qui n’est pas toujours aussi discipline dans le reste de la vie quotidienne (les chaussettes orphelines peuvent en temoigner).
Ce qu’on aime dans ces pots alignes, c’est la promesse tranquille qu’ils portent, vous savez, ce petit stock de soleil pour les matins gris, les gaufres improvisees, les tartines qu’on fait en vitesse, ou le fromage blanc du petit dej quand on a besoin d’un truc simple et bon sans partir dans une production de brunch a rallonge. Bien gardee, la confiture tient longtemps, et une fois ouverte, elle entre dans la vraie vie du frigo, celle ou on se dit « on en garde », puis ou le pot disparait en quelques jours parce que bah… on connait la suite.
Et si vraiment tu es du genre prevoyant, oui, il existe toujours des solutions pour en mettre de cote plus longtemps, mais entre nous, le vrai risque avec la mirabelle, ce n’est pas de mal la conserver, c’est surtout de la manger trop vite, avec ce melange de bonne conscience et de petite gloutonnerie domestique qu’on pratique très bien chez nous (oui je sais, c’est bidon comme aveu, mais au moins c’est honnête).
PS: si un pot survit jusqu’en plein hiver, felicite-toi doucement, sans triomphalisme, parce que chez nous ce serait presque un evenement officiel.
Post srotum: on voulait être raisonnables, et puis il y a eu la première tartine encore tiede… voila, c’est tout ce qu’on avait a dire.