L’Épiphanie et la galette des rois : une tradition bien ancrée
Alors, chaque début janvier, on a ce petit rendez-vous qui revient sans faire trop de bruit, mais qu’on aime quand même vraiment, l’Épiphanie, la galette, la fève, la couronne en carton qui tient de travers au bout de huit minutes, et ce moment très français où tout le monde redevient un peu gosse autour de la table (oui, même celui qui dit qu’il vient « juste pour le café »). À la base, bien sûr, il y a la tradition chrétienne, la visite des Rois mages, mais si on remonte un peu, on retombe aussi sur les Saturnales romaines, avec leur roi du jour, leur joyeux bazar organisé, et déjà cette idée qu’un simple petit objet glissé dans la nourriture pouvait retourner l’ambiance d’un repas.
Et nous, perso, on adore ce genre de rituel, parce que ça ne demande pas grand-chose, mais ça change tout, surtout quand on vit souvent avec peu, sur la route, dans un espace où chaque chose compte, où une galette sur la table devient presque un événement (Caro confirme d’un hochement de tête très sérieux). En vanlife, ya toujours un moment où la fève finit dans un coin improbable, un tiroir, une boîte, une poche de manteau, et où le roi ou la reine du jour prend ça beaucoup trop au sérieux, donc forcément, ça nous fait rire, et voila, la soirée est lancée.
Galight des Rois
Lorsque l'on vient de sortir des repas de fêtes de fin d'année ou l'on a déjà pris quelques grammes/kilos, c'est parfois compliqué de devoir enchainer par la galette des rois vous trouvez pas ? Pour remédier à ce problème, je vous propose la célèbre galette des rois Françaises en version saine, et avec pas mal de calories en moins par part !
Ingrédients
Pâte Légère
- 225 g farine
- 50 g beurre
- 200 g fromage blanc
- 5cl eau froide
- 1 pincée de sel
Crème Pâtissière
- 130 g de lait
- 15 g de sirop d'érable
- 10 g de maizena
- 1 jaune d'oeuf
- extrait de vanille
Frangipane
- 50 g beurre pomade
- 30 g d'huile de coco
- 30 g sucre glace
- 110 g de poudre d'amande
- 1 oeuf
- 5 g de maizena
- la totalité de la crème pâtissière
Équipement
- bol
Préparation
Pâte Légère
-
Tamiser la farine et le sel.
-
Faire un puits et mettre le beurre pommade et le fromage blanc. Malaxez afin de mélanger chaque ingrédient pour obtenir un mélange sableux.
-
Ajoutez l'eau et pétrir jusqu'à ce que la pâte se détache des bords. Former une boule, la couvrir avec du film alimentaire et réservez au frais pendant 20 minutes.
-
Fleurer le plan de travail et abaissez la pâte en un rectangle puis l'étaler au rouleau.
-
Plier en portefeuille puis donner un quart de tour et abaisser de nouveau. Réaliser l'action 4-5 fois. Puis détailler deux cercles. Et laisser reposer au frais 20 minutes.
Crème Pâtissière
-
Porter à ébullition le lait avec l'extrait de vanille. Fouetter le jaune d'oeuf avec le sirop d'agave pour le faire blanchir. Ajouter la maïzena et verser le lait. Bien mélanger et remettre sur le feu à feu moyen pour faire prendre la crème pâtissière. La mettre de côté.
Frangipane
-
Au batteur, mélanger le beurre pommade avec le sucre glace. Ajouter la poudre d'amande, puis l'oeuf, la maïzena et enfin la crème pâtissière.
Montage
-
Déposer sur le premier cercle la frangipane puis déposer dessus le second cercle. Faire le tour de la galette pour fixer les deux pâtes ensembles. Dorer la pâte avec les jaunes d'oeufs et faire les décorations au couteau. Enfourner pour 1h à 170°.
Ils ont testé la recette
J'ai testé cette recette pour la première fois et je suis ravie du résultat. J'ai utilisé du lait d'amande à la place du lait classique, et la galette avait un goût légèrement sucré et parfumé. Mes invités en redemandent !
Une galette très réussie ! J'ai ajouté un peu de zeste de citron dans la garniture pour apporter une note fraîche. C'était vraiment agréable, et tout le monde a demandé la recette.
Super recette, facile à réaliser ! J'ai mis un peu plus de vanille pour renforcer le goût, et c'était parfait. Tout le monde a adoré, même ceux qui ne sont pas fans de galettes.
Une belle découverte cette galette allégée. J'ai remplacé la farine classique par de la farine d'épeautre, ce qui a donné une belle texture et un goût légèrement noisette. Une belle alternative pour ceux qui font attention à leur ligne.
J'ai adoré cette recette ! J'ai ajouté un peu d'extrait d'amande amer pour parfumer la frangipane, et c'était un régal. L'équilibre entre la douceur et le croquant était parfait.
Recette vraiment réussie ! La galette a bien levé et le mélange de fromage blanc et de jaune d'œuf a donné une garniture crémeuse. Je suis novice en pâtisserie, mais les explications étaient claires. Mes enfants l'ont adorée !
Recette vraiment excellente ! J'ai utilisé de l'huile de coco à la place du beurre, et cela a ajouté une touche subtile de noix de coco. La galette était moelleuse et légère. Mes amis ont adoré.
J'ai vraiment adoré cette version de la galette des rois ! La pâte était légère et croustillante. J'ai utilisé du sirop d'érable à la place du sucre, ce qui a ajouté une note douce et agréable. Mes invités ont été conquis !
J'ai tenté cette recette avec du lait d'amande à la place du lait classique, et le goût était bien légèrement sucré. La galette était parfaite pour une après-midi entre amis.
Une galette très réussie ! J'ai remplacé le beurre par de l'huile d'olive pour une touche méditerranéenne. C'était un peu différent, mais j'ai adoré le goût. Une belle version que je referai certainement.
Un vrai délice ! La galette était à la fois moelleuse et croustillante. J'ai même ajouté des amandes effilées dans la garniture pour un peu de croquant. Un succès total auprès de mes amis !
Une recette à garder précieusement ! J'ai ajouté des fruits secs dans la garniture pour une touche originale. La galette était moelleuse et pleine de saveurs. Un vrai succès !
J'ai remplacé le sirop d'érable par du miel, c'était un peu plus sucré mais très bon ! La texture était parfaite et la présentation a impressionné mes invités.
Cette galette est un vrai régal ! J'ai remplacé le beurre par de l'huile de coco pour une version plus saine et c'était parfait. Le goût de coco n'était pas trop prononcé, juste ce qu'il faut. Je la referai sans hésiter.
Cette recette est géniale ! J'ai décidé de remplacer la maïzena par de la fécule de pomme de terre et cela a bien fonctionné. La galette est bien montée et était délicieuse. Mes amis m'ont félicité !
Un vrai succès chez moi ! J'ai doublé les doses de vanille pour un goût plus prononcé et c'était délicieux. La texture était parfaite, croustillante à l'extérieur et fondante à l'intérieur.
Cette galette des rois est un vrai bonheur. J'ai trouvé que le mélange de fromage blanc avec le sirop d'érable était parfait. La texture était légère, et en plus, je me suis senti moins coupable de la déguster. À refaire !
Une version saine et savoureuse. J'ai remplacé le lait par du lait de coco, ce qui a ajouté une note exotique à la galette. C'était très apprécié par mes invités. Une belle réussite !
J'ai été impressionnée par la légèreté de cette galette. J'ai suivi la recette à la lettre et le résultat était délicieux. Une bonne alternative saine pour les fêtes. Mes convives ont tous aimé !
Aucun avis ne correspond à ce filtre.
La recette en vidéo
Frangipane ou briochée : le duel des régions
En France, on a quand même le chic pour transformer un dessert de fête en débat régional parfaitement assumé, et la galette des rois ne fait pas exception, tu t’en doutes. D’un côté, la frangipane, bien dorée, bien feuilletée, avec ce coeur fondant qui sent l’amande et les dimanches d’hiver, de l’autre, la version briochée, en couronne, avec ses fruits confits et son allure presque solaire, même quand dehors il fait un temps à ne pas mettre Xavier en short (ça arrive moins souvent qu’on le croit, hein).
Ce qu’on aime là-dedans, c’est qu’il n’y a pas vraiment de camp du bien et de camp du mal, il y a surtout des souvenirs, des habitudes de famille, des régions qui défendent leur bout de sucre perlé avec une conviction admirable (à peu près 3 fois plus de conviction que sur les sujets vraiment importants, j’exagère à peine). Au nord, on jure par la frangipane, au sud, on regarde la brioche comme une évidence, et au milieu, on picore un peu des deux parce que, de toute façon, choisir est un concept qui marche mal quand il s’agit de dessert.
Il existe aussi une version plus discrète, plus simple, la galette sèche, juste du feuilletage bien fait, bien doré, sans garniture qui prend toute la place. C’est moins fréquent, on en voit peu, mais franchement, quand c’est réussi, ça a un charme fou, un peu comme ces recettes qui n’ont pas besoin d’en faire des tonnes pour mettre tout le monde d’accord (oui, c’est une philosophie culinaire désormais).
La fève : de la légumineuse à la porcelaine
La fève, justement, c’est presque le meilleur prétexte de l’histoire, parce qu’au départ, c’était vraiment une fève, la vraie, la légumineuse, pas la mini figurine collector qu’on retrouve aujourd’hui dans des boîtes qu’on promet de trier un jour (et qu’on ne trie jamais). Avec le temps, surtout à partir de l’époque moderne, elle s’est faite plus décorative, plus fragile aussi, et maintenant, certains les collectionnent avec un sérieux qui force le respect.
Et puis il y a tout le théâtre autour, que vous connaissez sûrement, le plus jeune sous la table qui désigne les parts, la petite suspicion généralisée sur la personne qui coupe, le silence stratégique avant la découverte, puis l’explosion de joie, ou de mauvaise foi, selon le niveau de maturité des convives (autant dire que chez nous, on a encore de la marge). Dans un fourgon ou dans une maison, au fond, c’est pareil, on rejoue la même scène, et c’est ça qui nous plaît, ce truc tout bête qui nous rassemble sans effort.
Recette de la galette à la frangipane : version express
Quand on a envie d’une galette maison sans y passer l’après-midi, la version express fait largement le travail, et on dit ça sans snobisme pâtissier, parce que franchement, il y a des jours où on veut juste un truc bon, chaleureux, un peu crousti-fondant, et basta (docteur Xavier, diplômé de la faculté des priorités variables). Ce qu’on aime dans cette option, c’est qu’elle garde l’esprit de la galette, le plaisir du partage, le suspense de la fève, sans demander une organisation militaire ou un four en pleine forme, ce qui, en voyage, est déjà une excellente nouvelle.
On peut aussi se l’approprier sans drame, en jouant sur les goûts, sur les produits qu’on a sous la main, sur les envies du moment, bref, en cuisinant comme on vit un peu, avec adaptation et bonne volonté (je sais, dit comme ça, on dirait une affiche de développement personnel). Si tu veux pousser le côté hivernal et gourmand, ça se marie très bien dans un repas avec un moelleux aux noix et ganache chocolat, parce qu’après tout, janvier n’a jamais demandé qu’on se calme sur le dessert, hein.
La « vraie » frangipane pour les gastronomes
Et puis il y a la grande frangipane, celle qu’on sort quand on a un peu plus de temps, un peu plus d’envie de chipoter, et ce petit plaisir très particulier de faire les choses bien, juste pour le panache (et pour pouvoir faire semblant d’être des gens extrêmement méthodiques pendant deux heures). Là, on est sur quelque chose de plus profond en goût, plus rond, plus raffiné aussi, avec ce côté pâtisserie maison qui sent bon la vanille, l’amande, et la satisfaction intérieure d’avoir réussi un truc qu’on pensait, au fond, légèrement au-dessus de notre niveau.
Ce qu’on aime surtout, c’est que cette version raconte aussi une autre facette de la galette, plus gourmande, plus patiente, presque cérémonieuse, sans devenir intimidante pour autant. On peut y glisser un parfum en plus, une note discrète qui change tout, un petit supplément d’âme, et hop, le dessert prend une autre allure. C’est le genre de galette qui donne envie de traîner à table, de reprendre une petite part « pour comparer », puis une autre « pour être sûr » (j’vous voyais venir, j’anticipe).
La douceur de la galette briochée
La galette briochée, elle, joue une autre musique, plus douce, plus solaire, avec ce moelleux qui donne tout de suite envie de petit-déjeuner qui s’éternise. On est moins sur le croustillant théâtral, plus sur la tendresse, le parfum, le sucre qui accroche un peu les doigts, et cette sensation très simple de fête tranquille, sans grand discours, sans besoin d’impressionner qui que ce soit (ce qui tombe bien, on impressionne déjà peu de monde en pyjama).
Elle a aussi ce truc très attachant des recettes qu’on associe à un territoire, à une famille, à une manière de faire qui se transmet plus par gestes et souvenirs que par grandes théories. Si vous êtes plutôt team classiques français qui rassurent, il y a dans le même esprit de patrimoine gourmand une tarte Tatin traditionnelle qu’on aime beaucoup aussi, pas pour comparer, juste parce qu’on revient souvent à ces desserts-là quand on veut du vrai, du bon, du sans chichi.
Notre avis sur la galette maison
Au fond, faire sa galette maison, frangipane, briochée, minimaliste ou un peu plus ambitieuse, c’est surtout se fabriquer un moment à nous, à vous, à tous ceux qui aiment encore les petites cérémonies pas très utiles mais franchement précieuses. On sait ce qu’on met dedans, on adapte à notre goût, on rigole si elle gonfle de travers, on rigole encore plus si la fève manque de casser une dent à Xavier (mais ça, c’est une autre histoire), et on garde ce plaisir très simple de partager quelque chose de saison, de chaleureux, d’un peu régressif aussi.
Donc non, on n’a pas besoin d’un salon immense, d’une vaisselle parfaite ou d’un niveau CAP pâtisserie pour que ça marche, on a surtout besoin d’une table, d’un peu d’envie, et de gens avec qui rire quand la couronne tombe sur les yeux du roi du jour. Et ça, franchement, ça nous va très bien comme programme d’hiver…
PS: si on trouve la fève, on exige officiellement l’immunité vaisselle pour 24 heures, ce qui n’a aucune valeur juridique, mais une énorme valeur morale, voila.