Arriver à Aveiro en camping-car : le vrai choix, c’est où se poser
Quand on arrive à Aveiro en camping-car, la première question, ce n’est même pas ce qu’on va voir. C’est plutôt : on se pose où ? Parce qu’en fait, ça change complètement l’expérience. La première fois qu’on était venus, on avait choisi un grand parking de grande surface, un peu excentré. Sur le moment, ça paraît logique : il y a de la place, c’est calme, il y a des services… donc pour dormir, franchement, rien à dire. Mais dès que tu veux aller en ville, là tu sens que ce n’est pas idéal. Chaque aller-retour devient un peu contraignant, et tu perds ce côté spontané où tu peux juste sortir, te balader, revenir, repartir.
Et en plus cette fois nous avions Vasco le chat, donc on a voulu tester la deuxième option. Un spot beaucoup plus proche du centre. Vraiment proche. À même pas cinq minutes à pied des canaux. Alors oui, le cadre est moins glamour, clairement. On est à côté de la voie rapide, sous l’autoroute… et quand tu arrives, tu te dis honnêtement que ce n’est peut-être pas l’idée du siècle. Mais au final, grosse surprise. On y a passé une très bonne nuit. Franchement, bien meilleure que ce qu’on imaginait. Alors est-ce que c’est le spot ou le fait qu’on sortait d’un bon repas avec quelques verres de vin… difficile à dire. Mais le résultat est là.
Et surtout, le matin, tu te lèves, et en quelques minutes à pied, tu es directement dans le centre, au bord des canaux. Et ça, ça change tout. Tu ne réfléchis plus, tu es dedans tout de suite. Au final, les deux spots ont leurs avantages, mais si le but, c’est vraiment de profiter d’Aveiro, le fait d’être à côté du centre fait une énorme différence.
Les canaux d’Aveiro : on sait à quoi s’attendre… mais ça marche quand même
On ne va pas se mentir, quand on arrive à Aveiro, on sait déjà un peu ce qu’on va voir. Les canaux, les petits bateaux, la fameuse “Venise du Portugal”… on l’a entendu partout. Et effectivement, dès les premiers pas, on tombe exactement là-dessus. Des canaux qui traversent la ville, des bateaux qui passent tranquillement, des couleurs, des reflets… c’est joli, ça fonctionne, c’est agréable à regarder.
Mais en même temps, il y a ce petit côté déjà-vu. Parce que cette comparaison avec Venise, on la retrouve dans plein d’autres villes. Donc ce n’est pas une claque. Tu n’es pas surpris. Par contre, ça reste un cadre vraiment sympa, et tu prends quand même plaisir à te balader le long de l’eau.
Très vite, tu te rends compte aussi qu’il y a tout un business autour. Il n’y a quasiment pas un canal sans quelqu’un pour te proposer une balade en bateau.
Les fameux moliceiros, qui à la base servaient à récupérer les algues, sont maintenant clairement des bateaux touristiques. Donc oui, c’est organisé, c’est exploité, ça se voit.
Mais ce qui est assez intéressant, c’est que ce n’est pas non plus étouffant. Ça reste assez fluide, assez calme. Et il y a même un petit détail qui surprend : les bornes de recharge le long des canaux. Au début, tu te demandes vraiment ce que ça fait là. Tu te dis presque qu’il y a des voitures qui vont débarquer au bord de l’eau… et en fait non. C’est pour les bateaux. Ils sont électriques.
Et ça, c’est assez marrant parce que ça montre bien le mélange qu’il y a à Aveiro. Un truc très touristique, assez classique dans le fond… mais avec des petites touches modernes qui viennent un peu casser l’image qu’on s’en fait au départ.
Une ville étonnamment paisible
Ce qui surprend vraiment quand on commence à marcher dans Aveiro, c’est le calme. Et pas un petit calme discret, non… un vrai calme. Celui que tu ressens assez vite sans trop savoir pourquoi. On était fin mars, donc forcément, ce n’est pas la période la plus touristique, mais même en plein milieu de la journée, ça reste très tranquille.
Autour des canaux, il y a du monde, bien sûr, mais ça ne s’agite pas dans tous les sens. Tu n’as pas cette sensation d’être dans une ville envahie. Au contraire, tout est assez posé. Et dès que tu t’éloignes un tout petit peu, tu changes complètement d’ambiance.
Ce qui marque aussi, c’est le côté sonore. Tu entends les oiseaux. Vraiment. Pas juste un peu en fond. Il y a toute la zone de lagune juste à côté, et ça s’entend. Ça apporte un truc assez apaisant, presque inattendu dans une ville aussi connue.
Et il y a un autre ressenti qui arrive assez vite, de manière assez naturelle : tu te sens bien. Tu te sens tranquille. Typiquement, c’est le genre d’endroit où tu n’as aucun problème à te dire que tu peux laisser l’autre se balader seul sans te poser de questions. Il y a un côté rassurant, simple, sans tension.
Entre tourisme assumé et authenticité qui s’efface
En continuant à se balader autour des canaux, on tombe assez vite sur tout ce qui gravite autour. Les boutiques de souvenirs, d’abord. Il y en a beaucoup. Des reproductions des maisons colorées du bord de mer, des azulejos personnalisés, des bonnets portugais… clairement, si tu veux ramener un souvenir, tu trouveras sans problème.
Il y a aussi ce détail un peu particulier avec les rubans qu’on peut accrocher sur les ponts. Un peu comme les cadenas à Paris, mais version plus légère.
Un pont de l’amour, un pont de l’amitié… et cette idée nous a été confirmée par un ancien dans une boutique, qui nous expliquait que ça reprenait un peu le même principe.
Ce genre de petite interaction, ça donne toujours un peu plus de relief à la visite.
Mais derrière ça, il y a aussi un autre discours. Ce même artisan nous a dit quelque chose d’assez marquant. Quand on lui a parlé d’Aveiro, il nous a répondu en gros qu’il ne la reconnaissait plus. Que “son” Aveiro avait disparu. Et dans sa manière de le dire, on sentait que ce n’était pas juste une phrase en l’air.
Et c’est vrai que ça se ressent quand on marche dans la ville. Le centre est clairement tourné vers le tourisme. Ce n’est pas forcément un problème en soi, mais on ne peut pas vraiment parler d’authenticité pure.
On est dans quelque chose de travaillé, aménagé, pensé pour être vu.
Ce qui est assez frappant aussi, c’est le contraste visuel. Tu peux avoir des façades complètement rénovées, très belles, presque impeccables… et juste à côté, des bâtiments laissés à l’abandon. Et pas dans des petites rues cachées. Même sur des places assez centrales, ça saute aux yeux.
Ça donne une impression un peu étrange. Comme si la ville était en train de se transformer, mais pas de manière uniforme. Il y a des morceaux très propres, très mis en valeur, et d’autres qui semblent figés, un peu oubliés.
Une ville qu’on a du mal à cerner
Il y a un autre truc assez troublant à Aveiro, c’est qu’on a du mal à comprendre vraiment quel type de ville on a en face de nous. Et ça, on l’a ressenti assez vite. Déjà la première fois, et encore plus en revenant.
En plein centre, juste à côté des canaux, tu tombes sur une sorte de grand centre commercial à ciel ouvert. Un vrai. Avec des enseignes un peu partout, des boutiques de fast fashion, mais aussi des marques beaucoup plus haut de gamme. Et le mélange est assez surprenant.
Ce n’est pas juste deux ou trois boutiques dispersées. C’est vraiment un ensemble qui prend de la place, qui structure une partie du centre. Et quand tu arrives là-dedans, tu te poses presque la question : mais qui vit ici ?
Parce que d’un côté, tu as une ville très touristique, assez accessible, avec des souvenirs, des balades en bateau, des restaurants… et de l’autre, tu as ces enseignes plus premium qui donnent une autre image, presque plus “urbaine”, plus moderne, un peu déconnectée de ce que tu pensais trouver.
Et au final, tu n’arrives pas vraiment à trancher. Tu ne sais pas si Aveiro est une ville locale qui s’est transformée pour le tourisme, ou une ville touristique qui essaie de garder une vie normale autour. Il y a un entre-deux qui reste assez difficile à lire.
En quelques minutes, passer de la ville à la nature
Et puis il y a un autre aspect qui change complètement la perception d’Aveiro, et celui-là, on ne l’attendait pas forcément non plus. C’est la proximité avec la nature.
Depuis le centre, depuis les canaux, tu peux littéralement basculer en quelques minutes dans un autre décor. En dix minutes à pied, tu te retrouves au milieu de la lagune, avec les salins qui ont fait la réputation et fait vivre la ville pendant tant d’années, comme on peut les retrouver chez nous à Tavira, des grands espaces, beaucoup plus ouverts. Tu passes donc d’un environnement assez construit, touristique, à quelque chose de beaucoup plus naturel, presque sauvage par moments.
Et là, le calme prend encore une autre dimension. Ce n’est plus juste une ville tranquille, c’est un vrai environnement apaisant. Tu retrouves les oiseaux, les espaces dégagés, et surtout une sensation de respiration qui contraste vraiment avec les rues du centre.
Pour le vélo, c’est clairement un gros point fort. Il y a toute une balade sécurisée le long de la lagune, bien aménagée, facile à suivre. Et ça, c’est typiquement le genre de truc qui change une journée. Tu ne fais plus juste une visite de ville, tu peux vraiment alterner entre urbain et nature sans effort.
Manger à Aveiro : entre plaisir, tradition et quelques excès
Quand on est revenus à Aveiro, on avait clairement un objectif en tête : manger. La première fois, on n’avait testé qu’un seul restaurant, mais il nous avait tellement marqué qu’on avait prévu d’y retourner. Et pas n’importe lequel. On y avait probablement mangé le meilleur bacalhau com natas depuis qu’on est au Portugal. Donc forcément, il était hors de question de passer à côté une deuxième fois.
Mais cette fois, on ne voulait pas juste refaire la même chose. On voulait explorer davantage. Tester du typique, du local, du simple… et voir aussi jusqu’où on pouvait aller avant de saturer. Et autant le dire tout de suite : on s’est un peu emballés. On s’est littéralement cassé l’estomac.
Le midi, on cherchait quelque chose d’authentique et pas cher. Et c’est là qu’un artisan qui fabrique des paniers nous a conseillé un petit restaurant : Zico. Typiquement le genre d’endroit où tu ne rentres pas par hasard. Quand on pousse la porte, ça ne parle que portugais. Le lieu est tout en longueur, avec un grand comptoir, des tabourets face au bar, quelques tables… et surtout une churrasqueira qui tourne à plein régime. Là, on est clairement sur du restaurant ouvrier, simple, efficace, sans chichi. Exactement ce qu’on cherchait.
Le soir, avant de retourner à notre fameuse adresse, on a eu une idée qu’on a peut-être un peu regrettée sur le moment : passer par une fromagerie portugaise pour l’apéro, Queijaria MONTESTRELA. Et là… erreur stratégique. Des fromages excellents, vraiment. Trop bons même. Résultat, une planche qu’on n’a même pas réussi à finir et qu’on a dû garder pour le lendemain.
Direction ensuite l’Adega Típica. Et là, aucun doute, on a confirmé ce qu’on pensait déjà. On a pris une dose pour deux: parce qu’au Portugal, tu as la dose et la demi-dose (et encore une fois, ce bacalhau com natas était exceptionnel). Le genre de plat simple en apparence, mais parfaitement exécuté.
Forcément, après une journée comme ça, le lendemain midi, on a un peu levé le pied. On s’est dit qu’il était temps de tester autre chose, de voir si Aveiro pouvait aussi proposer quelque chose de plus léger, un peu différent. On s’est donc retrouvés, toujours sur conseil d’un local, dans un restaurant à tendance plus internationale, le Madrigal, où on a simplement pris une salade chacun. Comme quoi, même après avoir abusé, on peut rééquilibrer.
Et évidemment, impossible de parler d’Aveiro sans évoquer les ovos moles. On est passés par l’une des plus anciennes pâtisseries de la ville, la Pastelaria Peixinho, pour goûter cette spécialité locale. Et clairement, ça fait partie de l’expérience. C’est sucré, c’est particulier, mais c’est surtout très ancré dans l’identité de la ville.
Tout ce que tu dois savoir sur Aveiro
Situation géographique et climat
Aveiro, c’est sur la côte ouest du Portugal, pas loin de Porto, la seconde ville du pays que vous pouvez retrouver en guide à cette adresse. Avec un climat qui joue le jeu, des étés chauds et des hivers cool, c’est le spot parfait pour qui veut s’aventurer dans le Centro du Portugal.
En moyenne, Aveiro, c’est 20°C toute l’année, avec un pic à 26°C en août. Côté pluie, préparez-vous à environ 1384mm par an, mais avec un gros break en juillet où il tombe que 15mm.
Quand voyager à Aveiro en RoadTrip ?
Franchement, Aveiro, c’est sympa presque toute l’année. Mais si vous cherchez le top du top, visez entre mars et novembre. Pour ceux qui kiffent l’eau à bonne température, juin à octobre, c’est le créneau idéal.
Aveiro : une idée du temps qu'il fait
Prévisions 5 jours
Envie de partir sur un coup de tête ? Voici la météo des 5 prochains jours pour vous décider.
Climat mensuel
Nous, on préfère quand il fait beau et qu'il ne pleut pas trop, mais chacun ses goûts ! Voici le climat mois par mois pour choisir votre période idéale.
| Mois | Temp. min | Temp. max | Pluie | Météo | Avis |
|---|---|---|---|---|---|
| Février | 8°C | 16°C | 121 mm | 🌦️ | |
| Mars | 9°C | 16°C | 241 mm | 🌧️ | |
| Avril | 12°C | 19°C | 190 mm | 🌧️ | |
| Mai | 13°C | 19°C | 66 mm | ☀️ | |
| Juin | 16°C | 22°C | 10 mm | ☀️ | |
| Juillet | 17°C | 24°C | 12 mm | ☀️ | |
| Août | 17°C | 24°C | 12 mm | ☀️ | |
| Septembre | 15°C | 22°C | 57 mm | ☀️ | |
| Octobre | 15°C | 21°C | 179 mm | 🌧️ | |
| Novembre | 10°C | 17°C | 333 mm | 🌧️ | |
| Décembre | 8°C | 14°C | 205 mm | 🌧️ | |
| Janvier | 8°C | 13°C | 303 mm | 🌧️ |
Aveiro : Ces endroits dont on peut vous parler
Voici notre sélection de lieux à Aveiro : des spots que nous avons visités et qui pourraient vous être utiles. Utilisez la vue liste pour découvrir chaque adresse en détail, et exportez le tout pour l'ajouter à Google Maps ou votre application GPS préférée.
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| Sal Poente | Canal de São Roque, Aveiro | |
| Mercado do Peixe | Largo da Praça do Peixe, Aveiro | |
| O Bairro | Largo da Praça do Peixe 24, Aveiro | |
| Restaurant Madrigal | Madrigal, 9-10, Praça do Mercado, Carmo, Glória e Vera Cruz, Aveiro, 3800-223, Portugal | |
| Pastelaria, Confeitaria Peixinho | Confeitaria Peixinho, 9, Rua de Coimbra, Bairro da Gulbenkian, Misericórdia, Glória e Vera Cruz, Aveiro, 3810-086, Portugal | |
| Adega Típica | Adega Típica São Gonçalinho, 26, Rua das Salineiras, Beira Mar, Glória e Vera Cruz, Aveiro, 3800-101, Portugal |
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| Ferme privée à Murtosa | Murtosa | |
| Parking Batalhão de Caçadores | 10 Rua do Batalhão de Caçadores, Aveiro | |
| Parking Rua José Afonso | 32 Rua José Afonso, Aveiro | |
| Parking Rua Sebastião de Magalhães Lima | 19 Rua Sebastião de Magalhães Lima, Aveiro | |
| Parking Rua Comandante Rocha e Cunha | 70A Rua Comandante Rocha e Cunha, Aveiro |
| Lieu | Adresse | Télécharger |
|---|---|---|
| AlbiCampo | Albicampo, Rua da Salgueira, Ventosa, Canelas e Fermelã, Estarreja, Aveiro, 3850-416, Portugal |