Le panais, ce légume oublié qui en jette
Alors, le panais, on va pas se mentir, il a longtemps eu la vie d’un légume qu’on regarde sans trop savoir s’il finit en soupe, en purée ou dans le bac « on verra plus tard » du frigo (oui, celui qu’on ouvre avec foi, puis qu’on referme avec pudeur). Et pourtant, quand on prend deux minutes pour lui laisser sa chance, on tombe sur un truc tout doux, presque un peu sucré, avec ce petit côté rustique chic qu’on aime bien en hiver, le genre d’ingrédient qui réchauffe une table sans faire tout un cinéma.
On aime aussi son côté vieille école revenu par la grande porte, un légume ancien qui n’a plus besoin de prouver quoi que ce soit, juste d’être bien accompagné, et là, avec le jambon de Parme, bah franchement, ça marche tout seul.. le panais apporte le velours, le jambon apporte le relief, et nous au milieu on fait semblant d’avoir prémédité ce bel équilibre depuis trois jours (alors que parfois tout part juste d’un « qu’est-ce qu’on mange ce soir ? » lancé un peu trop tard). Si tu veux une version sans jambon, on peut partir sur quelque chose de torréfié, genre noisettes ou graines, et ça garde très bien l’esprit du plat, chaleureux, simple, un peu élégant quand même.
Crémeux de Panais au jambon de parme
Velouté, crémeux, soupe, parfaits pour nous accompagner en hiver pour nous réchauffer. Voici une recette de crémeux de panais à tomber par terre. Un pur délice réalisé avec ce légume original et aux saveurs surprenantes.
Ingrédients
- 550 g de panais
- 2 gousses d'ail
- 150 ml crème liquide entière(ou de soja)
- 10 tranches de jambon de Parme
- 25 g de beurre demi-sel
- 1 c. à soupe d'huile d'olive
- 1 l de bouillon de légume
- 2 oeufs frais
Équipement
- poêle
- casserole
- mixeur
Préparation
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Couper le panais et écraser l'ail pour les faire revenir dans la poêle avec l'huile d'olive.
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Infuser 4-5 tranches de jambon dans la crème à feu doux dans une casserole pendant 20 minutes.
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Couvrir les panais avec le bouillon.
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Pus mixer le jambon infuser avec la crème et passer au chinois pour que la crème soit bien lisse. L'ajouter au crémeux.
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Pendant la cuisson du crémeux, faire chauffer le four à 170° pour faire croustiller 2 tranches de jambon 5-10 minutes.
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Faire frémir une casserole d'eau avec 2 goûtes de vinaigre. Faire un tourbillon avec une cuillère et casser les oeufs au dessus. Continuer le tourbillon pour le blanc d'oeuf reste le plus proche possible du jaune. La cuisson est de 2-3 minutes pas plus par oeuf. Egoutter les oeufs et les déposer sur le crémeux au moment de servir.
Pourquoi choisir cette entrée pour vos soirées chic ?
Parce que c’est exactement le genre d’entrée qui fait son petit effet sans nous demander de devenir finalistes d’une émission culinaire, voila. On arrive avec quelque chose de crémeux, de parfumé, de soigné dans l’assiette, avec ce contraste entre la douceur du panais et le caractère salé du jambon, et tout de suite l’ambiance change un peu, on passe du « repas d’hiver sympa » au « ah oui, quand même » (Caro me regarde toujours avec cet air de dire « n’en fais pas trop », et elle a souvent raison).
Il y a aussi ce détail qu’on aime bien, c’est que cette entrée sait rester souple, on peut la rendre plus fraîche, plus gourmande, plus contrastée selon le repas du jour, selon l’humeur, selon le niveau d’énergie du duo aussi (a peu pres 3 fois par semaine, j’exagère à peine). Si vous aimez jouer sur les textures et les petits écarts d’hiver, vous pouvez très bien rester dans cette famille de plats avec un velouté chou-fleur chorizo cacahuète, ou aller vers une entrée plus tranquille, plus bistrot, comme des poireaux vinaigrette.. nous, perso, on aime bien avoir les deux ambiances dans notre cuisine, le réconfort et le petit twist.
La recette du crémeux de panais au jambon de Parme
Sur le papier, cette recette coche beaucoup de cases qu’on adore : elle est simple, elle sent bon l’hiver, elle peut faire un joli début de repas, et elle ne transforme pas la cuisine en zone de conflit diplomatique. On est sur une entrée pour 5 personnes, accessible, sans matériel de savant fou, avec juste ce qu’il faut de soin pour que le résultat ait du charme (Docteur Xavier, diplômé en « vas-y on goûte pour voir », valide cette approche). Bref, c’est le bon plan quand on veut faire plaisir sans partir dans une démonstration technique.
Ce qu’on aime surtout ici, c’est la construction du goût, pas la complication. Le panais vient poser une base douce et enveloppante, l’ail et le bouillon lui donnent un peu de profondeur, la crème fait le lien, puis le jambon de Parme arrive comme le copain un peu frimeur mais qu’on est content d’avoir invité (j’vous voyais venir, oui, dit comme ça c’est bizarre). Et si tu veux prolonger cette idée sur une autre table, un autre jour, avec quelque chose de plus nomade ou plus décontracté, il y a aussi le cake carotte jambon qui fait très bien le pont entre gourmandise et simplicité.
On évite volontairement d’en faire des caisses, mais il y a un vrai plaisir dans cette recette, celui du plat qui paraît plus sophistiqué qu’il ne l’est vraiment… et ça, de toute façon, c’est un peu notre faiblesse culinaire à tous les deux. Le petit détail qui change tout, c’est souvent d’aller chercher une texture en plus, un peu de croustillant, une herbe fraîche, une finition propre, pas forcément plus. En gros, formule maison validée sur table d’hiver : douceur + contraste + topping bien senti = convives contents (oui je sais c’est bidon, mais ça marche).
L’œuf poché : le secret du jaune coulant
L’œuf poché, c’est souvent le moment où tout le monde prend une voix grave, comme si on entrait dans une cérémonie ancienne réservée à trois chefs et un druide, alors qu’en vrai, faut surtout y aller calmement. On ne cherche pas la performance, on cherche ce cœur coulant qui, au contact du crémeux, vient lier tout le reste avec une générosité assez indécente (mais très respectable à table). Quand ça s’ouvre bien, avec le jambon juste au-dessus et les herbes qui finissent l’assiette, ya un petit silence de dégustation qu’on prend comme un compliment, même si personne ne dit rien.
Si vous êtes plus à l’aise avec un œuf mollet, franchement, on est pas là pour distribuer des médailles, le principal c’est l’équilibre final et le plaisir au moment de servir. On dresse, on ajuste, on apporte ça tiède, et on laisse le plat faire sa vie… c’est chic sans être coincé, gourmand sans lourdeur, et ça ressemble assez bien à ce qu’on aime cuisiner chez nous, des choses simples qui ont un peu de présence, un peu d’humour aussi, et pas mal de sincérité (Xavier dirait qu’on essaye surtout de faire bien avec ce qu’on est, ce qui est déjà pas si mal, hein).
PS: si ton œuf poché n’est pas parfaitement photogénique, bienvenue au club, les nôtres ont parfois une tête de petite météorite fatiguée.
voila, c’est tout ce que j’avais à dire.