Pastilla marocaine végétarienne

Pastilla Marocaine en version végétarienne

Recettes du Monde Xavier 8 min
Resumer ou partager cet article

L’histoire et les origines de la pastilla marocaine

Alors, la pastilla, c’est le genre de plat qui nous fait voyager sans bouger du tabouret de cuisine, et perso on aime bien quand une recette raconte quelque chose avant même la première bouchée.. On remonte quand même loin, jusqu’aux vieux recueils culinaires d’Al-Andalus au 13ème siècle, puis au Maroc, notamment à Fès, où la recette a continué sa route avec les influences, les familles, les habitudes, les variantes, bref tout ce qui fait qu’un plat reste vivant au lieu de finir sous cloche dans un musée (et heureusement, parce qu’on cuisine mal avec des vitrines).

Le mot viendrait de l’espagnol pastilla, petite pâtisserie, mais l’âme du plat, elle, est clairement maghrébine, avec ce goût du contraste qu’on retrouve souvent là-bas, le croustillant, le fondant, le sucré-salé, les épices qui arrivent sans hurler, et cette façon très élégante de faire un plat de fête sans avoir l’air de se la raconter (bon, un peu quand même). Certains parlent aussi d’un passage par le nord du Maroc et d’influences venues d’ailleurs, notamment autour de Tétouan, ce qui explique qu’on ait parfois entendu parler du fameux « plat turc » (oui, l’histoire des recettes, c’est rarement une ligne droite, sinon ce serait trop simple).

La version la plus classique, la vraie b’stilla des grandes occasions, se prépare traditionnellement avec du pigeon, des amandes et de la cannelle, et rien que dit comme ça, on sent déjà le côté réception familiale où t’as intérêt à arriver à l’heure. Mais comme souvent dans les cuisines qui traversent les générations, la recette s’adapte, elle bifurque, elle se laisse apprivoiser. Et bah la version végétarienne, loin d’être une copie triste, garde justement ce jeu de contrastes qu’on aime tant, avec une personnalité bien à elle (et ça, on valide sans avoir besoin d’un diplôme de Docteur Xavier en croustillance comparée).

Pastillas marocaines végétariennes

Pastillas marocaines végétariennes

De croustillantes pastillas marocaines garnies de légumes fondants, fruits secs et épices parfumées. Une recette sucrée-salée savoureuse, idéale pour un repas original et convivial.

4,5 (18 avis)
Préparation 35 min
Cuisson 35 min
Total 70 min
Portions 2 personnes
Difficulté Moyen
Type Plat principal
Marocaine Végétarien

Ingrédients

2 pers.

La farce

  • 2 carottes
  • 1 branche céleri
  • 2 oignons
  • 2 petits navets
  • 2 petites pommes de terre
  • 1 c. à café cannelle en poudre
  • 1 c. à café cumin en poudre
  • 2 c. à soupe miel
  • 30 g raisins secs
  • 4 dattes Medjoul coupées en morceaux
  • 80 g amandes hachées
  • 2 c. à soupe huile d'olive
  • 1 petit bouquet coriandre fraîche

Le montage

  • 4 feuilles de brick
  • 1 c. à soupe huile d'olive
  • 1 c. à soupe sucre glace (optionnel)
  • 1 pincée cannelle
  • 20 g amandes effilées

Équipement

  • Poêle
  • Wok
  • Four
  • Râpe
  • Couteau
  • Planche à découper
  • Pinceau de cuisine

Préparation

Préparer la farce

  1. Faire tremper les amandes 1 minute dans l'eau bouillante puis retirer leur peau. Les faire dorer dans une poêle.
  2. Émincer les oignons et les faire fondre dans une poêle avec l'huile d'olive.
  3. Ajouter une partie du miel en fin de cuisson des oignons.
  4. Éplucher les carottes, navets et pommes de terre puis les râper.
  5. Émincer la branche de céleri et ajouter tous les légumes dans la poêle.
  6. Ajouter les amandes hachées, le reste du miel, les raisins secs, les dattes, la coriandre, la cannelle et le cumin.
  7. Laisser cuire encore 5 minutes en mélangeant.

Monter les pastillas

  1. Badigeonner les feuilles de brick avec un peu d'huile d'olive.
  2. Déposer la farce au centre puis refermer soigneusement pour former des pastillas.
  3. Déposer sur une plaque de cuisson.

Cuisson

  1. Enfourner à 180°C jusqu'à ce que les pastillas soient bien dorées et croustillantes.
  2. Saupoudrer de sucre glace et de cannelle si souhaité, puis décorer avec les amandes effilées.

Ils ont testé la recette

4,5
Basé sur 18 avis

Excellente recette à partager ! J'ai remplacé le miel par du sirop d’érable, car je préfère son goût. Ça a ajouté une légère douceur qui a bien fonctionné. Merci pour cette idée originale !

Chef_Amateur Recette testée · 12 juin 2026

Une belle recette qui allie saveurs sucrées et salées ! J'ai adoré la touche de cannelle. Facile à préparer, je vais la refaire avec d'autres légumes la prochaine fois.

M. Recette testée · 3 mars 2026

C'était très bon, mais j'aurais aimé que la pâte soit encore plus croustillante. La prochaine fois, je vais essayer de la badigeonner d'œuf avant la cuisson. Belle découverte.

Chef_Amateur Recette testée · 12 juin 2025

Une recette très sympa à réaliser ! J'ai trouvé que c'était un peu long, mais le jeu en valait la chandelle. Les épices donnent un vrai coup de fouet au plat. Peut-être que la prochaine fois, j'ajouterai un peu de coriandre fraîche pour plus de fraîcheur.

GourmandeEnFolie Recette testée · 25 octobre 2024

Vraiment un délice ! J'ai utilisé des légumes de saison et la cuisson au four a donné un croustillant parfait. Mes enfants en ont redemandé, c'est un bon point !

L. Recette testée · 21 septembre 2024

Une belle découverte ! J'ai trouvé la préparation assez simple. Cependant, je pense qu'un peu plus de cannelle aurait pu relever le goût. À refaire sans hésitation !

GourmandeDuDimanche Recette testée · 30 juin 2024

Recette savoureuse et conviviale ! J'ai remplacé le céleri par des courgettes, car je n'en avais pas, et c'était tout aussi bon. Un vrai plaisir à partager !

GourmandeFlying Recette testée · 27 janvier 2024

Ces pastillas sont tout simplement délicieuses ! La combinaison des légumes et des épices est parfaite. J'ai adoré la croustillante de la pâte feuilletée. Mes invités étaient ravis et en ont redemandé !

M. Recette testée · 16 janvier 2024

Je suis ravi d'avoir essayé cette recette ! Les pastillas étaient croustillantes et pleines de saveurs. J'ai utilisé des noisettes à la place des amandes, car j'en avais sous la main. Cela a apporté un goût différent mais tout aussi délicieux. Mes amis ont adoré !

A. Recette testée · 1 novembre 2023

Un plat que je referai sans hésiter. Les pastillas étaient croustillantes et les légumes bien épicés. Mes amis étaient impressionnés par l’originalité de ce plat.

C. Recette testée · 11 juillet 2023

Une recette qui a fait sensation chez moi ! Les petites pommes de terre ajoutent une texture fondante et les fruits secs apportent une belle touche sucrée. J'ai suivi la recette à la lettre et le résultat était incroyable.

C. Recette testée · 4 juillet 2023

Quel régal ! J'ai adoré le mélange des saveurs. Les amandes grillées apportent du croquant et les légumes sont bien fondants. Une recette à essayer absolument !

Marmiton83 Recette testée · 1 juillet 2023

J'ai préparé ces pastillas pour un dîner en famille et tout le monde a adoré ! J'ai remplacé les dattes par des figues, car j'aime leur douceur. Le résultat était très satisfaisant, même si j'aurais aimé une pâte encore plus croustillante. Une belle recette à revisiter !

C. Recette testée · 7 juin 2023

J'ai fait cette recette pour un repas entre amis et tout le monde a adoré. J'ai remplacé les raisins secs par des cranberries pour une touche plus acide. C'était très réussi !

GourmandeDeNature Recette testée · 13 janvier 2023

Les pastillas étaient très savoureuses, mais j'ai trouvé qu'elles manquaient un peu de piquant. La prochaine fois, j'ajouterai un peu de piment pour relever le tout. Très facile à préparer, je recommande !

M. Recette testée · 9 janvier 2023

Une belle recette, mais j'ai trouvé que c'était un peu long à préparer. Cela dit, le goût vaut l'effort ! J'ai utilisé de l’huile de tournesol à la place de l’huile d’olive, et ça a très bien fonctionné.

Marmiton84 Recette testée · 12 avril 2022

Une excellente recette que j'ai préparée pour un dîner en famille. Tout le monde s'est régalé et les plats étaient vides à la fin. À refaire sans hésitation !

M. Recette testée · 14 février 2022

Très bonne recette, mais j'aurais aimé qu'il y ait un peu plus de miel. J'ai également ajouté des épinards pour un peu de verdure. C'était délicieux !

GourmandeDeCuisine Recette testée · 15 novembre 2021

La pastilla végétarienne : une tradition revisitée

Passer une pastilla en version végétarienne, sur le papier, ça peut faire lever un sourcil aux puristes, mais en vrai, quand c’est bien pensé, ya pas de sensation de manque. On garde l’idée du plat généreux, parfumé, un peu théâtral aussi, sauf qu’à la place de la volaille, on mise sur des légumes, des fruits secs, des épices, des oignons longuement travaillés, et tout ce petit monde se débrouille très bien sans demander la permission.. C’est ça qu’on aime dans ce genre de cuisine, le fond ne bouge pas, la forme s’adapte.

On retrouve donc ce mélange entre douceur, relief et petites pointes parfumées qui font qu’une bouchée appelle la suivante (et que la deuxième part arrive souvent « juste pour goûter un coin plus croustillant », tu connais). Le miel peut d’ailleurs laisser sa place à autre chose si besoin, la logique reste la même, ce côté confit, chaleureux, presque enveloppant. De toute façon, une recette qui ne peut pas respirer un peu selon les gens autour de la table, c’est rarement une recette qui reste longtemps chez nous.

Et puis on va pas faire semblant, ce genre de plat nous suit très bien dans notre vie un peu nomade. Sur la route, au Maroc ou ailleurs, on a souvent ramené plus qu’une idée de recette, on a ramené une ambiance, une façon de manger ensemble, de poser le plat au milieu, de casser un morceau, de commenter la croûte comme si on était jurés dans une émission culinaire de quartier (Caro est plus crédible que Xavier, soyons honnêtes). Donc oui, cette pastilla végétarienne, elle a trouvé sa place chez nous presque naturellement.

Les secrets d’une farce réussie

Le vrai cœur du sujet, si tu veux, c’est la farce. Pas dans le sens « on balance tout et on croise les doigts », non, plutôt dans le sens équilibre, patience, texture, humidité bien gérée, et petit parfum qui reste en tête. Une bonne farce de pastilla, ça ne doit pas flotter, ça ne doit pas non plus sécher comme un vieux cours de techno, il faut ce milieu très précis où tout se tient, tout en restant souple (oui, dit comme ça on dirait une séance de yoga pour légumes).

Les fruits secs apportent ce moelleux discret qu’on sent sans toujours pouvoir le nommer, les amandes viennent remettre un peu d’ordre avec leur côté croquant, et au milieu de tout ça, l’oignon fait un boulot énorme, comme souvent d’ailleurs. Quand il devient tendre, légèrement confit, qu’il commence à porter les épices au lieu de juste les subir, on tient déjà une bonne partie du caractère du plat.. Le reste, c’est une affaire de dosage, de ressenti, de petit coup d’œil dans la sauteuse en mode « là, on s’approche de quelque chose ».

Les légumes, eux, doivent surtout garder leur place sans détremper l’ensemble. C’est tout bête à dire, mais une farce réussie, c’est souvent une farce à qui on a laissé le temps de se calmer. On ajoute ensuite ce qu’il faut pour la profondeur, le relief, le petit twist qui fait qu’on n’est pas juste sur une tourte aux légumes. Et quand le mélange a enfin la bonne tenue, on le laisse tiédir, parce que vouloir aller trop vite avec des feuilles fragiles, c’est le genre d’idée brillante qu’on a tous eue au moins une fois (nous, environ trois fois par semaine, j’exagère à peine).

L’art du montage et du feuilletage

Hop, arrive le moment où tout se joue visuellement, et là, on va pas se mentir, la pastilla aime faire son petit effet. Le feuilletage, c’est son costume de scène, et il faut lui laisser cette chance. Que tu utilises des feuilles de brick ou la ouarka traditionnelle, l’idée reste la même, on construit une enveloppe fine, souple au départ, puis croustillante après cuisson, capable de garder toute la générosité de la farce sans se transformer en accident diplomatique au découpage (j’vous voyais venir, oui, nous aussi on a déjà servi des parts triangulo-imprécises).

Ce qu’on cherche, c’est ce fameux « crac » quand on entame la surface, ce bruit hyper satisfaisant qui annonce tout de suite la couleur. La farce doit être bien installée, les feuilles bien rabattues, l’ensemble bien fermé, avec juste ce qu’il faut de matière grasse pour aider la dorure sans alourdir le résultat. Quand c’est bien fait, la pastilla sort du four avec un petit air tranquille, presque modeste, alors qu’en vrai elle sait très bien qu’elle va voler la vedette à table (et franchement, elle n’a pas tort).

On aime aussi le fait qu’on puisse lui donner un style un peu différent selon l’humeur, très rond, plus haut, plus généreux, parfois presque sculpté. Ce n’est pas juste joli, ça raconte aussi la main qui l’a faite. Et ça, on adore, parce qu’une recette qui garde des traces humaines, des petites irrégularités, des choix pas totalement rationnels, bah c’est souvent celle qu’on retient. Les plats trop parfaits, perso, ça nous met presque mal à l’aise..

Variantes et accompagnements

Comme souvent avec les grands classiques, il existe plusieurs écoles. Certaines versions végétariennes vont chercher quelque chose de plus fondant, presque plus crémeux, avec des légumes qui tirent l’ensemble vers une texture très douce, d’autres restent plus franches, plus contrastées, plus proches de l’idée festive qu’on se fait de la pastilla. Et voilà, c’est aussi ça qui rend le plat attachant, il laisse de la place aux habitudes de chacun, sans perdre son accent d’origine (même si, entre nous, chaque famille jure souvent détenir la vraie vraie version, bien sur).

Si on a envie de prolonger le voyage, on peut très bien rester dans la cuisine du Maghreb avec des boulettes algériennes, qui jouent elles aussi sur la générosité, les épices et le côté plat qu’on partage sans trop réfléchir. Pas pour faire un duel de recettes, hein, juste parce qu’on aime bien voir comment une même région peut raconter deux ambiances très différentes autour de la même table (oui, on anthropomorphise les plats, et alors).

Côté service, on la préfère chaude ou tiède, avec quelque chose de frais à côté pour remettre un peu d’élan entre deux bouchées, et évidemment un thé à la menthe passe toujours très bien dans le décor. Le sucre glace et la cannelle sur le dessus, c’est un peu le geste qui fait débat chez certains, mais c’est aussi ce qui rappelle que la pastilla adore brouiller les pistes, et franchement, on trouve ça assez beau comme philosophie culinaire.. Tu crois savoir où tu mets les pieds, et puis non, ça croustille d’un côté, ça adoucit de l’autre, ça parfume au milieu, et tout le monde se tait deux minutes. Ce qui, à table, est quand même un très bon signe.

PS: si tu rates la première découpe, sache qu’on est de tout cœur avec toi, nous on appelle ça « le dressage émotionnel ».
Post srotum: l’important, c’est que ça croustille, le reste, bah, ça se négocie.