Façade du restaurant Lumo à Tavira, Algarve, avec des palmiers et une terrasse visible en été.

Le Lumo, le grand grill-pizza un peu paumé qu’on adore près de Tavira

Xavier 7 min
🍽️ Restaurants Périphérie de Tavira, zone pavillonnaire, Algarve, Portugal (adresse exacte à confirmer)

Notre avis sur Le Lumo, le grand grill-pizza un peu paumé qu’on adore près de Tavira

4
4/5 — Très bien Notre avis

Avantages

  • Pizzas généreuses, pâte moelleuse et croustillante
  • Dose portugaise sur le verre de vin, et rouge servi frais
  • Pensé pour les grandes tablées (salle de jeux enfants)
  • Clientèle majoritairement portugaise, bon signe local

Inconvénients

  • Fourchette un peu haute pour de la pizza dans le coin
  • Un peu excentré, il faut sortir de Tavira
  • Pas encore testé autre chose que les pizzas (la carte mérite mieux)

À qui s'adresse ce lieu ?

  • Les familles et les grandes tablées
  • Les amateurs de bonnes pizzas généreuses
  • Ceux qui veulent un resto où les locaux vont vraiment

Un grand grill-pizza un peu paumé dans les pavillons, mais dont les pizzas valent le détour.

Tiens, parlons d’un endroit qu’on garde un peu pour nous et qui nous fait sourire avant même d’y arriver… le Lumo, un grand grill-pizza posé un peu tout seul près de Tavira (le genre d’adresse qu’on hésite presque à partager, mais bon, c’est cadeau).

Pour y aller, faut sortir un petit peu de la ville, et c’est là que démarre le côté rigolo. Le resto est plutôt grand, sauf qu’il se retrouve planté au milieu d’une zone pavillonnaire, entouré de petites maisons, de petits immeubles, parfois de très beaux immeubles avec jardins et bougainvilliers. Lui, il est là, tout seul dans les pavillons, façon ovni… et franchement, c’est ce contraste entre la taille du truc et le cadre résidentiel qui lui donne déjà toute sa personnalité.

Un grand resto posé tout seul dans les pavillons

Quand tu rentres, tu tombes d’abord sur une grande terrasse couverte, presque une salle à part entière. Le détail qui marque direct, c’est un tronc d’arbre en plein milieu, avec l’impression que toute la terrasse a été construite autour (oui, autour de l’arbre, ils l’ont pas coupé, respect). Ajoute de grandes baies vitrées qui jouent entre dedans et dehors, et ce truc amusant : l’espace est coupé en deux styles de mobilier… d’un côté des chaises en fer rouge et jaune (notre coin, on y est bien assis), de l’autre des chaises en osier, complètement différent.

Y a aussi une seconde salle à l’intérieur, grande elle aussi, et c’est celle où on se réfugie le plus l’hiver, parce qu’il y fait meilleur. La terrasse reste tenable en saison fraîche quand même, avec des parapluies chauffants, ces espèces de parapluies en fer avec la bouteille de gaz en bas. On sent bien que le lieu est pensé pour les grandes tablées, on est venus plein de fois avec, à côté, des tablées d’au moins 8 personnes (nous deux, on fait pas trop de bruit en comparaison).

Le détail qui achève de nous convaincre que l’endroit vise les familles, c’est la salle de jeux pour les gamins… structure gonflable, petite piscine à balles, sol en mousse, tables et tableau pour dessiner à la craie. Les parents d’un côté, les enfants de l’autre, malin. Rajoute de grands téléviseurs qui, forcément au Portugal, crachent du foot (surtout en pleine Coupe du monde au moment où j’écris ces lignes), et t’as l’image complète : un lieu calibré pour le volume, les groupes, la vraie vie de tablées. Nous on y va à deux, et bah ça marche très bien aussi, les assiettes sont généreuses.

Ce qu’on prend : les pizzas (toujours les pizzas)

Autant le dire avant que j’oublie : au Lumo, nous, généralement… on prend des pizzas. Ce repas-là fait pas exception, une chacun. Caroline est partie sur une mortadelle, stracciatella, pesto et pistache, et moi sur ma valeur sûre, celle que je reprends à chaque fois, une presunto e rúcula, avec du presunto, des copeaux de parmesan, des petites tomates cerises et de la salade (l’originalité me perdra).

Ce qui surprend la première fois, c’est le service : les pizzas ont une taille assez intéressante et débarquent avec de grosses paires de ciseaux pour les couper (la première fois, tu cherches le couteau comme un idiot, et puis tu comprends). La pâte, je la trouve moelleuse et croustillante, et quand je dis un peu granuleuse, la croûte un peu sablée, c’est pas péjoratif du tout, c’est la farine, ces petits grains autour de la croûte. Niveau garniture, c’est du sérieux : Caroline a pas réussi à finir la sienne, il lui en est resté un bon 20 %.

Et puis y a cette image que je trouve assez forte… une base italienne, faite par des Indiens, dans le sud du Portugal. Tout un résumé de la mondialisation dans une assiette, perso ça me fait marrer à chaque fois. Sur le prix, on est dans une fourchette plutôt haute pour de la pizza dans le coin : celle de Caroline tourne autour de 17 euros, la mienne autour de 15. Mais l’écart se justifie, elles sont bonnes, même très bonnes, et le Lumo propose aussi des planches à partager. Comme repère, à deux, pour un apéro, un verre de vin, une pizza et un dessert, on en a eu pour 66,50 euros.

Les desserts : le baba de camelo déglingué, le bolo de bolacha chelou

Caroline avait plus la force de finir sa pizza, mais elle avait quand même de la place pour un dessert (cette logique m’échappe encore aujourd’hui, mais bon, je dis rien). Elle prend un bolo de bolacha, des biscuits superposés avec de la crème. Pour moi c’est LE dessert chelou du lot, je trouve ça très sec, presque étouffant malgré la petite crème, et je comprends pas bien comment on enchaîne autant de biscuits empilés. Chacun ses trucs, hein.

Moi je suis parti sur un baba de camelo, une crème à base de lait concentré sucré, et là, le verdict est sans appel… je l’ai littéralement déglingué, terminé en deux temps trois mouvements, presque sans qu’on me voie venir. Voilà, ça vous donne une idée du niveau d’appréciation.

Côté boissons : dose portugaise et rouge servi frais

On a démarré sur un Martini rosé en apéro, puis deux verres de vin, un Monte Velho. Et là, petit cours de géographie liquide : ici, c’est une dose portugaise, pas une dose française… autrement dit, y a clairement plus de vin dans le verre que ce à quoi on est habitués (j’ai pas pleuré, rassurez-vous). On nous a même demandé si on voulait le rouge à température ou frais, parce qu’en Algarve, où il fait chaud, on sert volontiers le rouge frais, un truc qui ne se fait pas trop en France.

La carte, et le petit signal local

Pour être honnête, on a jamais eu l’occasion de tester autre chose que les pizzas, et c’est pas faute d’être ouverts : à chaque fois, elles nous font tellement de l’œil qu’on craque encore. Y a aussi les fameuses planches à partager qu’on garde sur la liste (depuis un moment, la liste). Et mon petit indicateur perso pour juger un resto, c’est le pourcentage de portugais que t’entends autour… ici, on entend quand même majoritairement parler portugais, dans une région où c’est loin d’être gagné. Pour moi, bon signe, un resto où les locaux viennent vraiment, sûrement parce qu’il faut être un peu du coin pour le dénicher.

Dernier point, plus humain : l’équipe, c’est surtout des jeunes Indiens, en cuisine comme en salle, et on les croise souvent le matin à la salle de sport, premiers arrivés à 7 heures, et encore en cuisine le soir. Des journées bien chargées, des jeunes émigrés comme nous (sauf que nous, on est français, et qu’on se lève pas à 7 heures, soyons honnêtes). Forcément, ça crée une petite sympathie.

Infos pratiques


: le Lumo, en périphérie de Tavira, dans une zone pavillonnaire (il faut sortir un peu de la ville). Adresse exacte à confirmer.
Type : restaurant grill et pizza, grande terrasse couverte + salle intérieure, pensé pour les grandes tablées (salle de jeux enfants).
Nos fétiches : pizza mortadelle-stracciatella-pesto-pistache, pizza presunto e rúcula, baba de camelo. Pensez aux planches à partager.
Budget : pizzas autour de 15-17 €. À deux (apéro, verre de vin, pizza, dessert) : environ 66,50 €.
Ce qu’on en retient : un grand grill-pizza un peu paumé dans les pavillons, mais dont les pizzas valent le détour.

PS : un jour, promis, on testera autre chose que les pizzas. Enfin… on dit ça à chaque fois, et à chaque fois on repart avec une presunto e rúcula et un baba de camelo. De toute façon, pourquoi changer une équipe qui gagne, hein.