Notre avis sur Le château de Stirling
Avantages
- Un parcours complet qui explique vraiment, des Casemates aux appartements royaux
- Les comediens en costume, qui tiennent les enfants mieux que n'importe quelle vitrine
- La position dominante et la vue sur toute la plaine du Forth
- Un cas d'ecole sur la restauration : charpente de 1999, palais rouvert en 2011, Stirling Heads repliques
Inconvénients
- Un peu plus de 20 livres par personne, ce n'est pas donne
- Tres frequente en ete, on n'y est jamais seul
- Beaucoup de ce qu'on admire est restitue et non d'origine, ce que le site pourrait dire plus fort
À qui s'adresse ce lieu ?
- Ceux qui veulent comprendre un chateau et pas seulement le photographier
- Les familles, grace a la mediation costumee
- Les curieux de restauration et d'archeologie du bati
Oui, ça vaut les vingt livres. Prevoyez deux heures minimum, et faites la Church of the Holy Rude avant.
En 2022, on est arrivés devant la grille du château de Stirling, on a lu le panneau des tarifs, on s’est regardés, et on est repartis. Quatre ans plus tard, on est revenus exprès pour payer.
À l’époque on voyageait en camping-car, on gagnait nettement moins bien notre vie, et le budget passait d’abord dans la nourriture et dans le gasoil. On était arrivés tard en plus, il restait une heure avant la fermeture pour un site qui en demande quatre. Le calcul était vite fait. On a fait le tour par l’extérieur, on a pris la vue sur la plaine, et on est redescendus. Sauf qu’on n’a jamais vraiment digéré ce demi-tour.
Alors en août 2026, en repassant par Stirling, il n’y avait même pas de discussion. On a monté toute la vieille ville à pied, on est arrivés en haut, et on a sorti la carte bleue. Vingt livres et des brouettes chacun. Voilà ce qu’il y avait derrière les remparts.
Ce qu’on voit en premier en entrant, ce sont des fleurs
C’est la première surprise, et elle est totale. On s’attend à des canons, à de la pierre, à quelque chose de martial. Et à peine le billet contrôlé, sur la gauche, il y a une pelouse impeccable et un jardin bourré de fleurs colorées. Des rosiers contre les murs, des massifs, des vivaces. Le contraste te saute dessus immédiatement : d’un côté les couleurs et l’herbe rase, de l’autre la masse grise du château, ses murs épais et son architecture conçue pour impressionner et pour se défendre.

Ce jardin porte un nom, c’est le Queen Anne Garden, et il servait autrefois de terrain de boules. Il a même un hêtre d’environ deux cents ans. Et les caves qui le bordent, ce sont exactement les salles où commence la visite : sur place, elles sont signalées comme les Casemates.
Ne les zappez pas, c’est le meilleur conseil qu’on puisse donner pour cette visite. Il y a des panneaux qui retracent l’évolution du château règne par règne, et surtout une grande maquette éclairée qui permet de comprendre l’organisation du site avant de s’y perdre. Franchement, quand on est au milieu des bâtiments, on ne comprend plus rien. Là on voit tout d’un coup : où est le palais, où est la grande salle, où descend la partie basse. Dix minutes qui rendent les deux heures suivantes beaucoup plus lisibles.
La Great Hall, et la charpente qui n’a que vingt-six ans
On entre ensuite dans une salle immense qui servait aux banquets. Ce qui frappe d’abord, c’est l’énorme charpente de bois au-dessus de la tête, les grands rideaux sur les côtés et les cheminées alignées en bas. La salle fait 42 mètres sur 14, avec cinq cheminées, et elle a été bâtie par Jacques IV, les travaux de plâtre étant en cours en 1503.
Et là, il faut être honnête avec vous, parce qu’on s’est fait avoir nous-mêmes sur le moment. Cette charpente n’est pas médiévale. L’originale a été démontée en 1800, quand l’armée britannique a découpé la grande salle en casernes. Celle qu’on regarde aujourd’hui est une reconstruction achevée en 1999 : 57 fermes à hammerbeam, en chêne vert tiré de 350 arbres du Perthshire, inaugurée par Élisabeth II le 30 novembre 1999.
Ça n’enlève rien au spectacle, c’est un travail de charpentier absolument dingue. Mais ça change ce qu’on raconte. Et ça explique aussi le petit mystère de notre visite : les cheminées étaient éteintes, on ne sentait aucun chauffage, et pourtant il faisait vraiment bon dedans alors que dehors il faisait frais. Une salle dont la toiture entière a été refaite il y a vingt-cinq ans, ça se comporte forcément mieux qu’un vaisseau de pierre laissé nu.
La Chapel Royal, bâtie en moins d’un an pour un baptême
En ressortant de la grande salle, dans la cour intérieure, le bâtiment sur la droite est la Chapel Royal. Et son histoire est assez folle : le bâtiment actuel a été commandé par Jacques VI en 1594, confié à William Schaw, le Royal Master of Works, et sorti de terre en moins d’un an. Pas par goût de l’architecture : parce qu’il fallait une chapelle assez grande pour le baptême du prince Henry, son fils, devant une flopée d’ambassadeurs étrangers. Le banquet a suivi juste à côté, dans la Great Hall.

Sur place, on a tout de suite eu l’impression que l’intérieur avait été refait plutôt que conservé. Cette impression est juste, et c’est un bon exemple de pourquoi il faut se méfier de ce qu’on croit voir dans un château : le bâtiment a été remanié plusieurs fois et restauré dans les années 1990 pour retrouver autant que possible son allure d’origine.
Il reste quand même du vrai, et c’est ce qui donne toute la couleur de la salle : les fragments du décor peint de Valentine Jenkin, réalisé en 1628-1629, juste avant la venue de Charles Ier en Écosse. Cette frise de grotesques ocre et bleue qu’on voit courir en haut des murs, c’est du XVIIe siècle, pas de la reconstitution.
Les appartements royaux, et pourquoi ces têtes au plafond sont des copies
Changement d’ambiance radical. On quitte le minéral, le froid et le défensif, et on entre dans des pièces hautes, colorées, chaleureuses, avec des plafonds couverts de médaillons qui ressemblent à des écussons. Dans certaines salles, des comédiens et comédiennes en costume expliquent comment on vivait là. Ça vaut tous les panneaux du monde, et c’est ce qui fait basculer la visite du côté du lieu de vie plutôt que de la forteresse.
Le palais est celui de Jacques V, commencé dans les années 1530 et à peu près terminé à la fin des années 1540. Ce qu’on visite aujourd’hui est le résultat d’un chantier de 12 millions de livres rouvert en juin 2011, qui a ramené six appartements royaux à leur état supposé des années 1540.
Et voici le truc que personne ne vous dit et qu’on trouve dommage de taire. Ces fameux médaillons de bois sculpté au plafond, les Stirling Heads, ne sont pas les originaux. Ce sont 37 répliques taillées par le sculpteur John Donaldson, qui s’est autorisé au passage une petite blague : une tête entièrement inventée, dans laquelle il a glissé le portrait de sa fille. Les vrais, 38 survivants sur environ 56, sont exposés à part dans le château.
Même chose pour les couleurs, qui sautent aux yeux et qu’on trouve presque trop vives. Ce sont des restitutions, établies à partir de traces de pigments retrouvées et de ce qu’on sait des pratiques du XVIe siècle. Les Écossais de l’époque ne vivaient pas dans le gris et le brun qu’on imagine, ils vivaient dans ça. Mais ce qu’on regarde reste une hypothèse documentée, pas une peinture d’origine, et c’est plus intéressant de le savoir que de croire à un décor intact.
Le Nether Bailey : l’envers du décor
Après les appartements, on passe sous une arche et on descend. La sensation est bizarre, on a l’impression de sortir du château alors qu’on est toujours dans l’enceinte. En bas, des petits bâtiments de pierre bien plus rustiques que le palais, des toits pointus, des tables de pique-nique aujourd’hui. On dirait un hameau collé sous les remparts.
C’est le Nether Bailey, la partie la plus basse du rocher, et Historic Environment Scotland la décrit sans détour comme l’ancienne zone de service du château : les ateliers, les réserves, les gens qui faisaient tourner la boutique. On quitte le décor de la monarchie pour les coulisses, et notre impression de petit village fonctionnel n’était pas si bête.
Attention quand même à ne pas romancer. Ces petites maisons ne sont pas les logements des domestiques du XVIe siècle : quand l’armée britannique a réinvesti le secteur, elle a fait disparaître les bâtiments médiévaux encore debout. Ce qu’on voit aujourd’hui, ce sont surtout des magasins à poudre du XIXe siècle, un corps de garde et les restes d’un champ de tir. On y accédait autrefois par la North Gate, dont une partie remonte probablement à 1381.
Le petit jardin paisible où un roi en a poignardé un autre
C’est notre meilleure anecdote de la visite, et on ne l’a comprise qu’en rentrant. Un des passages voûtés du château donne envie de le traverser sans savoir où il mène. On l’a pris, et on a débouché dans un jardin clos, en haut du rocher : de vieux arbres couverts de mousse, des hortensias blancs, un banc, un mur de pierre. Après les cours, les remparts et les magasins à poudre, l’endroit paraît protégé, intime, presque secret. On s’est dit qu’on venait forcément chercher ici cinq minutes de tranquillité quand on vivait au château.
Sauf que ce jardin s’appelle le Douglas Garden, et qu’il porte ce nom pour une raison très précise. Le 22 février 1452, Jacques II y a reçu William, 8e comte de Douglas, sous sauf-conduit. Le roi lui a demandé de rompre l’alliance qu’il avait nouée avec les comtes de Crawford et de Ross. Douglas a refusé. Le roi a perdu son sang-froid et l’a poignardé, vingt-six coups au cou et à l’épaule, avant que ses courtisans ne l’achèvent. Puis on a jeté le corps par la fenêtre.
Il est tombé là. Sur cette pelouse, à côté des hortensias. L’endroit est encore marqué au sol aujourd’hui. Donc oui, on avait bien senti quelque chose de particulier dans ce jardin. Simplement, ce n’était pas de la sérénité.
Pourquoi ils l’ont construit là-haut, et pas ailleurs
C’est la question que je me pose systématiquement devant ce genre de site, et à Stirling elle a une réponse évidente parce qu’on l’a dans les jambes. Quand on a grimpé toute la vieille ville avant d’arriver, on ressent physiquement la hauteur. Le château n’est pas posé là pour la vue. Il est posé là parce qu’à l’époque il fallait d’abord être difficile à atteindre et pouvoir surveiller très loin.
Depuis les remparts, on comprend tout de suite. Toute la plaine du Forth s’étale en dessous, avec ses champs, sa rivière qui serpente et ses routes. Rien ne bouge là-dedans sans qu’on le voie d’ici. Et sur la crête d’en face, on distingue nettement le Wallace Monument. Une position, deux monuments, et à peu près sept siècles de bagarre entre les deux.

Autre chose qui nous a marqués, et c’est une comparaison avec une autre étape écossaise : à Dunnottar, on se promène au milieu de ruines éclatées et on devine que ça a été habité. Ici, on n’a pas à deviner. Les espaces sont distincts, les bâtiments ont des fonctions claires, on comprend en marchant que des gens vivaient vraiment là. Pas juste un roi et sa famille : dans un grand château écossais de cette époque, Historic Environment Scotland rappelle qu’il pouvait y avoir jusqu’à 150 domestiques rien que pour faire fonctionner la résidence. Ajoutez la cour, les gardes, les artisans et les visiteurs quand le roi était là, et vous obtenez plusieurs centaines de personnes derrière ces murs. Presque un quartier fermé.
Non, Braveheart n’a pas été tourné ici
Il faut le dire, parce que c’est probablement la première association que fait un francophone quand on lui parle de Stirling. Mel Gibson, le kilt, le visage bleu, la bataille du pont. Rien de tout ça n’a été tourné au château de Stirling.
La scène de la bataille de Stirling Bridge a été tournée sur des terres agricoles près de Cumbernauld, au nord de Glasgow, parce que le site réel est aujourd’hui trop urbanisé pour filmer. Une bonne partie du reste du film a été tournée en Irlande. Et pour ceux qui viennent chercher Outlander, ce n’est pas Stirling non plus : le Castle Leoch de la série, c’est Doune Castle, à une dizaine de kilomètres.
Une deuxième précision pendant qu’on y est, parce qu’on l’a nous-mêmes répétée pendant des années. On entend souvent que Stirling serait une des plus grandes forteresses d’Europe. Les sources sérieuses écrivent qu’il s’agit d’un des plus grands et des plus importants châteaux d’Écosse. C’est déjà énorme, et c’est vrai. L’Europe, c’est de l’enrobage.
Alors, est-ce que ça vaut les vingt livres ?
Oui, et sans hésiter. C’est même la réponse qu’on aurait aimé avoir en 2022, quand on a fait demi-tour devant la grille. Ce qu’on paie ici, ce n’est pas l’accès à un point de vue, c’est deux heures de parcours dans un lieu qui a été tour à tour une forteresse, une cour royale, une caserne et un chantier de restauration. Le rapport contenu-prix est bon, surtout comparé à d’autres sites écossais où on paie cher pour faire le tour de trois murs.
Le seul vrai conseil, c’est celui qu’on n’avait pas su appliquer : ne venez pas une heure avant la fermeture. Prévoyez la demi-journée, ou au minimum deux heures pleines. Sinon vous ferez exactement ce qu’on a fait en 2022, c’est-à-dire un demi-tour et quatre ans de regret.
À qui ça s’adresse
- À ceux qui veulent comprendre plutôt que cocher : les Casemates, la maquette, les comédiens en costume et les panneaux font un vrai travail d’explication. On ressort en ayant appris quelque chose.
- Aux familles : les acteurs en costume dans les appartements royaux tiennent l’attention des enfants bien mieux qu’une vitrine.
- Aux amateurs de restauration : entre la charpente de 1999, le palais rouvert en 2011 et les répliques des Stirling Heads, Stirling est un cas d’école sur la question de ce qu’on reconstruit et pourquoi.
- Beaucoup moins si vous cherchez une ruine romantique et déserte. Ici c’est restauré, coloré, fréquenté et vivant. Pour la ruine battue par les vents, c’est Dunnottar qu’il vous faut.
Et pendant que vous êtes à Stirling
Le château est le bout d’une montée, pas un point de départ. Juste avant lui, sur St John Street, il y a la Church of the Holy Rude et son vieux cimetière. C’est là qu’un bébé de treize mois a été couronné roi d’Écosse en 1567, et c’est aussi là que se trouve la seule charpente médiévale du secteur qui soit vraiment d’époque. Faites-la avant le château, dans cet ordre, ça raconte mieux l’histoire.
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Infos pratiques
Visiter le château de Stirling : vos questions pratiques
Faut-il réserver son billet à l'avance ?
Oui, et c'est le piège le plus bête à éviter. Historic Environment Scotland demande que toute visite du château de Stirling soit réservée à l'avance pour garantir l'entrée. Ce n'est pas un site où l'on se présente au guichet en espérant. Réservez votre créneau en ligne avant de monter, surtout en été, sinon vous risquez de refaire exactement notre demi-tour de 2022, mais pour une autre raison.
Y a-t-il un moyen de payer moins cher ?
Deux, et ils sont cumulables avec un peu d'organisation. D'abord, Historic Environment Scotland accorde une réduction sur le tarif standard si vous réservez en ligne et arrivez sans voiture, en présentant votre billet de train ou de bus, ou votre vélo, à l'arrivée. Le code à saisir au moment de la réservation est GOOD25. Ensuite, si vous enchaînez plusieurs sites écossais pendant votre séjour, l'Explorer Pass de Historic Scotland existe en formule 5 jours ou 14 jours et devient vite rentable dès le troisième château.
Les tapisseries à la licorne sont-elles d'époque ?
Non, et c'est peut-être la plus belle histoire du château. Les sept tapisseries de la Chasse à la licorne visibles dans les appartements royaux sont des répliques tissées à la main par le West Dean Tapestry Studio, sur commande de Historic Scotland. Le chantier a duré une quinzaine d'années, la dernière pièce ayant été dévoilée en 2016. Les originaux, tissés entre 1495 et 1505, sont conservés au Metropolitan Museum of Art de New York. Autrement dit, on ne regarde pas des tapisseries anciennes : on regarde quinze ans de travail de lissiers contemporains, ce qui est une raison de s'arrêter au moins aussi bonne.
Où se garer quand on monte au château ?
Il y a bien un parking sur l'esplanade, juste devant l'entrée, mais il est très limité et sans réservation possible : premier arrivé, premier servi, et il sature vite en journée. Une dizaine de places accessibles se trouvent à environ 65 mètres de l'entrée, gratuites sur présentation d'une carte de stationnement handicapé. Pour tous les autres, le plus sûr reste de se garer dans la ville basse et de monter à pied par la vieille ville. Ce n'est pas une contrainte, c'est même la meilleure façon d'arriver : c'est cette montée qui fait comprendre la position du château.
Peut-on y aller à la journée depuis Édimbourg ou Glasgow ?
Très facilement, Stirling est desservie par le train et par le car depuis les deux villes. De la gare de Stirling au château, comptez environ 800 mètres, mais en montée et en montée sérieuse. Prévoyez des chaussures correctes et un peu de souffle. Bonne nouvelle : venir sans voiture vous donne droit à la réduction évoquée plus haut, donc le train est doublement gagnant.
C'est accessible en fauteuil roulant ?
Mieux qu'on ne l'imagine pour un château perché sur un rocher. Un véhicule de mobilité monte jusqu'à l'Inner Close sur demande, à organiser avec le personnel à l'entrée ; il accepte la plupart des fauteuils manuels, électriques et scooters selon leurs dimensions. Un billet accompagnant est offert gratuitement à toute personne en situation de handicap ayant besoin d'être accompagnée. Le café est de plain-pied avec accès par rampe. En revanche, certains passages voûtés et la descente vers le Nether Bailey restent pavés et pentus.
Y a-t-il un café sur place ?
Oui, l'Unicorn Café, et il vaut le détour pour sa salle autant que pour son assiette. Il est installé dans d'anciennes casemates voûtées creusées dans l'épaisseur des défenses extérieures, celles-là mêmes qui devaient encaisser l'artillerie. Boissons chaudes et froides, déjeuners légers, snacks et classiques écossais. Et si le ciel écossais se tient tranquille, il y a une terrasse sur le toit du café avec vue au nord-est vers le Wallace Monument et les collines des Ochils.
On peut venir avec son chien ?
Seuls les chiens d'assistance sont admis, y compris dans les espaces couverts. Ils doivent rester en laisse en permanence et ne jamais être laissés seuls. Pour un chien de compagnie ordinaire, il faudra prévoir autre chose : la visite dure facilement deux heures et il n'existe pas de solution de garde sur place.
Château de Stirling ou château d'Édimbourg, si on ne doit en faire qu'un ?
Les deux appartiennent à Historic Environment Scotland et les deux sont perchés sur un rocher volcanique, donc la question revient souvent. Notre réponse, et c'est un avis, pas une vérité : si vous ne devez en faire qu'un et que ce qui vous intéresse est de comprendre comment on vivait dedans, prenez Stirling. Les intérieurs Renaissance y sont bien plus complets et mis en scène, la fréquentation est moins écrasante, et on en ressort en ayant vu des appartements royaux plutôt que des files d'attente. Édimbourg garde l'avantage du symbole national, des Honours of Scotland et d'une position urbaine spectaculaire. Le vrai luxe, évidemment, c'est de faire les deux, et l'Explorer Pass est fait pour ça.
PS : quatre ans à ruminer un demi-tour pour finalement découvrir qu’on avait raté, entre autres, le jardin où un roi d’Écosse a poignardé un comte vingt-six fois avant de le balancer par la fenêtre. On aurait peut-être dû payer dès 2022.